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Conjoncture : Les dilemmes de Jouahri
Publié dans Les ECO le 22 - 03 - 2016

Le premier conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) pour l'année 2016 se tient aujourd'hui. Il intervient dans un contexte marqué par une amplification des attentes du marché par rapport aux décisions de la banque centrale. Après deux baisses successives du taux directeur qui n'ont pas eu l'effet escompté, BAM va t-elle enfin se départir de sa politique de prudence ?
C'est aujourd'hui que se tient le Conseil de la Banque centrale, le premier de cette année. La session est vivement attendue parce qu'elle intervient dans un contexte marqué par une amplification des attentes par rapport à la décision que prendra Bank Al-Maghrib (BAM) en réaction à la conjoncture actuelle. Face au ralentissement attendu de la croissance du PIB cette année, les analystes orientent leurs regards vers l'institution que dirige Abdelatif Jouahri, dans l'espoir qu'elle dynamise la croissance. Selon les analystes, afin de mieux prendre en charge les défis de l'heure qui ont été mis à nu par l'amplitude de la décélération de la croissance du PIB pour l'exercice 2016, l'alternative est de jouer sur une action combinée de la politique budgétaire et monétaire.
En clair, un électrochoc est attendu pour faire répartir la machine économique. BAM, qui a eu à concéder deux baisses consécutives de son taux directeur pourrait-elle faire mieux? La question reste en suspens en attendant la réunion de ce mardi. La position de BAM est en effet connue et les deux baisses concédées ne se sont pas traduites par les impacts escomptés. Face à cette situation, le gouverneur de BAM est allé jusqu'à sonner la mobilisation générale en multipliant les rencontres avec les principaux acteurs du marché pour déceler les raisons de cette atonie notamment sur les crédits.
Politiques non conventionnelles
Lors de la réunion du Conseil, en décembre dernier, BAM n'avait pas estimé nécessaire de bouger d'un iota son taux directeur, le maintenant à 2,5% tout en continuant de suivre de près l'ensemble des évolutions de la situation économique. BAM s'est appuyé sur la prise en compte «d'une prévision d'inflation en ligne avec l'objectif de stabilité des prix et des incertitudes qui entourent les perspectives économiques au niveau national mais également à l'échelle internationale». Lors de cette dernière session, le Conseil de BAM avait également revu à la baisse, le rythme de croissance du PIB à 2,1% avec une décélération de sa composante non agricole à 2,7% et une contraction de la valeur ajoutée agricole de 4,3% sous l'hypothèse d'une production céréalière moyenne.
La situation a bien évolué depuis, puisque les hypothèses de croissance tablent, dans le meilleur des cas, sur un taux qui ne franchira pas la barre des 2%. D'où le recours à la Banque centrale qui peut, selon certains analystes, «aller au-delà des baisses de taux». À juste titre, certains n'hésitent pas à prendre comme exemple le rôle joué par la FED américaine ou la BCE en Europe, lors de la crise économique mais aussi dernièrement quant il a fallu accompagner la reprise. Comparaison n'est pas raison, comme le dit l'adage, mais pour les acteurs du marché, BAM peut faire mieux en recourant par exemple à d'autres mesures non conventionnelles pour mieux soutenir la croissance et dynamiser les marchés. C'était déjà le cas lorsque la Banque centrale s'était portée au chevet du secteur des PME et TPE afin de leur faciliter l'accès au financement. Il s'agit d'une piste parmi tant d'autres, même si cette politique ne semble pas convaincre véritablement Jouahri.
En plus de mettre en avant le fait que la mission principale de BAM est la maitrise des prix, le wali-gouverneur reconnait que la politique monétaire est fortement imbriquée avec la politique budgétaire. «La soutenabilité budgétaire à moyen terme est nécessaire pour éviter un financement monétaire excessif de l'Etat pouvant conduire à l'éviction du secteur privé et à une hausse des taux», indiquait Jouahri, il y a quelques mois devant les parlementaires.
Par ailleurs, soutient le gouverneur de BAM, la dernière crise internationale a montré que les attentes vis-à-vis de la politique monétaire peuvent aller au-delà de son champ d'action conventionnel.
En effet, «en l'absence de marges pour la politique budgétaire, les banques centrales ont été fortement sollicitées et amenées à adopter des politiques monétaires non conventionnelles et ultra-accommodantes, qui parfois peuvent avoir des conséquences négatives, comme en témoignent les bulles formées sur les marchés immobiliers et financiers». le débat reste plus que jamais ouvert..


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