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L'INFO
Publié dans L'Economiste le 11 - 04 - 2017

2016 a été une année où le recrutement s'est accentué dans trois secteurs, à savoir l'IT, l'assurance et les centres d'appels. Que ce soit des bac+3 ou bac+4, ils ont concentré le plus important taux d'embauche. Viennent après le secteur de la banque et finance (ces profils qui figurent dans le top 3 des métiers qui résistent le plus au contexte mouvant) et celui de l'automobile grâce, notamment, aux investissements de groupes internationaux au Maroc
Vraisemblablement, l'atonie de l'activité économique n'a pas porté atteinte aux recrutements chez les secteurs de l'assurance, de l'IT et des centres d'appels. A eux seuls, ils ont créé près de 3⁄4 des offres d'emploi en 2016. C'est ce que révèle l'enquête du cabinet de recrutement ReKrute.com, qui a décortiqué un échantillon de 83.553 offres d'emploi diffusées durant l'année.
Les compagnies d'assurances ont été les plus demandeuses en termes de recrutement, avec une part de 38%. Et pour cause, le secteur a renoué avec une croissance à deux chiffres durant l'année écoulée (15,4%). «Cette progression est surtout due à la vente de produits d'assurance en offshoring», précise Alexandra Montant, directrice générale adjointe de ReKrute.com. «Par ailleurs, les compagnies d'assurances ne recrutent pas particulièrement pour le marché marocain, qui est un petit marché, mais surtout pour l'international», ajoute-t-elle.
«Le secteur embauche, également, des profils adaptés aux métiers de l'assurance, ainsi que pour les fonctions support, telles que des financiers, des auditeurs...», relève, pour sa part, Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d'assurances et de réassurance (FMSAR).
Avec 10% de recrutement en plus pour les centres d'appels, «ils sont toujours nos plus gros clients», indique le spécialiste de l'emploi en ligne. Cette tendance haussière s'expliquerait, en partie, par le taux de rotation que connaît ce domaine d'activité. Souvent, les jeunes ne prennent pas vraiment au sérieux ce métier et ne projettent pas d'y faire carrière. Ils limitent leur passage dans les centres d'appels à quelques mois, le temps de trouver une offre qui correspond mieux à leurs profils académiques. Par ailleurs, ceux maîtrisant la langue française étant rares, les meilleurs profils n'hésitent pas à quitter leurs entreprises dès qu'une offre plus attractive leur est proposée chez un concurrent.
Toutefois, le secteur fait partie des plus importants créateurs d'emplois depuis des années. «Nous créons entre 3.000 et 5.000 emplois chaque année. Le turnover, de l'ordre de 20% par an, est quant à lui compensé par les candidats primo arrivants sur le marché», souligne Youssef Chraïbi, président de la FMO (Fédération marocaine de l'outsourcing).
Finalement, les entreprises ont saisi tous les avantages à recruter des profils juniors. Hormis les salaires plus bas, les débutants sont plus motivés et curieux et font preuve d'un grand enthousiasme
Face à l'étroitesse du marché local et à la hausse des coûts, les opérateurs s'orientent de plus en plus vers des pays d'Afrique subsaharienne, comme le Cameroun, la Côte d'Ivoire ou encore le Sénégal. «La croissance de nos activités dans ces pays ne se fait pas au détriment de l'emploi marocain», précise Chraïbi. «Dans ces marchés, nous développons une offre low cost, alors qu'au Maroc, nous renforçons un positionnement haut de gamme en nearshore», poursuit-il.
La montée des fonctions informatiques (+7%) a elle aussi marqué les tendances 2016, au même titre que celle des commerciaux. Ils sont toujours autant sollicités sur le marché et ont enregistré une progression de 6% pour les profils bac+4 et plus, et un bond remarquable de 149% pour les profils bac+3 et moins. Le secteur de l'automobile a émergé (+8%) du fait de l'implantation de grands noms, tels que Renault et PSA. Cependant, le secteur de l'énergie, lui, ne recrute plus comme avant: 1% en 2016 contre 9% en 2015.
Sur la totalité des offres diffusées, seulement 3.000 ont concerné les cadres, soit 3,6%. Ce qui reste très faible. Trop chers ou trop vieux, les seniors ne sont souvent recrutés que lorsqu'une entreprise déploie de nouvelles stratégies comme la conquête de nouveaux marchés, le lancement d'un nouveau produit, l'implantation d'une nouvelle technologie... Leur opérationnalité immédiate, leur carnet d'adresses, mais aussi leur connaissance du secteur d'activité, de la concurrence et de la réglementation sont de véritables atouts pour les recruteurs.
A contrario, les «débutants» ont été les profils les plus recherchés. En une année, la demande de profils juniors est passée de 2 à 34%. Flexibles et motivés, ils ont surtout envie de démontrer leurs potentiels. «De par leur manque d'expérience, le salaire qui leur est proposé est beaucoup plus bas», explique Alexandra Montant.
Dans un contexte mouvant et incertain, les tendances basculent d'une année à l'autre. Il n'est donc pas facile de déterminer quels métiers figureront dans le top 3 en 2017. Cependant, «de nouveaux métiers, déjà existants en Europe, feront certainement leur apparition au Maroc», souligne la DGA de ReKrute.com.
Méthodologie
L'enquête «Tendances RH 2016» a été réalisée sur la base des offres d'emploi postées sur le site, soit 83.553 postes ouverts. Pour donner une photographie des tendances de l'année, le spécialiste de l'emploi en ligne, ReKrute.com, s'est basé sur des indicateurs tels que le niveau d'études (profils bac+3 et moins et les bac+ 4 et plus), les fonctions recherchées, l'expérience demandée, ainsi que les secteurs qui recrutent le plus. «Nous avons pu constater une légère amélioration de la situation du marché du travail en 2016. Le nombre de postes ouverts a augmenté de 4%, toutes formations et niveaux d'expérience confondus», indique le spécialiste du recrutement en ligne.


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