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WEF: Que faut-il surveiller en 2020?
Publié dans L'Economiste le 17 - 01 - 2020

«La planète en feu: Des incendies climatiques aux conflits politiques», ce titre du rapport «Global Risks Report 2020»(1), établi par le Forum économique mondial (WEF), illustre les risques auxquels serait confronté le monde cette année. A quelques jours de la tenue de la réunion de Davos, prévue du 21 au 24 janvier en Suisse, ses auteurs prévoient une année de conflits nationaux et internationaux accrus et de ralentissement économique.
«Les turbulences géopolitiques nous poussent vers un monde unilatéral, instable, empli de luttes pour le pouvoir», écrivent-ils. De ce fait, la collaboration entre les dirigeants mondiaux, les entreprises et les décideurs est plus que jamais nécessaire. Le but est de mettre fin aux terribles menaces qui pèsent sur les systèmes climatiques (cas des violents incendies en Australie), environnementaux, de santé publique et technologiques.
Plus de 750 experts et décideurs mondiaux ont été invités à classer leurs plus grandes préoccupations en termes de probabilité et d'impact (voir illustration). Près de 78% ont déclaré s'attendre à ce que les «confrontations économiques» et la «polarisation politique intérieure» augmentent.
Deux affirmations qui s'avéreraient catastrophiques, en particulier lorsqu'il s'agit de relever des défis urgents comme la crise liée au réchauffement climatique, la perte de biodiversité et le déclin record des espèces. Le rapport souligne la nécessité pour les décideurs politiques de faire correspondre les objectifs de protection de la planète avec ceux de stimulation des économies.
«Le paysage politique est polarisé, le niveau des mers monte et les incendies liés au réchauffement climatique s'étendent. Cette année, les dirigeants mondiaux devront collaborer avec toutes les strates de la société pour réparer et revigorer nos systèmes de coopération, non seulement pour en tirer des avantages à court terme, mais aussi pour s'attaquer à des risques profondément enracinés», indique Børge Brende, président du Forum économique mondial.
Les jeunes générations estiment que l'état de la planète est encore plus alarmant. L'étude reprend notamment la perception des risques par ceux qui sont nés après 1980. Ils ont classé les risques environnementaux plus haut que n'importe quelle autre personne interrogée, aussi bien à court terme qu'à long terme.
Près de 90% des sondés pensent que les «vagues de chaleur extrême», la «destruction des écosystèmes» et «l'impact de la pollution sur la santé» empireront en 2020, comparativement à 77%, 76% et 67% respectivement pour les autres générations. Ils pensent également que l'impact des risques environnementaux deviendra plus catastrophique et plus probable d'ici 2030.
L'activité humaine a déjà causé la perte de 83% de tous les mammifères sauvages et de la moitié des plantes à la base de nos systèmes d'alimentation et de santé. Peter giger, directeur principal des risques du groupe Zurich Insurance Group, dénonce «un besoin urgent d'adaptation afin d'éviter les impacts les plus graves et irréversibles du changement climatique et d'intensifier la protection de la biodiversité de la planète…».
L'étude de cette année se concentre explicitement sur les impacts croissants des inégalités, les lacunes dans la gouvernance technologique et les systèmes de santé sous pression. «…Grâce aux progrès scientifiques, il est maintenant possible de modéliser les risques climatiques avec une plus grande précision et de les intégrer à la gestion des risques et aux plans d'activités. Des événements très médiatisés, comme les récents incendies de forêt en Australie et en Californie, augmentent la pression sur les entreprises pour qu'elles prennent des mesures en matière de risque climatique à un moment où elles sont également confrontées à de plus grands défis géopolitiques et de risque cybernétique…», précise pour sa part John Drzik, président de Marsh & McLennan Insights.
Principaux risques pour les 10 prochaines années
Par probabilité:
* Evénements climatiques extrêmes (inondations, tempêtes, etc.)
* Non-atténuation du changement climatique et non-adaptation à celui-ci
* Catastrophes naturelles majeures (tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques, orages géomagnétiques)...
* Perte de biodiversité importante et effondrement des écosystèmes
* Dommages et catastrophes écologiques imputables à l'homme
Par gravité d'impact:
* Non-atténuation du changement climatique et non-adaptation à celui-ci
* Armes de destruction massive
* Perte de biodiversité importante et effondrement des écosystèmes
* Evénements climatiques extrêmes (inondations, tempêtes, etc.)
* Crises de l'eau.
Risques à court terme
(% des personnes interrogées
qui estiment que le risque
augmentera en 2020)
* Confrontations économiques = 78,5%
* Polarisation politique intérieure = 78,4%
* Vagues de chaleur extrêmes = 77,1%
* Destruction des écosystèmes de ressources naturelles = 76,2%
* Cyberattaques/infrastructure = 76,1%.
Fatim-Zahra TOHRY


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