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Langues = avenir
Publié dans L'Economiste le 19 - 04 - 2019

Schizophrénie. C'est tout à fait symptomatique de notre pays. Alors que des générations ont été perdues et que le pays prend un retard incommensurable en matière de développement, les élites au pouvoir, en sont encore à tergiverser sur la langue d'enseignement... Non en arabe, non en français... jusqu'à en diaboliser les langues étrangères.
Un véritable gâchis, alors que maîtriser deux ou plusieurs langues est un luxe, une richesse. Et des générations auraient pu être sauvées de la bipolarité du système de l'enseignement, tantôt en arabe, tantôt en français. Un échec cuisant dont la facture a coûté cher au Maroc.
Cher, parce que dans les classements mondiaux, de transparence, de corruption, de droits humains ou autres nous avons trop longtemps occupé des rangs indignes. Une société éduquée commet moins de «bêtises». Cher, parce que le pays a compilé des réformes et plans d'urgence aussi infructueux que dispendieux. Et cher, parce que sans possibilité d'innover, un pays recule.
A vouloir continuer sur cette voie rétrograde et psychorigide, c'est tout le Maroc qui sera pris en otage. Et pourquoi cette hargne? Pour regagner les faveurs d'un électorat qui veut du nouveau et d'une popularité perdue?
Fort heureusement, aujourd'hui les choses bougent irrémédiablement. Le monde impose un changement à grande vitesse et pour s'inscrire dans ce mouvement, il est impératif de parler plusieurs langues et pas qu'une.
Comme le dit un passage de la loi tant controversée par des esprits étriqués: «l'apprentissage et la maîtrise des langues étrangères les plus utilisées dans le monde en tant qu'outils de communication, d'intégration et d'interaction avec la société du savoir et d'ouverture sur les différentes cultures et sur les civilisations contemporaines». Il s'agit de grandir, de comprendre, de s'enrichir, de produire, mais à aucun moment de modifier notre identité.
Depuis l'arrivée du nouveau ministre de l'Education nationale, une nouvelle architecture se dessine (voir notre entretien exclusif). Issu du monde universitaire, il en connaît les défaillances. Il a apporté de grands changements dans le contenu en faisant preuve d'innovation, et en insistant sur la maîtrise des langues étrangères pour «une plus grande justice sociale».


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