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La déprime gagne les OPCVM : jusqu'à 10% de baisse
Publié dans La Vie éco le 13 - 05 - 2011

Quasiment tous les fonds actions sont dans le rouge à cause de la baisse des cours des grosses capitalisations. Les OPCVM diversifiés ne sont pas bien logés : jusqu'à 6% de baisse. Les fonds obligataires et monétaires restent positifs mais rapportent moins qu'en 2010.
Les temps sont durs pour les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Quelle que soit leur catégorie, les performances (variations des valeurs liquidatives) qu'ils affichent à l'issue des quatre premiers mois de l'année rompent avec la tendance de la même période en 2010. Les fonds investis en actions sont quasiment tous dans le rouge, alors qu'ils marquaient des progressions à deux chiffres à la même période de l'année dernière. Leur indice de performance (moyenne des variations) calculé par le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) affiche une baisse de près de 5% par rapport au premier janvier, au moment où la contre-performance de certains fonds atteint jusqu'à 10%. Les fonds diversifiés, censés répartir le risque en intégrant du placement obligataire, ne sont pas mieux logés. Au 6 mai 2011, seuls cinq d'entre eux ont évolué positivement depuis le début de l'année. Les 33 autres fonds de la catégorie sont tous dans le rouge, avec des contre-performances qui vont jusqu'à -6%, ce qui signifie que la dose obligataire de ces instruments n'a pas pu absorber la baisse du marché actions.
Seuls les OPCVM obligataires et monétaires sont dans le vert cette année. Mais là aussi, les performances affichées sont inférieures à celles de 2010. En effet, dans la catégorie obligations moyen et long terme, la plus forte progression se limite à 1,76%, alors qu'à fin avril 2010, elle atteignait plus de 3%. Pour leur part, les fonds obligations court terme vont jusqu'à 1,44% de performance cette année, alors qu'ils s'étaient approchés du seuil de 2% une année auparavant. Quant aux OPCVM monétaires, leurs gains varient de 0,91% à 1,42%, contre une fourchette de 0,96% à 1,38% en mai 2010.
Pour les fonds actions, il faut dire que certains gérants s'attendaient à ce que l'année 2011 soit celle d'une forte croissance, et ce, bien avant le déclenchement des révolutions arabes, facteur qui a fait chuter la Bourse de Casablanca. «La hausse de 6% qu'a enregistrée le Masi durant les deux premières semaines de janvier n'était pas justifiée. On tablait dans le meilleur des cas sur une stagnation du marché, compte tenu de ses fondamentaux», affirme l'un d'entre eux.
-15% pout BMCE Bank, -25% pour la CGI, -20% pour Lafarge…
Quoi qu'il en soit, la panique et la perte de confiance engendrées par les soulèvements populaires dans la région ont fait plonger le marché boursier dans le rouge (-5,8% au 6 mai), et, de facto, les réalisations des OPCVM actions. Car les grosses capitalisations du marché, qui composent une bonne partie des portefeuilles des fonds actions de la place -pour des raisons de liquidité-, ont vu ses cours dégringoler. Parmi les valeurs bancaires, Attijariwafa bank et la BCP ont reculé de 4,6%, tandis que le cours de BMCE Bank a perdu plus de 15%. Dans l'immobilier, Addoha s'est délestée de 4,6%, Alliances de 8,8% et la CGI de plus de 25%. Les cimenteries, elles, affichent des contre-performances allant de -6,7% pour Holcim à -20% pour Lafarge. Et dans l'agroalimentaire, Cosumar a perdu 3,6% et Lesieur plus de 20%.
Dans ces conditions, la valeur des fonds actions a baissé, mais il y a également eu moins de souscriptions que de rachats de la part des investisseurs dans les OPCVM, ce qui a poussé les gérants à liquider une partie de leurs portefeuilles pour faire face au mouvement de ventes, amplifiant ainsi la tendance baissière en Bourse. Et même sans mouvement de rachats de la part des investisseurs, certains gérants ont volontairement liquidé une partie de leurs fonds actions, dans les limites autorisées par la réglementation. Le but était de garder une partie des portefeuilles en cash afin de limiter leur exposition au marché boursier. Seulement, malgré cette pratique, les contre-performances sont restées importantes, et la moitié des fonds a enregistré des baisses supérieures à celle du Masi.
Hausse attendue des taux des bons du Trésor, tendance défavorable pour les fonds obligataires
Pour les fonds obligataires, les gains sont certes inférieurs à ceux des quatre premiers mois de 2010, mais il faut savoir qu'ils auraient pu être nuls, voire négatifs si les investisseurs institutionnels n'avaient pas manifesté en ce début d'année un fort engouement pour les bons du Trésor. En effet, en raison du relèvement du budget de compensation pour contenir la flambée des cours pétroliers, les besoins de financement de l'Etat pour 2011 s'élèvent à près de 40 milliards de DH. Le Trésor a par conséquent entamé l'année avec un rythme soutenu en termes de levées. Les bons émis par adjudication au cours du premier trimestre totalisent un montant de 26,4 milliards de DH, soit une levée nette des remboursements de 12 milliards de DH. Cette situation devait normalement se traduire par une augmentation des taux des bons du Trésor, et donc par une baisse de la valeur des anciens titres détenus par les OPCVM obligataires. Or, les compagnies d'assurance et les caisses de retraite qui entament, selon les analystes, un nouveau cycle d'investissement et qui bénéficient d'un niveau de liquidités favorable, ont exprimé une demande importante sur le marché des adjudications, ce qui a permis de maintenir stables les taux obligataires.
Cela dit, cette situation ne devrait pas durer. «L'engouement des institutionnels pour les bons du Trésor va s'estomper au fur et à mesure de la reconstitution de leurs portefeuilles, au moment où le Trésor poursuivra son important programme de financement, ce qui tirera automatiquement les taux à la hausse», estime un gérant obligataire. Pour lui, une pression haussière commence déjà à se faire sentir sur le marché en ce début mai, après un mois d'avril où les levées du Trésor se sont faites rares en raison de l'encaissement de l'acompte de l'IS. Cette pression devrait peser davantage sur les taux durant les prochains mois, surtout que le déficit publique devrait s'aggraver compte tenu de la charge additionnelle, estimée à près de 10 milliards de DH par an, relative à l'accord social signé le 26 avril entre l'Etat et les syndicats. Une sortie du Trésor à l'international, dans le but d'éviter de tirer à la hausse les taux du marché local, est par ailleurs totalement exclue par les opérateurs, étant donné l'envolée des primes de risque dans le contexte géopolitique mondial actuel. Selon certains gérants, seule l'ouverture d'un crédit relatif aux arriérés de compensation pour l'année 2011 permettra d'alléger partiellement la pression sur le Budget de l'Etat.
Manque de visibilité pour les fonds actions
Dans ce contexte, les professionnels prévoient malgré tout la réalisation par les OPCVM obligataires de performances positives sur le reste de l'année. Cela dit, les gains devraient être inférieurs par rapport à 2010. «La performance moyenne des fonds obligations moyen et long terme devrait se situer à la fin de l'année légèrement au-dessus de 3%, sans toutefois dépasser la barre des 4% comme en 2010», pronostique un gérant de fonds obligataire.
Concernant les fonds actions, les professionnels manquent globalement de visibilité. Ils ne comptent pas, par ailleurs, sur la publication de bons résultats semestriels pour que les cours boursiers se redressent, car ils estiment que le marché est actuellement déconnecté des fondamentaux. «Seule une amélioration du contexte géopolitique dans la région est à même de rétablir la confiance en Bourse», estime un analyste.
Quant aux fonds monétaires, ils devraient réaliser, à l'issue de l'année, des performances proches de celles obtenues en 2010, c'est-à-dire des taux de progression compris entre 2,5% et 3,5%. Car malgré la persistance du déficit de liquidité, le maintien prévu du taux directeur à 3,25% sur le reste de l'année ainsi que la présence régulière de Bank Al-Maghrib sur le marché devraient assurer la poursuite de la stabilité des taux monétaires.


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