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«C'est la nouvelle génération qui a fait le cinéma au Maroc»
Publié dans Les ECO le 12 - 11 - 2011

Les Echos quotidien : Vous avez participé récemment
à un casting pour une production internationale.
De quoi s'agit-il ?
Mohamed Majd : C'est un film allemand dont le tournage débutera en 2012. Je peux vous dire aujourd'hui que j'ai été retenu à 50%. Comme vous le savez, lorsqu'il s'agit de productions étrangères, on ne nous envoie le scénario que quelques jours avant le début du tournage. C'est pourquoi, je ne peux pas vous parler du sujet du film.
Vous êtes à la tête d'affiche du film «La source des femmes» dans les salles marocaines depuis quelques jours. On peut dire donc que vous êtes sollicité par les cinéastes étrangers...
Je pense que j'ai beaucoup de chance. Collaborer avec un réalisateur comme Radu Mihaileanu était un pur bonheur. En plus, grâce à ce film, j'ai pu assister au festival de Cannes et vivre des moments inoubliables. Après la projection de ce film à Cannes, le public l'a applaudi pendant 15 minutes. Vous ne pouvez savoir quel était le degré de joie de tout le staff en ce moment. Sinon, j'encourage le public marocain à aller voir ce long métrage, parce qu'il conte une histoire originale basée sur une idée aussi originale à savoir la grève de l'amour.
Préférez-vous collaborer avec des réalisateurs marocains
et étrangers ?
Je ne vois pas les choses sous cet angle-là. Comme je vous l'ai dit, j'ai de la chance d'être sollicité par des cinéastes étrangers. Cela ne veut pas dire que je tourne le dos aux réalisateurs marocains. Au contraire, je suis là pour soutenir tout projet artistique bien de chez nous. D'ailleurs, je participe au prochain long métrage de Farida Bourkia dont le tournage aura lieu bientôt, ainsi qu'à un téléfilm d'un jeune réalisateur marocain. Il y a aussi des projets de sitcoms que je suis en train d'étudier. Par ailleurs, je fais partie de l'équipe artistique de deux autres films étrangers, un espagnol et l'autre néerlandais, qui seront tournés en 2012.
En parlant de sitcoms, bon nombre de critiques
n'ont pas apprécié votre participation à «Yak hna Jirane» ?
Je ne peux défendre la sitcom, puisque ce n'est pas mon rôle. Tout ce que je peux vous dire par contre, c'est que j'avais besoin de conquérir les jeunes qui ne faisaient pas partie de mon public. C'est la raison pour laquelle j'y ai participé. C'était une expérience enrichissante, une première pour moi, qui m'a permis d'avoir une idée plus précise sur les sitcoms. Sinon, chacun est libre d'apprécier ou pas un travail artistique.
Justement, sur quels critères vous vous basez pour choisir vos rôles ?
J'accorde beaucoup d'importance au scénario. Vous savez, lorsque je tombe sur un bon scénario, je fonce sans hésitation aucune. C'est mon seul critère pour décider de participer à un tel ou tel travail.
On reproche souvent aux scénarios des productions nationales d'être faibles. Qu'est-ce que vous
en pensez ?
Le scénario est un vrai problème. Je ne vais pas dire que tout le monde ne sait pas écrire, mais la plupart des scénarios sont banals. Les idées sont là, mais souvent mal décortiquées. Je pense que cette problématique a été soulevée par les critiques, les comédiens, les professionnels... mais jusqu'à maintenant, on n'a pas encore pris le problème à bras-le-corps. Il faut former les gens, les initier à la lecture et à l'écriture, je pense que c'est le seul moyen pour dépasser ce problème.
Vous avez joué dans des films réalisés par de jeunes cinéastes marocains. Que pensez-vous de cette «nouvelle vague» de réalisateurs ?
Je suis privilégié parce que j'ai collaboré avec Nabil Ayouch, Ismael Ferroukhi, Nour-Eddine Lakhmari, Faouzi Bensaïdi et Daoud Oulad Sayed. Ce sont des réalisateurs talentueux qui ont mis une rupture avec le cinéma marocain des années 1980 et 1990. L'émergence de cette nouvelle génération a été de bon augure pour notre cinéma qui a réussi au fil des ans à s'imposer sur le plan africain et arabe. La sélection des films marocains dans différents festivals en Asie, en Europe ou en Amérique en est d'ailleurs la preuve. Vous savez, je suis convaincu que c'est cette nouvelle vague qui a fait le cinéma au Maroc.
Avez-vous déjà pensé à passer derrière la caméra ?
J'ai déjà écrit les scénarios de plusieurs courts métrages que je n'ai pas pu réaliser faute de temps. Vous l'avez bien dit, je suis très sollicité ces derniers temps et je ne peux point faire deux choses : jouer dans des films et tourner des courts-métrages. Une chose est sûre : j'y penserai sérieusement lorsque j'aurai assez de temps.
Vous êtes invité à la 11e édition du festival international du film de Marrakech qui aura lieu début décembre. Que pensez-vous de cette manifestation ?
On ne peut que se réjouir d'avoir un festival de telle envergure au Maroc. Les stars invitées, les films proposés ainsi que les débats organisés font de ce festival un rendez-vous incontournable du cinéma dans la région. Toutefois, je regrette le manque de communication entre artistes marocains et invités étrangers. Je pense qu'on doit préparer des rencontres entre professionnels marocains et étrangers pour que nous puissions bien profiter de leur présence à Marrakech.


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