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Le supplice des vacances
Publié dans La Vie éco le 03 - 08 - 2007

Parmi vos relations, vous connaissez bien sûr des gens qui ne partent pas en vacances. Les pauvres ! La première explication ? L'argent bien sûr. Mais aussi le défaut de programmation. Pour la plupart de ceux qui auront la chance de partir, la visite chez des proches ou des amis est toujours en tête des programmes, devant le camping, dont le succès est particulièrement fort chez les jeunes, les classes populaires et les couches moyennes. Les ressources financières restent toujours, bien évidemment, un élément qui décidera de la destination. Les foyers plus aisés se tournent davantage vers l'étranger. Cette année encore, les agences ont redoublé d'efforts pour vous proposer… les mêmes incontournables destinations : la Malaisie, la Chine, l'incontournable TurquieÂ... Sauf que, face à l'engouement, il faut s'y prendre tôt. Autrement vous vous redéploierez sur les sites de proximité : le Portugal ou l'Espagne… Rien de bien original. Les habitudes vacancières des Marocains restent inchangées.
Rien à voir avec cette tendance à chercher du neuf que l'on retrouve chez les touristes étrangers. Depuis quelques années, les grandes agences internationales redoublent d'ingéniosité pour satisfaire les touristes en mal de sensations fortes. Tenez ! Appréciez ces offres à défaut de les consommer : des agences russes vous proposent des vacances «goulag» censées restituer l'atmosphère des cachots de l'époque, dans un confort rudimentaire. D'autres vous proposent de visiter les entrailles de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Dépaysement assuré. Toujours dans le domaine de l'excitation, des agences de voyages américaines offrent toutes sortes d'incitations : nage avec les requins, pilotage d'un avion de chasse, etc. Balles réelles offertes. Et ce n'est pas fini car il y en a pour tous les goûts : vivre quelques jours sous la glace dans un Ice Hotel en Laponie. D'autres agences proposent aux touristes des séjours en cabane dans les arbres des forêts sénégalaises ou mongoles. C'est, paraît-il, idéal si on veut se réveiller au chant des oiseaux, se reposer entre les lianes. Mais attention aux chutes. Pour les grands spirituels (et autres intellectuels en mal de «cogito»), les vacances dans les tipis indiens ou les grottes tunisiennes rencontrent un succès grandissant. Besoin de se ressourcer dans des constructions sommaires ou offertes par la nature comme le faisaient les populations d'autrefois. Une solution pour ceux qui veulent mélanger à la fois repos, dépaysement et, pourquoi pas, méditation.
Le commun des mortels que vous êtes n'a pas les moyens de vivre ces sensations ou de passer une vingtaine d'heures dans un avion pour aller se baigner dans les eaux turquoise de l'île aux récifs au large de Bora Bora, un de ces lagons dont l'unique population est plutôt animale, maritime et inoffensive. Dans ces conditions, il ne reste plus qu'à aller en rassemblements sur des plages surpeuplées. Au risque de se faire marcher sur les pieds et sur sa serviette de bain, de supporter les braillements des bambins dénudés et errants, et de subir les piqûres urticantes des méduses. Pourquoi, je vous le demande ? Eh bien, tout simplement pour se détendre ou se reposer, changer d'air et renouveler ses idées. Mais, il existe aussi une catégorie de personnes qui refusent ce temps de relaxation et de délassement par religion, idéologie ou… snobisme. Ils tiennent à peu près ce genre de discours : «Moi, je fais un métier passionnant, je passe ma vie en vacances, alors pourquoi voulez-vous que je sacrifie à ce rite imbécile et dégradant ?» Bertrand Russel, philosophe et mathématicien anglais, prix Nobel, a raté sa vocation : «Si j'étais médecin, je prescrirais des vacances à tous les patients qui considèrent que leur travail est important». Evidemment, comme en toute chose, il y a du pour et du contre. Jacques Dutronc, ce dilettante professionnel à l'esprit caustique, à qui l'on demandait ce qu'il pensait du travail, répondit quelque chose du genre : «Ce doit être bien, à condition d'avoir du temps…». William Shakespeare, ce bourreau de travail, avait son avis sur la question bien avant le temps des grandes transhumances annuelles : «Si l'on passait l'année entière en vacances, s'amuser serait aussi épuisant que travailler». Etre en vacances, c'est n'avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire. C'est bien de ne rien faire, à condition de ne pas en abuser. Les vacances nous obligent aussi à des compromis sinon des compromissions. Je connais des personnes qui vont renoncer aux vacances pour d'autres raisons : les candidats aux élections législatives. Les pauvres ! Des distances à parcourir pour convaincre les électeurs. Espérons que ceux qui accéderont au pouvoir penseront à créer un ministère du temps libre. Je parierais que le titulaire de ce maroquin ne chômera pas. Il y a tant de personnes qui ont du temps libre et qui ne savent pas comment l'occuper. Les chômeurs en premier.


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