Rapport : 7.500 millionnaires et 4 milliardaires, la richesse privée explose en dix ans au Maroc    Donald Trump s'exprimera à l'ONU en septembre    Mohammed Berrid s'entretient avec le commandant de la Force de la mission onusienne dans les Provinces Sud    Corps enseignant: Approbation du projet de décret fixant les indemnités pour heures supplémentaires    El Bouari met en avant l'efficacité des initiatives Royales visant à préserver le cheptel national    Secteur du tourisme: L'élan se poursuit à fin juillet    RNI : Une rentrée remarquée pour le bureau politique    La disparition de Tebboune intrigue en Algérie : la télévision d'Etat accentue le flou en diffusant de vieilles images    Dr BUSSIÈRE : un cœur pour la Chine    L'Algérie court derrière le "Su-57" russe... Un marché illusoire pour le blanchiment d'argent au profit de Chengriha et de son entourage    Regragui : Face au Niger, le Maroc a tout pour gagner    Le président de la FINA Husain Al-Musallam et Fayçal Laraïchi, président du CNOM, exaltent à Rabat le rôle sportif du Maroc    La FIFA ouvre l'accréditation des médias pour la Coupe du monde féminine U-17 au Maroc    Enseignement : le syndicat dénonce le projet de loi 24/59 et menace d'escalade    Police : Un fonctionnaire porte plainte suite à des allégations mensongères et crimes fictifs    Le burn-out frappe plus de six soignants en oncologie sur dix au Maroc, révélant une vulnérabilité accrue chez les jeunes femmes et compromettant la soutenabilité du système de santé    El Bouari détaille l'opération de recensement du cheptel national    Réforme de l'enseignement supérieur : le CG adopte le nouveau projet de loi    Les Marocains se tournent vers les voitures chinoises : qualité et prix, la clé du succès    Royal Air Maroc acquiert un Boeing 737 Max-8 de Qatar Airways pour étoffer sa flotte avant les grandes échéances internationales    Regragui : Le peuple marocain attend le moment où Hakimi soulèvera la Coupe d'Afrique    L'OM aurait trouvé un accord avec Gérone pour le transfert d'Ounahi    Al-Hilal cherche un gardien pour pallier l'absence de Bounou    Ligue des champions: Voici le tirage au sort    "Dbibina" n'aime pas qu'on s'en prenne à son roi    La fondation du Grand Ouarzazate condamne les termes «dégradants» employés par "Le Monde" à l'égard du roi Mohammed VI    Pourquoi s'attaquer à l'institution monarchique au Maroc relève d'un suicide politique et moral    Maroc : le dinosaure hérissé qui défie l'imagination    Maroc Telecom clôt avec faste la 21e édition de son festival des plages    Espagne: perturbations du trafic aérien à Barcelone en raison du mauvais temps    Transition énergétique: L'expérience du Maroc mise en avant à New Delhi    USA : Trump fait mettre les drapeaux en berne après la fusillade au Minnesota    Chikungunya: près de 230 cas recensés en France    Ecoles privées internationales : Le privilège à prix d'or    Qualifications Mondial-2026 (7è j/Groupe E) : Walid Regragui convoque 27 joueurs pour le match Maroc-Niger    Coup d'envoi de la 3e édition du Festival Souissi    Azilal : Un bus transportant un cortège de mariage se renverse en faisant 20 blessés    Benkirane slams Le Monde and «Jabaroot», urges Moroccans to dismiss rumors about the monarchy    La Bourse de Casablanca ouvre sur une note positive    Revue de presse de ce jeudi 28 août 2025    Rima Hassan : une volte-face révélatrice    Les températures attendues ce jeudi 28 août 2025    Asmaa Lamnawar... La voix du Maroc résonne à nouveau à travers une chanson patriotique empreinte de fierté    Coup de cœur tourisme Ep7 : Escale au musée Saint-Exupéry à Tarfaya    Création artistique: Le Maroc déploie son soft power culturel    «Critical: Between Life and Death» et «The Resident» : L'art de 'conter' la souffrance Médecins/Patients    Khénifra célèbre la diversité amazighe lors du Festival international "Ajdir Izourane"    Décès d'Ali Hassan, icône de la télévision et du cinéma marocains    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sécurité et stratégie alimentaires
Publié dans Les ECO le 23 - 09 - 2011

La population mondiale croît et s'urbanise rapidement. Nous devinons ce qu'il en coûtera de nourrir la planète de demain. Il s'agira de plus de 9,3 milliards d'habitants à l'horizon 2050, selon l'ONU. Cela représente une augmentation de la production alimentaire de plus de 70%. Il faut donc s'orienter vers des écosystèmes sains et bien gérés, afin d'assurer la sécurité alimentaire des populations et de couvrir leurs besoins en eau. Autrement, c'est la perspective d'une crise alimentaire qui se profile ! En effet, de multiples constats montrent que la planète épuise progressivement et à un rythme soutenu ses ressources en eau. C'est notamment le cas dans les zones de forte production agroalimentaire. Le réchauffement climatique s'ajoute à ce fait menaçant d'accentuer davantage les problèmes de sécheresse et d'inondations. Assurément, des politiques inadaptées de développement peuvent ravager les terres, épuiser les ressources en eau et réduire la fertilité des sols, particulièrement dans les régions les plus vulnérables à l'instar du Maroc. Cette situation a de graves conséquences physiques, sociales et économiques. Ceci appelle sans tarder à reconsidérer les méthodes d'amélioration des rendements, à un moment où la production alimentaire représente déjà plus de 70% de la consommation en eau mondiale. Un changement radical d'approche par la mise en place de politiques communes entre environnement et agriculture s'impose.
Ces politiques devraient ainsi aboutir à une augmentation de la productivité agricole, tout en préservant les ressources naturelles comme l'eau et les différents écosystèmes. Concrètement, cela signifie une meilleure adaptation des cultures aux nouvelles conditions climatiques, à l'amélioration des techniques d'irrigation, à la préservation des zones humides et à une gestion plus rationnelle des ressources hydriques. Autrement, si on maintient les mêmes pratiques agricoles et les régimes alimentaires actuels, la quantité d'eau nécessaire à l'agriculture, qui est de 7.000 kilomètres cubes aujourd'hui, augmentera de 70 à 90%, pour nourrir neuf milliards de personnes d'ici à 2050. Désormais, la recherche de la souveraineté alimentaire est considérée comme un objectif stratégique pour les Etats. D'autre part, les aléas des changements climatiques et de la mondialisation, la crise alimentaire mondiale de 2007-2008, ont mis en évidence la vulnérabilité de plusieurs pays en matière de couverture des besoins alimentaires de base, ainsi que le poids financier «insupportable» des importations en temps de crise mondiale.La famine ne résulte pas seulement de la sécheresse. Les résultats insuffisants dans le secteur agricole y sont dus aussi à la qualité de la gouvernance. L'accès des populations à une nourriture suffisante en quantité et en qualité nutritive, une nourriture variée à moindre frais, restent une nécessité qui passe d'abord par la préservation et la réhabilitation des potentialités nationales en ressources naturelles et humaines. D'où l'importance d'une stratégie de renouveau agricole et rural, fondée sur l'optimisation et la diversification des productions, sur le développement d'une capacité nationale de production d'intrants agricoles et sur la régulation des marchés agricoles et agroalimentaires locaux, y compris par des mécanismes de subvention, afin d' assurer, pour tous, un accès réel à une alimentation saine, suffisante et équilibrée. L'accent est à mettre sur la collecte et la diffusion d'informations et sur des statistiques agricoles allant des phénomènes d'observation de changement climatique à l'analyse des modes de production, de consommation et de leurs impacts divers : santé publique, caisse de compensation... Par ailleurs, pour répondre au besoin pressant de souveraineté alimentaire, l'agriculture nationale devra réaliser un saut qualitatif important en matière de progrès technique et d'organisation.
Ce progrès est fortement conditionné par le niveau des investissements consentis au profit de la recherche et développement et par les innovations qui peuvent en découler, spécialement pour la prise en charge des risques liés au changement climatique. En outre, la mise en cohérence du secteur agricole avec le secteur industriel est fondamentale, par l'encouragement de rapprochements et de synergies entre les deux secteurs. Cette approche mieux raisonnée de l'agriculture permettra de prendre les décisions à long terme dont dépendent notre environnement et sa pérennité. Elle nous favorisera, de surcroît, l'assurance d'un équilibre vital entre nos demandes en alimentation, en eau et en énergie, tout en nous préservant face aux changements climatiques, aux fluctuations des marchés et aux bouleversements socio- économiques qui peuvent en découler.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.