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«Notre business model a fait ses preuves»
Publié dans Les ECO le 12 - 06 - 2013

Les ECO : Lancée en 2010, quel bilan faites-vous de ces trois années de Médi 1 TV ?
Abbas Azzouzi : Nous sommes contents parce que l'on se rend compte que le positionnement que nous avons voulu insuffler à la chaîne plait aux téléspectateurs et que le taux d'audience n'a pas arrêté de croître depuis 3 ans. Juste pour l'histoire, nous avions décidé en 2010 de repositionner la chaîne Médi 1 Sat, qui était une chaîne d'information et de documentaires maghrébine, en tant que chaîne généraliste de proximité, avec une base identitaire plus importante et une vocation qui reste maghrébine. Le pari était d'en faire une chaîne d'inspiration, de qualité et qui permette de répondre aux besoins des téléspectateurs. Nous avons gardé ce que l'on fait le mieux, les news et nous les avons développés sous forme de magazines d'investigation ou de documentaires.
Nous avons aujourd'hui quatre éditions de news, pratiquement 3h30 d'informations quotidiennes, ce qui est assez important. C'est vraiment plus que ce que l'on faisait avant, alors que l'on était une chaîne dédiée à l'information.
Nous avons développé à côté des magazines et des émissions qui sont nés de l'information, mais également mis l'accent sur les débats sociaux et politiques, ainsi que les échanges et pour finir, nous n'avons pas oublié le côté divertissement, puisque la télé a aussi une vocation de loisirs. Nous avons essayé de proposer des divertissements qui soient intelligents et non pas abêtissants.
Qu'en est-il de vos mesures d'audience ?
Au lancement de la chaîne en 2010, nous étions à 0,7% de part d'audience et grâce à notre système de mesure, nous arrivons à fin 2012 à réaliser 7,5% de parts d'audience. Nous avons multiplié par plus de 10 l'audience de la chaîne.
Néanmoins, depuis le lancement de Médi 1 TV, votre taux d'audience n'est pas mesuré par Marocmétrie. Pourquoi ?
En effet, cela fait 2 ans et demi que l'on essaie d'être mesuré et que l'on n'y arrive pas. C'est assez compliqué. Disons que nous avons eu du mal mais que le bout du tunnel se dessine enfin puisqu'il se peut que Médi 1 TV intègre d'ici la fin de l'année, le Centre interprofessionnel d'audimétrie (CIAUMED). Le système veut que ce soit les membres du CIAUMED qui acceptent les nouveaux adhérents, donc ce sera a eux de trancher. Cela sera une bonne chose pour nous puisqu'il n'y a pas de raison qu'une chaîne marocaine soit exclue de cette mesure. En tout cas, c'est notre volonté et j'espère que ça se fera, néanmoins, il faut savoir que dans les mesures de Marocmétrie, il existe ce qu'on appelle l'intermétrie. Elle permet à l'agence de voir ce que les chaînes de TV qu'elle n'intègre pas réalisent comme chiffres à travers un questionnaire adressé à près de 3.500 personnes. Pour février 2013, nous étions à 7,9 %, sachant que El Oula était à 8,3%.
Votre cahier des charges fixé en 2009 arrive à terme à la fin de cette année. Où en êtes-vous du développement du nouveau cahier des charges ?
Vous savez, un cahier des charges peut être reconduit en l'état ou subir des modifications. Maintenant, nous ne sommes pas dans le même cas de figure que El Oula et 2M qui font partie du pôle public. Le gouvernement n'a pas vocation à créer 3 chaînes qui se ressemblent. Cela n'a aucun sens. Le cahier des charges de Médi 1 TV est particulier et aujourd'hui je ne vois pas de raison valable de changer quoi que ce soit à ce dernier. Il a été établi et nous le réalisons dans son entièreté. Il faut savoir qu'une chaîne ne vit pas sur trois ans. Nous réalisons des investissements techniques, éditoriaux et humains qui ne se calculent pas sur une si courte période. Du coup, on ne peut pas s'amuser tous les trois ans à changer le cahier des charges, surtout qu'il nous a fallu ces années pour réaliser notre grille et la stabiliser. Il faut la laisser vivre.
Il y a un réel engouement pour les émissions de télé-réalité. Est-ce que Médi 1 TV va investir dans ce créneau ?
Non, je ne pense pas qu'il faille démultiplier ces émissions. Il se trouve que la musique est l'élément culturel le plus facilement fédérateur. Si vous voulez faire une émission sur la culture, la moins élitiste, c'est la musique, maintenant les divertissements bien faits et de qualité coûtent extrêmement chers. Avec internet et le satellite, le téléspectateur marocain voit la qualité qui se fait dans le monde entier. Donc il n'y a pas de raison d'en priver le téléspectateur marocain. Du coup, on choisit des valeurs sûres, reconnues que l'on peut proposer aux téléspectateurs marocains comme X-factor.
Comptez-vous développer votre représentation régionale ?
Nous n'avons pas les moyens humains et matériels pour être présents sur l'ensemble du territoire, mais nous sommes en train d'élaborer des idées avec des systèmes de correspondants. Nous allons miser sur des journalistes et caméramans qui nous permettront de développer davantage la partie régionale, qui est l'étape supplémentaire dans notre développement. Cela devrait se faire pour septembre 2013. Nous revoyons un peu nos J.T avec une formule nouvelle dont je vais laisser aux lecteurs le plaisir de la découvrir bientôt sur le petit écran.
Face à la profusion de l'offre, comment arriver alors à intéresser le téléspectateur marocain ?
Nous sommes déjà très contents d'avoir participé à réconcilier le téléspectateur marocain avec les chaînes marocaines. Médi 1 TV a permis à beaucoup de Marocains de revenir et de regarder les chaînes nationales. Maintenant, devant la multiplication de l'offre, le niveau de concurrence est élevé, donc c'est une course aux moyens. Quand vous faites un X-factor produit au Maroc, cela n'est pas possible car ça nécessite beaucoup de moyens pour une chaîne marocaine. Il existe une sorte de globalisation de la télé et face à cela il y a un problème de moyens car on ne peut pas lutter contre des sociétés américaines, ou les chaînes des pays du Moyen-Orient. Je vous donne un exemple, une émission comme The Voice, reconnue à grand succès coûte 1.500.000 euros. Cela n'est pas accessible pour nous. Du fait de cette globalisation, vous avez un renchérissement du coût qui nous exclut avec les autres pays du Maghreb et d'Afrique.
Comment avoir plus de moyens ?
Il faut une volonté forte. Regardez la France, ils ont inventé l'exception culturelle pour protéger leur secteur audiovisuel, sinon il n'y aurait plus rien de français en France. Les Américains ont inventé Hollywood, les indiens bollywood, même les Turcs ont mis les moyens pour produire turc. Si l'on veut exister, il n'y a pas de secret, il faut créer une industrie audiovisuelle marocaine ou maghrébine qui ne peut se faire qu'avec une volonté politique très forte et des moyens, ce qui n'est pas le cas pour l'instant.


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