Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, jeudi 27 novembre à Rabat, une réunion de haut niveau avec une délégation composée de responsables du Groupe d'action financière pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (GAFIMOAN), avec la participation de plusieurs ministres ainsi que de présidents et directeurs des institutions nationales concernées. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Cette réunion de haut niveau s'inscrit dans le cadre du lancement officiel du 3e cycle d'évaluation mutuelle du dispositif national de LBC/FT, qui s'étendra jusqu'à mai 2028, date prévue pour la discussion et qui s'accompagnera de l'adoption du rapport final d'évaluation. Elle est menée par les experts du Groupe d'action financière pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (GAFIMOAN), dont le Maroc est membre fondateur depuis 2004. Dans son allocution d'ouverture, le chef du gouvernement a souligné que «le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a fait de la lutte contre ces fléaux une priorité nationale et stratégique, alignée sur ses engagements constitutionnels en faveur de l'Etat de droit et de sa position dans le système financier international». Le pays a ainsi renforcé son cadre légal, institutionnel, judiciaire et sécuritaire, en particulier après avoir été retiré des listes grises du GAFI et de l'Union européenne en 2023. Le système national marocain a connu un progrès institutionnel notable, notamment par une meilleure coordination entre les différentes entités concernées et un effort accru de sensibilisation et de formation des acteurs, en particulier dans le secteur non financier, afin d'améliorer le respect des normes internationales et d'ancrer une culture de conformité. Par ailleurs, le Maroc s'est fortement engagé dans la coopération internationale, ratifiant plusieurs conventions majeures, dont la Convention du Conseil de l'Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme, la convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, le Protocole additionnel à la Convention de Budapest sur la cybercriminalité, ainsi que le nouveau traité de l'ONU sur la cybercriminalité. Le Royaume a également renforcé sa présence dans les mécanismes régionaux, notamment au sein du réseau régional de récupération d'actifs et du partenariat de voisinage avec l'Union européenne. Ce combat s'inscrit dans une approche intégrée, en lien avec diverses stratégies publiques et sectorielles, telles que la lutte contre le terrorisme, la corruption, la sécurité cybernétique, la traite des humains, la drogue, l'inclusion financière, ainsi que la gestion des migrations et des réfugiés. Grâce à ses expériences et bonnes pratiques, «le Maroc est devenu un modèle régional, partageant son expertise avec d'autres pays arabes et africains dans le cadre de programmes multilatéraux de coopération. Cette visite d'évaluation au Maroc représente une étape cruciale dans le processus d'examen mutuel et une occasion de renouveler l'engagement du Royaume à renforcer la coopération avec le GAFIMOAN», ajoute le Chef du gouvernement.