Saisie par la MDJS, le tribunal de commerce de Casablanca a ordonné le blocage de nombreux sites étrangers accessibles depuis le Maroc, imposant aux opérateurs télécoms de restreindre leur accès sous peine de lourdes sanctions financières. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram La justice marocaine a rendu le 12 janvier une décision importante dans la lutte contre les paris en ligne non autorisés. À la suite d'une action en justice initiée par la Marocaine des Jeux et des Sports (MDJS), le tribunal de commerce de Casablanca a ordonné le blocage des sites de paris illégaux accessibles depuis le territoire marocain. Par ordonnance en référé, le juge a contraint les trois principaux opérateurs télécoms du pays, à savoir Maroc Telecom, Orange Maroc et Inwi, à bloquer l'accès à l'ensemble des sites de paris en ligne opérant sans autorisation, ainsi que tous leurs sous-domaines et adresses IP associées. Cette décision vise notamment des plateformes étrangères très utilisées mais illégales au Maroc, telles que : 1xBet, Betwinner, Melbet, Linebet, Stake et bien d'autres. Les opérateurs doivent mettre en œuvre ces blocages sous peine d'une astreinte de 10.000 DH par jour de retard, une sanction financière significative pour toute non-conformité. Selon les médias et experts du secteur, cette décision s'inscrit dans une stratégie plus large de protection du cadre juridique marocain concernant les jeux et paris en ligne. En garantissant que seules les plateformes autorisées puissent opérer, l'Etat entend protéger les joueurs contre les risques de fraude et d'addiction, préserver l'intégrité économique du marché, assurer que les revenus générés par les jeux en ligne soient taxés et réinvestis légalement et limiter l'influence de plateformes qui exploitent des interfaces financières locales sans licence. L'action de la MDJS se fonde notamment sur un procès-verbal datant de décembre 2025, qui documente l'accessibilité et le fonctionnement effectif d'au moins quinze sites étrangers depuis le Maroc, en violation de la législation en vigueur. La prolifération des paris illégaux avait déjà été pointée du doigt par les autorités sportives et les régulateurs, qui estiment que ces plateformes menacent la transparence du sport et privent l'Etat de ressources importantes. Ce blocage intervient aussi à un moment où l'intérêt pour les paris sportifs augmente, porté par de grands événements comme la CAN 2025.