À Madrid, loin des projecteurs, des consultations diplomatiques de haut niveau remettent la question du Sahara marocain au centre de l'agenda international, dans un contexte où le plan d'autonomie proposé par le Maroc s'affirme comme le principal cadre de référence des échanges. La question du Sahara marocain s'inscrit dans une dynamique diplomatique renouvelée, portée par un processus soutenu par les Etats-Unis et suivi de près par les Nations unies, dans lequel le Maroc s'affirme comme un acteur central. C'est dans ce contexte que le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. José Manuel Albares, reçoit successivement, ce lundi 9 février 2026 à Madrid, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, ainsi que l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. Staffan de Mistura. Selon l'agence de presse espagnole EFE, le chef de la diplomatie espagnole a rencontré M. Staffan de Mistura à 16h30 au siège du ministère avant de s'entretenir à 18h avec le chef de la diplomatie marocaine, M. Nasser Bourita. Lire aussi : Maroc-Espagne : M. Sánchez salue l'efficacité de la coopération migratoire avec le Royaume Concernant ses échanges tenus durant le week-end avec les ministres algérien et mauritanien, M. José Manuel Albares s'est limité à évoquer sur les réseaux sociaux « les relations bilatérales et la bonne entente » existant entre l'Espagne et ces deux pays, sans faire la moindre référence explicite à la question du Sahara. En effet, l'Union européenne s'est déclarée, le 29 janvier, favorable à une solution pour le Sahara marocain reposant sur le plan d'autonomie proposé par le Maroc « afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable du conflit ». Pour rappel, les Etats-Unis ont réuni, dimanche 8 février 2026 à Madrid, le Maroc, la Mauritanie, l'Algérie et le polisario afin de discuter de l'avenir du Sahara marocain, sur la base de la résolution 2797 adoptée le 31 octobre dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies qui consacre « une véritable autonomie » comme option « la plus réaliste » pour parvenir à une solution politique durable. D'après la revue espagnole El Confidencial, la réunion s'est déroulée au sein de l'ambassade des Etats-Unis en Espagne, dans une stricte confidentialité imposée par Washington.