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«Notre ambition, capter une partie de l'épargne des clients particuliers»
Publié dans Les ECO le 02 - 06 - 2013


Q/R
Amine Amor
Président de l'Asfim
Les ECO : Quels commentaires faites-vous sur l'évolution actuelle du marché de la gestion d'actifs ?
Amine Amor : Le marché de la gestion d'actifs a connu au cours des cinq dernières années une croissance remarquable. Cette dernière a été reflétée par un taux de croissance annuel moyen des encours sous gestions de plus de 18%. Ceci étant, il est vrai que nous assistons aujourd'hui à un ralentissement de ce rythme d'évolution en raison d'un contexte relativement moins incitatif. Citons à titre d'exemple l'assèchement progressif de la liquidité sur le marché national allié à de moins bonnes performances pour le marché actions.
Les clients particuliers ne sont-ils pas une piste pour booster la croissance du marché de la gestion d'actifs ?
L'évolution du marché de la gestion d'actifs est conditionnée par plusieurs enjeux majeurs. Un des plus importants défis consiste en effet à capter une partie de l'épargne des clients particuliers. Cette clientèle ne représente aujourd'hui que 8% du total des encours gérés par notre industrie. Il s'agit donc en priorité de dispenser une éducation financière auprès de ces clients afin qu'ils acquièrent une meilleure connaissance de l'utilité des produits d'épargne proposés. Il est donc important d'œuvrer à la sensibilisation des particuliers quant à leur retraite et à leur épargne de manière générale. Ce travail passe non seulement par une meilleure communication au sein des réseaux d'agences bancaires, mais aussi par la mise en place de plateformes de distribution, qu'elles soient adossées à des réseaux bancaires ou indépendantes. Notre ambition est ainsi de mettre à la disposition des personnes physiques une large gamme de produits d'épargne répondant à l'ensemble des profils d'investisseurs. L'insertion des produits en OPCVM vient ainsi compléter la gamme offerte par les produits de bancassurance. Au niveau de l'Asfim, un travail a été entamé dans ce sens, afin de dynamiser la distribution des OPCVM à travers les réseaux de distribution.
Comment l'Asfim compte-elle réaliser le projet de la notation de la dette privée?
Le compartiment de la dette privée a connu un essor important aux cours des cinq dernières années. À titre d'illustration, le rythme de croissance annuel sur cette période se fixe à plus de 57%. Cependant, le marché de la dette privée reste relativement méconnu comparé au marché boursier, et certains de ses aspects méritent d'être améliorés. Compte tenu de notre contribution importante au développement de ce marché, nous avons voulu faire un état des lieux afin d'en optimiser le développement. L'amélioration de la transparence reste un enjeu majeur. Pour y arriver, la notation apparaît comme un passage nécessaire à même d'assurer cet objectif, tant en terme d'information que de communication vis-à-vis des investisseurs. Il s'agit aujourd'hui d'apporter des éléments de confort pour présenter les meilleurs choix d'investissement, et d'apprécier au mieux les risques courus. Les agences de notation internationales sont les plus reconnues, et leur avis serait plus crédible aux yeux des investisseurs. Rappelons que cette pratique ne sera pas nouvelle sur le marché marocain puisque certains investisseurs et même émetteurs ont déjà fait appel aux agences de notation. Rappelons également que cette notation ne sera pas obligatoire pour émettre de la dette privée, mais elle assurera une meilleure gestion du risque par les investisseurs.
La notation ne risque-t-elle pas de devenir une obligation ?
Nous n'en sommes pas à ce stade de la réflexion, mais nous pouvons imaginer qu'à l'avenir, les autorités puissent réguler ce marché. Nous avons d'ores et déjà contacté les autorités, et ces dernières ne souhaitent pas que la notation soit obligatoire. Cela dit, la notation reste pour l'instant un souhait de l'ensemble des membres de notre association, et nous en avons fait part à l'ensemble des intervenants du marché. Le marché réclame à travers cette démarche des procédures de rigueur pouvant être concrétisées par un processus de notation. C'est un projet qui reste pour l'instant ouvert.
Quel est l'impact du manque de liquidités sur la gestion d'actifs ?
Nous pouvons citer deux principaux impacts du manque de liquidité sur notre activité. Tout d'abord, nos encours sous gestion sont impactés à la baisse, notamment pour les OPCVM monétaires qui sont destinées à faire fructifier la trésorerie des entreprises. Lorsque nous sommes dans un contexte dans lequel les sociétés ne disposent pas de suffisamment de trésorerie, soit parce il y a des retards dans les délais de paiement, soit parce que l'activité économique est en phase de ralentissement, cela signifie automatiquement qu'il y aura moins de placements dans les fonds monétaires. Aussi, le manque de liquidités a un impact sur le système dans sa globalité en incitant les différents intervenants à capter une partie de cette liquidité. L'aspect concurrentiel est alors renforcé à travers une plus grande compétitivité entre les produits eux-mêmes. Les rendements deviennent plus intéressants (bons du Trésor, DAT, CD...), nous permettant ainsi d'offrir à nos clients de meilleurs performances.
Les clients particuliers ne représentent que 8% du le volume global de la gestion d'actifs, est-ce à cause de la cherté des parts que cette catégorie de clientèle déserte le marché ?
Non, la valeur des parts démarrent à partir de 100 DH pour certains fonds. En revanche, il existe des parts qui ont une valeur liquidative de 100.000 DH. Une société de gestion offre généralement une diversité d'échelle de valeur liquidative dans sa gamme de produits. Cette échelle dépend de la stratégie fixée par la société gestionnaire d'actifs à l'OPCVM géré.
À quel niveau de rendement vous attendez-vous pour les fonds monétaires et les OPCVM court terme ?
Les fonds monétaires et les OPCVM court terme représentent la catégorie de placement la moins risquée. Ce sont également des fonds qui performent conformément à leur objectif de gestion en fonction des conditions du marché. Ces produits reflètent ainsi le niveau de rentabilité du marché monétaire. Leur rendement varie entre 3 et 4%, voire plus. Suite à la hausse des taux enregistrée ces derniers mois, les fonds sont désormais mieux investis, et vont générer une meilleure performance dans le futur. La hausse des taux a été bénéfique en améliorant la rentabilité qui peut être à présent anticipée.


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