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Fès: Bientôt un nouveau quartier des tanneurs
Publié dans L'Economiste le 26 - 01 - 2011

Fès, véritable cœur spirituel du Maroc, est aussi synonyme du travail du cuir. Un détour s'impose par la Chouara, le quartier des tanneurs. Situé dans l'ancienne médina, ce site attire plus de 90% des visiteurs marocains et étrangers. Non loin, deux autres tanneries, à savoir celle de Sidi Moussa et celle d'Aïn Azliten, offrent un emploi fixe pour 500 personnes. Moins connus que la Chouara, les deux sites de production seront bientôt évacués. Le but est d'éviter la perte de vies humaines dans ces endroits dont l'état de vétusté est jugé «très critique». Anticipant la menace, les autorités de la ville et le secrétariat d'Etat en charge de l'artisanat mettent les bouchées doubles pour lancer le projet d'un nouveau quartier des tanneurs. De fait, la délocalisation des tanneries vétustes vers une infrastructure moderne dans le site d'Aïn Nokbi est décidée. D'ailleurs, la convention relative à ce projet sera signée incessamment.
Historiquement, les anciennes tanneries existent depuis au moins 50 ans. Quatre types de cuir y sont préparés: les peaux de dromadaire et de vache sont les moins chères, tandis que les peaux de chèvre et de mouton sont réservées à la production de cuirs plus précieux. Ces peaux sont tout d'abord plongées quelques jours dans des cuves remplies de chaux, de fiente de pigeon et d'ammoniac pour être nettoyées. Elles sont ensuite transférées dans des bacs de teinture où, tous les jours (durant une semaine), les artisans les foulent à pieds nus. Ce qui cause parfois des infections dermiques (champignons, muqueuses...). La future tannerie devra rompre avec toute pratique pouvant mettre en danger la santé des artisans. Ces derniers y auront droit à une meilleure qualité de vie, le transport en commun, l'hygiène, et la sécurité. Selon le département d'Anis Birou, rien n'est laissé au hasard. Ainsi, le montage financier du futur quartier des tanneurs prévoit un projet d'envergure. Lequel nécessitera pas moins de 30 millions de DH. Une partie de l'enveloppe est prise en charge par les Conseils régional et communal (11 millions de DH) et le secrétariat d'Etat chargé de l'artisanat (11 millions de DH). Le reste (8 millions de DH) sera financé par la wilaya dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH). «Au départ, nous avions réfléchi à la mise à niveau des unités de Sidi Moussa et Aïn Azliten. La réhabilitation du premier site devait nécessiter une enveloppe de 14 millions de DH. Pour sa part, la mise à niveau de la tannerie Aïn Azliten est évaluée à quelque 16 millions de DH», est-il expliqué. Soit un total de 30 millions de DH qui devait financer le renforcement et la réhabilitation totale des constructions (murs, plafonds, réservoirs sahrijs, réseaux d'électricité et d'eau). La mise en place d'un système de collecte des déchets pour limiter la pollution et préserver l'environnement était également prévue. Sauf que l'expérience de la ville dans la restauration du tissu ancien a toujours montré une difficulté au niveau des travaux adossés à des charges pas toujours fixées et connues au départ. Dans le cas des tanneries vétustes, même leur foncier pose problème. Il appartient à des particuliers et l'intervention sur un bien d'autrui n'est pas autorisée. D'où, le choix d'envisager la construction d'une nouvelle tannerie à Aïn Nokbi. Ici, l'aménagement d'un marché aux peaux (Souk Jald) est bien avancé. D'un investissement de 12 millions de DH, le souk accueillera courtiers et maâlems qui, jusque-là, commercialisent les peaux dans un ancien bâtiment situé à Bab El Guissa. Dans ce dernier espace, les commerçants sont réticents quant à leur recasement. «Il faut juste nous assurer le transport et la sécurité de nos clients», disent-ils. En tout cas, le soutien de cette activité permettra de préserver l'emploi et sauvegarder un pan important de l'artisanat national.
L'an dernier, la célèbre tannerie Chouara, connue pour ses fosses multicolores a été restaurée pour plus de 11 millions de DH. Ainsi, le site des abattoirs (gharna) jouxtant ladite tannerie avait profité d'une cure de jouvence dans le cadre de l'INDH. Le secrétariat d'Etat en charge de l'artisanat a dédié à son équipement une enveloppe de 5,3 millions de DH. Cette première opération vise à sauvegarder le travail de la tannerie traditionnelle et donner un nouvel élan à un secteur artisanal, grand pourvoyeur d'emplois et d'attraction touristique par excellence.
De notre correspondant,


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