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Pays exportateurs : Inquiétudes à l'horizon
Publié dans Les ECO le 13 - 01 - 2015

La plupart des pays exportateurs de pétrole du continent envisagent de procéder à des ajustements budgétaires pour faire face à la baisse des cours.
Les pays africains exportateurs de pétrole traversent une zone de turbulences. La baisse accentuée des cours de l'or noir se traduit par celle des recettes budgétaires pour beaucoup de pays, particulièrement ceux qui ont une très grande dépendance vis-à-vis du pétrole. Selon la Banque mondiale, il est probable que la faiblesse des cours du pétrole persiste en 2015 et s'accompagne d'importants rééquilibrages des revenus réels, au détriment des pays exportateurs de pétrole et au profit des pays importateurs. «La faiblesse des cours pétroliers pose toutefois de sérieux problèmes aux principaux pays exportateurs de pétrole, qui seront pénalisés par l'affaiblissement de leurs perspectives de croissance, de leur situation budgétaire et de leur position extérieure», analysent les experts de la Banque mondiale. Dans l'hypothèse où le tassement des prix pétroliers persisterait, il risquerait également de compromettre les investissements dans la prospection et l'exploitation de nouveaux gisements, notamment les investissements axés sur certains pays à faible revenu ou consacrés à des sources non conventionnelles telles que l'exploitation de l'huile de schiste, des sables bitumineux et des champs pétrolifères en haute mer.
Ajustements budgétaires
Plusieurs pays producteurs d'or noir ont déjà procédé à des ajustements budgétaires pour faire face à la situation. Le Nigeria a dû dévaluer sa monnaie et le Gabon envisage de réviser sa loi de Finances pour l'année en cours, tandis que le gouvernement angolais a décidé de reporter certains projets d'envergure. L'Algérie a par exemple perdu plus de 8 milliards de dollars de réserves de change en moins de trois mois à la suite de l'effondrement des cours. Selon les experts, pour beaucoup de pays dans ce cas de figure, l'ajustement se traduira par un durcissement budgétaire, une réduction de la production et une dépréciation de leur monnaie, laquelle est plus difficile à assurer dans un régime de change fixe, en vigueur dans beaucoup de pays exportateurs. D'après Ayhan Kose, directeur du Groupe d'étude sur les perspectives de développement à la Banque mondiale, «la forte baisse des cours vient rappeler aux pays exportateurs de pétrole que toute activité économique fortement concentrée présente par nature d'importants facteurs de vulnérabilité et qu'il est nécessaire de redoubler d'efforts pour diversifier les activités à moyen et à long termes». Ainsi, s'il est attendu que les pays exportateurs engrangent moins de recettes et que leurs budgets et soldes extérieurs soient mis à mal, cette crise conjoncturelle devrait pousser ces pays à tenter de sortir de leur dépendance à l'or noir. C'est la principale leçon à retenir de cette douloureuse épreuve que vivent les pays producteurs du pétrole.
Pays importateurs : Davantage de marges de manœuvres
Dans de nombreux pays importateurs, la baisse des cours contribue à stimuler la croissance et à réduire les pressions inflationnistes, extérieures et budgétaires.
La baisse des cours de l'or noir sur les marchés internationaux ne fait pas que des malheureux sur le continent. Les pays importateurs vont profiter à leur tour d'un baril à moindre coût, ce qui leur permettra de réaliser d'importantes économies notamment dans leur facture énergétique. «Les pays en développement, importateurs de pétrole, pourraient tirer des avantages substantiels de la baisse des cours pétroliers si cette tendance devait s'accompagner d'une accélération de la croissance mondiale», a ainsi estimé la Banque mondiale, dans la dernière édition de ses Perspectives économiques mondiales.
D'après une analyse d'Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, la baisse des cours agit de trois manières distinctes sur les importateurs de pétrole. D'abord, par l'effet de l'augmentation du revenu réel sur la consommation, ensuite par la réduction des coûts de production des produits finis et, partant, l'effet sur les bénéfices et l'investissement et enfin, de l'effet sur le taux d'inflation, globale et sous-jacente.
Embellie
La tendance actuelle des cours sur les principaux marchés constituent une bonne nouvelle pour les pays importateurs. Elle offre aux gouvernements de ces pays, l'occasion de procéder à des réformes budgétaires et structurelles et de financer des programmes sociaux. «La chute des cours du pétrole offre à de nombreux pays l'occasion de réduire les subventions énergétiques et d'utiliser les montants ainsi épargnés pour financer des transferts mieux ciblés, et à certains la possibilité de durcir la fiscalité énergétique en réduisant par ailleurs d'autres impôts», recommande le FMI. Il faut dire que dans le même temps, une diminution des prix du pétrole aboutit également et en règle générale sur une appréciation de la monnaie des pays importateurs, et notamment le dollar. Toutefois, la règle n'est pas générale pour tous les pays, même parmi les importateurs, puisque certains sont fortement tributaires de la situation des pays exportateurs et donc pourraient moins profiter de la baisse des cours du brut.


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