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Comment les business schools marocaines «s'exportent»
Publié dans Les ECO le 02 - 04 - 2013

Elles s'appellent ESCA, HEM, EGE, EAC ou encore UIR...elles sont de plus en plus nombreuses à s'attaquer aux marchés subsahariens à partir du Maroc. Elles ont toutes pour ambition de former les leaders du continent. La dynamique économique africaine crée de la demande pour de nouveaux talents et les enseignes marocaines comptent bien surfer sur la tendance.
Ecoles de sciences politiques ou économiques, business schools (écoles de commerce), peu importe la terminologie et le sens des expressions utilisées, elles sont de plus en plus nombreuses, ces enseignes privées marocaines actives sur le créneau de l'enseignement supérieur privé, à répondre à l'appel irrésistible du continent. La tendance, encore toute récente, prend une toute nouvelle allure. Le royaume a certes été pendant longtemps une destination en Afrique pour les études supérieures, mais les enseignes ne se contentent plus aujourd'hui d'attendre que la demande leur tombe entre les mains. Elles vont la chercher sur les marchés émetteurs subsahariens. Dans les pages qui suivent, nous remarquerons que plusieurs facteurs structurels, mais aussi conjoncturels, soutiennent cette tendance. Nous dressons ainsi une radioscopie, non exhaustive, mais suffisamment significative pour prendre le pouls de cette dynamique de positionnement du royaume comme un pôle d'activité stratégique pour l'enseignement supérieur privé sur le continent. Le premier facteur de soutien de cette tendance est évidemment lié à l'effervescence économique que connaît actuellement le continent. Qui dit boom des investissements, dit forcément créations d'entreprises et donc de besoins accrus en ressources humaines, en qualité et en quantité.
«L'Afrique est en croissance régulière. Elle intéresse des groupes et des entreprises du monde entier et de ce fait, les entreprises et les groupes qui se développent en Afrique ont besoin de talents», pense Thami Ghorfi, pérsident de l'ESCA, école de management (Voir pages suivantes). Par ailleurs, face aux incapacités et insuffisances d'infrastructures de formation des pays africains, les instituts privés de formation et d'enseignement supérieur trouvent toute leur place dans la complémentarité des offres du public, pour fournir au continent les hommes qu'il faut à son développement économique. «Les pays qui connaissent un développement économique et social rapide ont besoin d'augmenter rapidement le taux de pénétration dans l'enseignement supérieur. Le secteur privé est appelé à jouer un rôle important pour compléter l'offre du public, afin d'augmenter la capacité totale de chaque pays et de répondre avec plus d'acuité au besoin du marché de l'emploi», explique pour sa part Antonio Maceda, président de l'Université internationale de Casablanca. L'autre enjeu, est aussi de «fixer» l'offre estudiantine africaine traditionnellement destinée aux pays occidentaux, en développant, cerise sur le gâteau, des programmes universitaires faits sur mesure pour le continent. Pour la plupart des enseignes consultées sur le marché local, cette «appropriation» du savoir et sa connexion aux enjeux actuels et futurs de l'économie du continent est un impératif.
Hicham Bekkali
Consultant en formation «Business in the World»
«Il n'y a de richesse, ni force, que d'hommes». Cette citation de Jean Bodin qui date de 1577 est toujours d'actualité: le développement économique et par conséquent social d'un pays ou d'un continent passe inexorablement par une ressource humaine qualifiée et fortement scolarisée. Par l'amélioration de la formation, nous développons de la compétence et nous permettons à nos ressources humaines l'accès au marché de l'emploi au niveau national, régional et international. Plus on développe des compétences et plus les investisseurs étrangers sont encouragés à venir investir en Afrique et à développer leurs affaires, car ils bénéficieront d'une ressource locale bien formée. Le challenge de l'Afrique est de créer un continent fort d'une jeunesse créative, dynamique, éduquée et ouverte sur le monde. Dans ce challenge, les business schools ou écoles de commerce ont un rôle important, toute la formation doit être orientée sur le développement de l'élite de demain. Leur pédagogie doit favoriser la formation par la pratique à l'instar des écoles américaines, le développement des études de cas et des simulations adaptées à la réalité du pays, la mise en place de ponts avec le milieu professionnel, l'apprentissage des langues, des TIC. En bref, former un citoyen du monde tout en gardant ses valeurs et son identité. Pour finir, les business schools ne doivent pas former juste pour l'employabilité ou pour satisfaire les investisseurs étrangers mais doivent encourager l'entrepreneuriat, véritable levier de richesse et d'indépendance économique».


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