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«Les TPE ont besoin de solutions immédiates»
Publié dans Les ECO le 21 - 02 - 2013


Abdellah Elfergui
Président de la Confédération des TPE ET PME
Les ECO : Quels ont été les principaux chantiers sur lesquels a travaillé votre Confédération depuis sa création en 2011 ?
Abdellah Elfergui : Il faut préciser que 2011 n'était pas l'année de la création au sens propre, mais plutôt une date de création de la Fédération de l'ensemble des TPE et PME de diverses régions du Maroc. En 1994 déjà, nous avions initié la Fédération des associations des jeunes entrepreneurs du Maroc (FAJEM) et en 2000, nous avions changé de nom pour qu'elle devienne la Confédération marocaine de la jeune entreprise (CMJE). Jusqu'en 2004, le mouvement a connu une phase descendante où les activités ont fini par être suspendues jusqu'en 2007 où les jeunes entrepreneurs du nord se sont mobilisés pour la création de leur propre Fédération des associations de la jeune entreprise du nord (FAJEN).
Nous avons, depuis, initié plusieurs événements liés à la formation, au BtoB ou encore des rencontres avec des opérateurs étrangers, notamment espagnols... et nous avons initié un certain nombre de conventions avec des organismes étrangers. Depuis 2011, l'expérience a été généralisée à tout le Maroc en raison du nombre important d'entreprises qui voulaient s'allier au mouvement. Pour rendre cela possible, nous avons donc décidé de créer la Confédération marocaine des TPE-PME (CMTP). Pour ne pas tomber dans les mêmes pièges, nous avons lancé un chantier visant à créer des bureaux régionaux dans plusieurs régions du Maroc. À ce jour, on en compte 11 et il y a des contacts avec d'autres régions pour étendre l'expérience. En décembre, nous avons organisé notre deuxième Conseil national qui a donné lieu à l'élection d'un nouveau bureau représentant les différentes régions du royaume.
En parallèle, nous avons tenu plusieurs rencontres avec des opérateurs étrangers pour entamer des discussions en vue du développement de projets de partenariat, ainsi qu'avec de grandes entreprises marocaines, notamment des opérateurs télécoms ou des assurances, en vue de soutenir les TPE et de négocier la création d'offres spécifiques aux TPE, à même de leur permettre de faire des économies sur certaines de leurs charges courantes. Ceci est d'autan plus important dans le contexte actuel marqué par de grosses difficultés conjoncturelles. Très prochainement, nous espérons conclure des conventions dans ce sens.
Avez-vous approché des banques pour cela ?
Oui, mais la relation est plus compliquée à ce niveau. Une première expérience a été lancée avec une banque de la place pour la création de services dédiés aux TPE. Il y a eu des rencontres mais pour l'instant nous espérons avoir des produits et services plus adaptés. En revanche, nous avons déjà eu des contacts assez positifs avec la Caisse centrale de garantie et d'autres organismes tout aussi importants. Pour l'heure, nous sommes toujours au stade de la réflexion. Nous avons par ailleurs été sollicités par des ambassades étrangères, notamment de Hollande, qui sont intéressées pour développer des partenariats entre les TPE et PME marocaines et hollandaises et qui disposent de programmes dans ce sens. Il y a eu dans le même cadre un travail qui a été fait avec le GIZ concernant le programme TAM du ministère des Affaires générales du gouvernement (MAGG) et qui concerne l'appui aux TPE.
Qu'en est-il alors des autorités publiques ?
Il y a eu certes des initiatives dans ce sens, mais ce que nous déplorons surtout est le fait que nous avons toujours des difficultés à approcher les gouverneurs et les walis. Il faut à ce titre rappeler que les TPE marocaines sont éparpillées sur tout le territoire national. Il y a des initiatives qui sont prises par le gouvernement au niveau central, mais sans transposition au niveau des régions à travers justement ces autorités régionales, les résultats sur le terrain ne sont pas palpables.
Avec le projet de régionalisation, ce problème pourrait être résolu ?
Les TPE marocaines ne peuvent pas attendre 2015 ou 2016, que le projet de régionalisation avancée soit effectivement mis en œuvre. Il y a un besoin immédiat vu que la crise est déjà là et que les TPE ferment malheureusement tour à tour. Nous avons eu vent dans ce sens de plusieurs fermetures de TPE, en raison de problèmes de financement, surtout en l'absence d'une réaction des banques face à leurs besoins en fonds de roulement. Nous avons demandé dans ce sens à ce qu'il y ait une commission de crise pour résoudre ce problème dans les régions et les provinces, mais nous n'avons pas eu de feed-back. Les TPE souffrent de plus en plus et les programmes mis en place ne répondent pas forcément à la problématique, parce qu'il s'agit de programmes à moyen et long termes, alors que ces entreprises ont besoin de solutions immédiates.
Est-ce que vous avez prévu des actions communes dans ce sens avec la CGEM, pour pouvoir donner plus de poids à vos doléances ?
Tout le monde parle des TPE sans forcément y porter l'intérêt nécessaire. La CGEM ne semble pas faire de la TPE sa véritable cible. Nous avons certes été approchés par les fédérations sectorielles, mais nous nous sommes rendus compte qu'il n'y avait par de mesures concrètes de soutien à ces entreprises. Bien sûr, nous restons ouverts à toute proposition et si la CGEM veut que l'on travaille ensemble cela ne pourra qu'être bénéfique. Je tiens à rappeler que nous avons été à l'origine de la création de la Fédération de la PME-PMI au sein de la CGEM dans la fin des années 90 lorsque nous étions dans le bureau de la FAJEM. Nous sommes restés une année à peine parce que l'on s'est rendu compte qu'il n'y avait pas de soutien concret sur le terrain à cette catégorie d'entreprises, surtout dans les régions.
Pour ce qui est des problèmes financiers, il y a tout de même l'ANPME qui apporte son soutien...
Nous demandons une agence spécifique à la TPE qui sera capable de soutenir ces entreprises. Aujourd'hui, il y a l'ANPME, mais force est de constater que les programmes de celle-ci ont été principalement orientés vers la PME. Il y a un certain nombre d'exigences pour pouvoir bénéficier de ces programmes auxquelles une TPE ne peut pas répondre, surtout que l'on sait que la majorité des TPE ne sont pas structurées et sont donc d'office exclues.
Concrètement, quels sont vos principaux objectifs à l'avenir ?
À très court terme, nous voulons d'abord structurer les régions. Il faut un bureau dans chaque région avec des commissions et des dirigeants qualifiés. Ensuite, nous tentons de trouver une solution à la problématique du financement. À ce titre, nous avons initié la réflexion sur un projet de création d'une entité de cautionnement mutuel, qui permettrait aux TPE de disposer des garanties nécessaires pour accéder aux crédits bancaires. Nous espérons aussi convaincre la création d'un fonds spécifiquement dédié au soutien de la TPE.
Sur un autre registre, nous travaillons également sur un chantier visant à convaincre les pouvoirs publics de faire bénéficier les TPE dans les différentes régions du royaume des bons de commande publique et encourager les grandes entreprises à sous-traiter une partie de leur marché auprès de ces TPE régionales. Pour ce faire, il faudrait que chaque administration impose que l'on implique les TPE de la région où un chantier ou un projet est lancé.


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