L'Espagne adopte un décret pour garantir les soins de santé aux migrants sans papiers    Plus de 3 millions de passagers dans les aéroports du Maroc en janvier... Marrakech-Menara en tête    Les USA ont dépensé 11 mds USD les six premiers jours de la guerre au MO    Beyrouth : au moins 8 morts et 31 blessés dans une frappe israélienne    Real Madrid : plusieurs joueurs sur la liste des départs dont Brahim Diaz    Le tribunal espagnol refuse l'extradition d'un Marocain condamné pour une traversée clandestine mortelle    España aprueba un decreto para asegurar la atención sanitaria a los migrantes sin papeles    Provincia de El Jadida: seis muertos y ocho heridos en un accidente de tráfico    Talbi El Alami recibido por el nuevo presidente chileno    La star de «Emily in Paris» va produire un thriller d'action se déroulant au Maroc    Talbi El Alami reçu par le nouveau président chilien    WordPress corrige plusieurs vulnérabilités critiques avec la version 6.9.2    AXA Assurance Maroc confie la direction Marketing et Brand à Samya El Kyas    L'Office des changes lance l'application OC E-Rendez-Vous    Ligue des champions : Achraf Hakimi devient le défenseur africain le plus capé    LafargeHolcim Maroc améliore son résultat net consolidé de 18,6 % en 2025    La Chine clôt les travaux du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et mise sur un bon départ du 15e Plan quinquennal    TIC : le marché marocain estimé à 10 MM$ d'ici 2031    Classes préparatoires : Le Maroc domine les palmarès internationaux    Réforme de l'enseignement supérieur : l'Exécutif dresse le bilan    Justice sensible au genre : l'UE lance le programme HELP au Maroc    Edito. La facture de la dépendance    Tizi et M.L.I lancent «AMAL 2026» pour former 100 jeunes candidats aux législatives marocaines    Le stade Prince Moulay Abdellah sacré meilleur stade du monde en 2025    Le temps qu'il fera ce jeudi 12 mars 2026    Akhannouch préside une réunion sur la mise en œuvre de la réforme de l'enseignement supérieur    Rachid Talbi El Alami représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du nouveau président chilien    Genève : Le Polisario pointé lors d'une conférence sur les enfants soldats    Climat : Février parmi les plus chauds dans le monde    Rabat: Remise des premiers labels "Musée du Maroc"    Nabyla Maan en concert exceptionnel à Rabat    La justice néerlandaise blanchit un ancien employé des accusations d'espionnage pour le Maroc    GASPI : Afrique et Golfe main dans la main    Agadir : Un stade de 300 MDH en projet à Tikiouine    Le Maroc et l'Espagne se disputent la pépite du Real Madrid Thiago Pitarch    Le Chef du gouvernement préside une réunion pour le suivi de la mise en œuvre de la réforme du système de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation    Pourquoi les gouvernements qualifient-ils les mouvements de liberté de « terroristes » ?    Congrès US : le soutien au projet de loi visant à classer le polisario organisation terroriste s'élargit    Maroc : Les supporters sénégalais repasseront devant la justice le 16 mars    La pièce « Le porteur d'histoire » primée aux Molières arrive au Maroc    Renforcer le rapprochement des civilisations au cœur de la rencontre entre l'ambassadrice de Chine et le directeur de l'ICESCO    Nayef Aguerd opéré pour revenir plus fort avant le Mondial ?    Gessime Yassine, la nouvelle pépite marocaine qui séduit l'Europe    L'ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, pressenti pour diriger l'AFD    Nasser Bourita s'entretient à Paris avec le ministre français des AE    Ayra Starr signe son retour avec « Where Do We Go »    Ethiopie. Le livre de Abiy Ahmed devient une bibliothèque pour le public    Le Maroc sous les projecteurs avec l'émission «Voyage Voyage» sur France Télévisions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'Afrique reste sur son nuage économique en 2013
Publié dans Les ECO le 29 - 01 - 2013

Croissance. Le FMI confirme des perspectives stables de croissance pour le continent. Le PIB africain devrait progresser de 5% en moyenne sur la période 2012-2014. L'amélioration attendue de l'économie européenne devrait tirer les performances de plusieurs pays . La Banque mondiale confirme : une demande locale robuste, des prix de matières premières élevés, des volumes d'exportation en croissance, sont les principaux facteurs.
Ce début d'année sera décidément marqué par la confirmation de la stabilité de la dynamique économique du continent, malgré les instabilités politiques et les dommages collatéraux de la crise économique européenne. C'est en tout cas la lecture globale que l'on pourrait tirer des conclusions des traditionnels rapports annuels que viennent de publier la Banque Mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI). Cette dernière institution a livré en début de semaine dernière les mises à jour de ses perspectives sur la croissance économique mondiale pour 2012-2013. Dans un contexte où l'économie globale entrevoit des issues de secours à la crise, la croissance économique continentale demeurera bien stable sur les deux prochaine années. «Selon le scénario de référence, qui table sur le maintien de tensions limitées dans la zone euro et une expansion économique mondiale de 3,4 à 3,2% pour 2012 et 2013, l'Afrique subsaharienne continuera d'enregistrer un taux de croissance supérieur à 5% en moyenne, sur la même période», prédit le FMI. En effet, pour 2013, cette variation est attendue par le même organisme à 5,8%, avant de passer légèrement à 5,7% en 2014. Dans le détail des chiffres, ce sont évidemment les pays africains exportateurs de pétrole qui semblent les plus dynamiques.
L'or noir continue en effet d'être un grand pourvoyeur de richesse pour le continent. Les projections de l'institution financière internationale révèlent en effet que la croissance restera élevée dans ces économies, avec un taux de près de 6 % déjà relevé pour 2012. Ce chiffre est légèrement au dessus de la moyenne continentale estimée pour 2013. Le cas de l'Angola est des plus édifiants, selon le FMI. Un accroissement de la production pétrolière gonflera son PIB de près de 6,4 % en 2012. Au Nigéria, un autre géant pétrolier du continent noir, la croissance du PIB hors pétrole ralentira sous l'effet de l'affaiblissement du contexte extérieur et du durcissement des politiques macroéconomiques, mais une légère reprise de la production pétrolière permettra à la croissance globale du PIB de se maintenir à 7 % en 2012. Toutefois, ce chiffre devrait redescendre à 6,1% en 2013, selon les dernières actualisations du FMI. Il faut savoir que ce pays détient l'une des meilleures performances de la catégorie de pays exportateurs de pétrole.
Effets de relance
Quant aux économies dites «à revenu intermédiaire», l'Afrique du Sud devrait renouer, selon les mêmes projections, avec une meilleure dynamique économique. Après une croissance en berne en 2012 - 6%, l'une des performances les plus basses de cette catégorie -, le géant sud-africain devrait marquer une légère reprise à 3% de sa croissance en 2013, selon le FMI, «sur la base des conditions extérieures relativement favorables». Le Ghana vient tout juste derrière, avec des perspectives de croissance de 7,8% pour cette année, en léger recul par rapport à 2012. Ce pays d'Afrique de l'Ouest demeure toutefois celui qui dispose des meilleures perspectives dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire. L'embellie économique est également attendue au Cameroun (5%) - le secteur non pétrolier étant soutenu par de grands projets d'investissement public et des mesures visant à doper le secteur agricole - Bostwana (4,1%) et le Sénégal, dont les prévisions du FMI sont à 4,3% pour cette année, contre 3,7% en 2011, en raison notamment de l'amélioration en cours du climat des affaires dans ce pays. Dans la troisième et dernière catégorie des économies continentales, vues par le FMI, les perspectives d'évolution sont à des appréciations variables. L'Ethiopie, par exemple, poursuit un rythme de ralentissement de sa croissance, passant de 7,5% en 2011, à 7% en 2012, puis à 6,5% selon les perspectives confirmées la semaine dernière par le FMI pour 2013. L'organisme international explique ce ralentissement par «l'affaiblissement de la demande extérieure» et par la prévalence d'un «environnement de plus en plus rigide pour l'activité du secteur privé». La République démocratique du Congo et le Mozambique devraient, quant à eux, porter leur croissance économique respective au-delà de la barre des 8% en 2013. C'est du moins ce que projette le FMI, qui fait de ces deux pays parmi les plus dynamiques sur les deux dernières années dans leur région respective. Par contre, la plus petite variation en termes de croissance économique attendue pour 2013, parmi les «pays à faible revenus» du continent, devrait se réaliser au Kenya. «La consommation dans ce pays a été freinée par des conditions monétaires restrictives», explique-t-on auprès du FMI. «Cependant, l'activité dans le secteur de la construction et l'investissement des entreprises restent soutenus et favoriseront une accélération de la croissance, qui atteindra 5 % en 2012 et 5,2% cette année», poursuit-on dans le rapport du FMI.
Facteurs de stabilité
Si la Banque mondiale partage globalement ces perspectives, l'organisme a plutôt tenté d'attirer l'attention des observateurs sur les facteurs de stabilité de la croissance africaine. «Une demande locale robuste, des prix de matières premières durablement élevés, des volumes d'exportation en croissance (du fait de flux d'investissement accrus dans le secteur des ressources naturelles ces dernières années)», sont les principaux ingrédients de la recette. Cependant, en plus du frein représenté par une économie mondiale affaiblie, des facteurs locaux, y compris un resserrement antérieur des politiques monétaires (Kenya et Ouganda), des conflits sociaux prolongés (Afrique du Sud) et des troubles politiques (Mali et Guinée Bissau) ont affaibli la croissance dans plusieurs pays de la région, selon la BM. Pour cette dernière, l'activité économique était similairement diversifiée sur le continent, reflétant des prix de matières premières qui restent élevés et des perspectives de croissance relativement robustes. Il faut savoir, par ailleurs, que les flux nets de capitaux ont augmenté de 3,3%, atteignant un record de 54,5 milliards de dollars en 2012. Une bonne partie de l'accroissement des flux nets de capitaux est sous la forme de flux d'investissements étrangers directs vers la région, qui sont passés à 37,7 milliards de dollars en 2012, contre 35,7 milliards de dollars en 2011. Cela, en dépit du déclin général de 6,6% des flux d'investissements directs étrangers vers l'ensemble des pays en développement en 2012. Par ailleurs, les exportations ont crû rapidement au cours de la première moitié de l'année, cependant qu'une décélération abrupte des exportations de matières premières industrielles et de pétrole a eu lieu au troisième trimestre. Le tourisme, un moteur important de la croissance dans la région, est resté robuste, avec des arrivées de touristes élevées dans de nombreuses destinations populaires, y compris en Afrique du Sud, à l'Île Maurice, au Sierra Leone, à Madagascar et au Cap Vert.
IDE : flux dynamiques
Quant aux perspectives globales de l'activité économique dans la région subsaharienne, elles «restent bonnes à moyen terme», selon les projections de la BM et devraient «être soutenues par une reprise de l'économie mondiale, des prix de matières premières qui restent élevés et un investissement accru». L'institution internationale se base sur le fait que depuis 2000, l'investissement dans la région a augmenté de manière continue depuis 15,9% du PIB à plus de 22% du PIB en 2012. Ceci devrait se poursuivre, surtout du fait qu'un nombre croissant d'économies de la région sont capables de puiser dans les marchés internationaux de capitaux, afin d'aider à réduire des contraintes d'infrastructure pénalisantes. Pour l'exemple, en 2012, la Zambie a émis sa première obligation internationale, un emprunt de 750 millions de dollars, qui a été sur-souscrit 15 fois. Outre cela, «la croissance continue des volumes d'exportation de plusieurs pays, qui ont découvert des gisements de minerais ces dernières années (Ghana, Kenya, Mozambique, Niger, Sierra Leone, Tanzanie, et Ouganda), devrait gonfler les perspectives de croissance. Dans l'ensemble, la région est projetée en croissance à son niveau d'avant la crise de 5% en moyenne sur la période 2013-15 (4,9% en 2013, se renforçant progressivement à 5,2% en 2015). Hors Afrique du Sud, la croissance moyenne de la région sera de 6% sur la période 2013-15, selon les dernières actualisations de la BM.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.