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La flambée de l'or a pesé sur les affaires des bijoutiers : jusqu'à 40% de baisse d'activité
Publié dans La Vie éco le 06 - 03 - 2012

Les clientes achètent des bijoux moins grands et font attention à leurs dépenses. Au cours de l'été dernier, les MRE ont plus revendu leurs bijoux qu'acheté. La cherté de l'or a créé un effet de substitution.
Les bijoutiers sont sceptiques. Ces dernières semaines, les acheteurs sont de retour, mais avec un gramme d'or qui tourne autour de 300 DH à l'heure actuelle, ils craignent qu'une nouvelle flambée du métal jaune ne fassent à nouveau fuir les clients. «Les affaires vont un peu mieux actuellement, mais jusqu'à quand ? L'or n'a cessé de grimper ces dernières années, aussi bien 2010 que 2011 ont été des années difficiles. Il n'est pas impossible qu'ils grimpent et, croyez-moi, les bijoutiers ont l'œil rivé sur le marché de Londres [NDLR : London Metal Exchange] et ceux qui ne le font pas se renseignent auprès de leurs collègues», se plaint un orfèvre de la célèbre Kissaria Al Heffari du quartier Derb Soltane à Casablanca. Vendus entre 350 et 400 DH le gramme, il y a à peine quelques mois, les bijoux en or étaient devenus inaccessibles pour une bonne part de leur clientèle.
«Dès la fin 2010, nous avons senti des perturbations au niveau du marché qui se sont confirmées au début de l'année dernière. Les professionnels ont concédé des baisse de chiffre d'affaires pouvant parfois atteindre les 40%», indique un bijoutier installé au quartier du Maârif.
Dans les kissariates, c'est le même son de cloche. Les bijoutiers n'avancent pas d'estimation du recul de leurs chiffres d'affaires mais parlent «d'une crise que l'on a pas connu depuis longtemps !». Ils soulignent toutefois qu'une petite reprise a été ressentie durant ces dernières semaines. Le prix du gramme, aujourd'hui de l'ordre de 300 DH, reste certes élevé par rapport au prix d'il y a quelques années, 150 à 200 DH, mais il a quand même relancé la demande. Ils précisent d'autre part que les achats portent davantage sur des bagues et des colliers que sur les gros bijoux tels que les ceintures ou encore les sertla (ensemble de bracelets). Ces bijoutiers s'adressent à une clientèle très hétéroclite qui va de la femme de CSP C et D qui achète au bout de quelques années après avoir constitué un petit pécule à la cliente aisée en quête de bonnes affaires en passant par les couples qui viennent acquérir les cadeaux de mariage. Ils soulignent toutefois que leur activité est cyclique avec deux pics importants de vente : en été suite au retour des Marocains résidents à l'étranger et à la fin des moissons lorsque la récolte est bonne. La fin de décembre, qui coïncide avec le versement des primes de fin d'année, est aussi une bonne période.
Les bijoux façon beldi rapportent plus que ceux au design moderne
En revanche, chez les grands bijoutiers de luxe, la demande s'étale à peu près sur toute l'année. «Nous faisons un chiffre significatif à l'occasion des fêtes de fin d'année, à la SaintValentin en février et en été bien sûr. Mais la demande est continue car nous avons des clientes qui suivent les tendances de la mode et achètent régulièrement à chaque fois qu'il y a un nouveau modèle», explique le gérant d'une grande enseigne de joaillerie.
Mais ces habitudes des clients et comportements du marché ont totalement changé durant les deux dernières années. Dans les kissariates, on souligne que les MRE ont plutôt préféré vendre leurs bijoux, profitant de la hausse des cours de l'or. «Plusieurs de nos clientes sont venues vendre leurs bijoux, notamment des ceintures en or, des bracelets et parfois des colliers. Elles ont réalisé de très bonnes affaires puisque le prix de leurs bijoux, achetés il y a dix ans ou plus, avait triplé», selon des bijoutiers de Derb Soltane. Dans certains cas, les bijoux achetés entre 5 000 DH et 7 000 DH ont été revendus entre 12 000 DH et 15 000 DH. Il s'agit en général de bijoux travaillés façon beldi nécessitant plus de temps de main-d'œuvre et probablement destinés à la revente en l'état. Les modèles au design moderne, passée de mode, et voués à la fonte, rapportent, eux, moins.
Ainsi, par exemple, un collier acheté à 8 000 DH se revendait à 10 000 DH. Autre constat intéressant, l'existence d'une industrie locale organisée avec une création artistique standardisée, à l'instar d'Oromecanica, a créé un effet de mode. Ainsi, selon les bijoutiers, la clientèle a tendance à demander tel ou tel modèle fabriqué par l'industriel et les petits bracelets ou les petits colliers dont les prix varient de 800 DH à 1 400 DH constituent le gros des achats. A en croire un bijoutier qui distribue cette marque, plusieurs collègues du circuit traditionnel copient les modèles pour les commercialiser entre 500 et 900 DH.
Au niveau des prix, ils peuvent naturellement toucher une population disposant de revenus modestes, donc très peu portée sur le haut de gamme. Il reste que si les Marocaines achètent toujours des bijoux, «leur poids en or est moins important, les pièces sont moins grandes. L'or est devenu trop cher et parfois on se rabat même sur le plaqué-or ou tout simplement l'argent. Les temps sont durs», conclut l'un d'entre eux.


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