Personnes déférées: Le parquet encadre l'interrogatoire    Al Hoceima: Mobilisation pour la réouverture des routes suite aux intempéries    Intempéries : l'Education nationale assure la continuité scolaire    Elam Jay signe son retour avec « BAN SHITA NO »    Rencontre de Madrid... La question du Sahara marocain entre dans une phase décisive : vers une mise en œuvre internationale de l'autonomie    Guelmim-Oued Noun : plus de 36.000 touristes ont visité la région en 2025    Maroc : Le taux de remplissage des barrages s'établit à 67 %    Brahim Benjelloun Touimi : « Transformer la Bourse, c'est renforcer l'économie marocaine »    Décarbonation : 70 % des PME marocaines déjà engagées, selon une enquête de la BEI    Le Crédit Agricole du Maroc se mobilise pour soutenir les populations sinistrées impactées par les intempéries    Artisanat : un forum pour valoriser la dynamique d'investissement et d'exportation    Immigration irrégulière : le Royaume-Uni conclut un accord avec la RD Congo    Désarmement nucléaire : Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions    Le président chinois attendu à la Maison Blanche fin 2026 (Trump)    Raid sahraouiya 2026 : La rivalité monte d'un cran    CAF : Patrice Motsepe convoque une réunion extraordinaire cette semaine    PSG: Luis Enrique n'écarte pas une possible prolongation au-delà de 2027    Amara : Le chantier de généralisation de la protection sociale, un choix stratégique impulsé par le Roi    José Manuel Albares reçoit Nasser Bourita et Staffan De Mistura à Madrid dans le cadre des consultations sur le Sahara marocain    Forum parlementaire : Ould Errachid souligne la pertinence du chantier de l'État social    Talbi Alami : La décision d'Akhannouch incarne la démocratie et l'éthique politique    L'Année au Galop    Morocco: Heavy rains and strong winds from Monday to Tuesday    Sahara talks: First official reaction from the Trump Administration    El Houafate: Varias iniciativas de apoyo a las poblaciones afectadas    Sahara - Négociations : Première réaction de l'administration Trump    Un ferry écossais réussit un sauvetage en mer dans les eaux marocaines    SNRT unveils Al Aoula's Ramadan 2026 schedule with diverse programming    Des tombes musulmanes datées d'Al-Andalus découvertes à Estepona    Athlétisme : Accra hôte des Championnats d'Afrique seniors 2026    Mercato : Youssef En-Nesyri signe à Al-Ittihad    Feyenoord verrouille son jeune talent marocain, Nassim El Harmouz    Approvisionnement en carburants : la tutelle rassure… mais jusqu'à quand ?    Xi Jinping en visite dans un complexe d'innovation en technologies de l'information à Pékin    Présidentielle au Portugal: Large victoire du candidat Antonio José Seguro    Starlink lance ses activités au Sénégal    Japon. la victoire électorale de Sanae Takaichi enchante les investisseurs    Revue de presse de ce lundi 9 février 2026    Mexico: L'ambassade du Royaume se mobilise au service des Marocains du Mexique    Programme d'alphabétisation dans les mosquées : les indemnités pour l'encadrement revues à la hausse    Chaouki : Akhannouch a ancré la culture de l'accomplissement    Contrôle interne : fin du pilotage à l'aveugle dans les ministères ?    Coupe Davis: Grande prestation du Maroc malgré la défaite face à la Colombie    Ligue des champions (groupe B): L'AS FAR prend une sérieuse option    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    Al Aoula mise sur l'émotion et l'engagement pour Ramadan    Les Afropéennes célèbrent la diversité à Lomé    L'Orchestre Symphonique Royal fait résonner l'âme de Respighi à Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Il était une fois «Loon'»
Publié dans Les ECO le 11 - 06 - 2014

La Villa des arts de Casablanca a accueilli, mardi 10 juin, le groupe «Loon'» pour une session acoustique. Cette formation réunit Jihane (chant) Tariq (percussions) et Younès (guitare) autour de la musique, érigée au rang de véritable passion. Cette passion, ils la vivent intensément et inversement, c'est la vie dans tous ses états qui les inspire.
Le passé a ainsi été célébré, que ce soit à travers la nostalgie d'un passé que la chanteuse avoue ne pas avoir vécu dans «Kan ya makan», dans la nostalgie du pays, lorsque l'on en est loin, ou encore à travers le prisme de l'amour, plus précisément celui de la rupture («Oublier de t'aimer»), un passé consommé...ou presque. La mort a également été évoquée, à travers «Mon ombre», histoire d'un ancien camarade de classe qui a décidé de mettre fin à ses jours. Le passé est ici présent, mais implicitement, dans le sens où cet acte a poussé à la réflexion, suscitant au passage un regret, celui de n'avoir pas véritablement fait attention à un préadolescent heureux, mais en apparence seulement. Cette session a été l'occasion pour le groupe de présenter quelques-unes de ses compositions (titres suscités), mais également de reprendre des morceaux connus de tous, à l'instar du célèbre morceau «Historia de un amor», que l'on doit à Carlos Eleta Almaran, repris, selon les termes de la chanteuse, par «une grande dame», en l'occurrence Luz Casal, qui s'est d'ailleurs produite lors de la dernière édition de Mawazine au Théâtre Mohammed V. La formation a également proposé, en guise de rappel, «Roxane» du groupe Police, mais à sa manière. Selon les dires de Jihane, le groupe évolue dans un univers «un peu folk, empreint de Jazz et de Soul», remarquablement servi, au passage, par la voix douce mais puissante de la chanteuse, qui passe allègrement d'un quasi-chuchotement à une démonstration de force vocale. Une caresse musicale, vocale, aux vertus balsamiques. Il est à noter que les instruments ne servent pas de simples faire-valoir à la voix de Jihane ; ceux-ci ont une importance égale à celle de la voix et se suffisent parfois à eux-mêmes. La musique semble être une passerelle entre le passé et le présent, mais aussi entre les différentes civilisations. Si le groupe n'a pas rechigné à chanter en espagnol et en anglais, les textes sont composés en français et en arabe. Jihane dira d'ailleurs qu'il lui est plus simple de chanter l'amour en français parce qu'«il n'y a pas de pudeur liée à cette langue». L'arabe lui permet en revanche de chanter la nostalgie d'un passé ou d'un pays ; c'est là une déclaration d'amour autant qu'une revendication d'une partie intégrante de son identité. Le nom du groupe, «Loon'» (à ne pas confondre avec Loon, ancien rappeur américain ayant mis fin à sa carrière après sa conversion à l'Islam), est le mot arabe pour «couleur». «Je souhaitais que le nom du groupe contiennent deux «o», mais je voulais surtout un nom arabe, dans lequel je me retrouve, expression d'une part de ce que je suis». «Loon'» devrait bientôt entrer en studio et un album devrait suivre. Gageons qu'il ne s'agit là que des «débuts» prometteurs d'une formation promise, justement, à un avenir radieux. C'est du reste tout le mal que l'on peut lui souhaiter.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.