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Et si on lançait un emprunt national ?
Publié dans Les ECO le 26 - 02 - 2018

40% des 642 internautes qui ont répondu au sondage online de Flm sont favorables au lancement d'un emprunt national. Dans l'autre camp, ils sont 60% à émettre un avis contraire. En effet, l'emprunt national est une dette levée par l'Etat auprès de ses citoyens. Ainsi, à l'instar des Green Bonds ou des Sukuk, l'emprunt national permet souvent d'associer un placement financier à la défense d'une cause. Aussi, c'est souvent un deal win-win car l'Etat accède directement à l'épargne des particuliers et peut donc bénéficier de maturités très longues. De même, le Trésor s'affranchit de la pression des créanciers habituels comme les OPCVM, les organismes de retraite ou les salles de marché des banques. De l'autre côté, les taux d'intérêt sont souvent intéressant en plus de l'accès direct à de nouveaux placements. Parfois, c'est aussi un moyen de bancarisation quand les souscriptions en cash sont autorisées. De même, cette ponction de liquidités qui peut nuire à la consommation est parfois un moyen de juguler l'inflation. Au Maroc, même si ce genre d'opérations a été délaissé depuis les années 90, plusieurs thématiques peuvent marketer un emprunt national. C'est le cas de l'organisation de la Coupe du monde de 2026, de l'accélération de la cadence de construction des hôpitaux, ou d'un plan «Marshall» pour les régions déshéritées. D'ailleurs, le Maroc avait lancé en 1976 un emprunt national pour le développement des provinces sahariennes. Cet emprunt avait mobilisé près de 1,1 MMDH en vue de financer le supplément de dépenses publiques dans ces provinces marocaines fraîchement libérées. Plus près de chez nous, l'Algérie avait bouclé en 2016 un emprunt national pour la croissance avec une levée revendiquée de 5 milliards de dollars. De plus, les souscripteurs pouvaient choisir des bons anonymes. Néanmoins, certains observateurs ont soupçonné l'utilisation d'une partie de l'emprunt pour financer des dépenses courantes et non des investissements. Pour ceux qui sont plus réticents, plusieurs causes peuvent émerger. C'est le cas de l'absence potentielle de liquidité au contraire des autres instruments comme les DAT renouvelés chaque année. Il en est de même pour les OPCVM taux dont la liquidité est quotidienne ou hebdomadaire. Une autre cause peut être liée à une culture à l'ancienne avec la crainte de révéler une partie du patrimoine à l'Etat de peur de voir le Fisc prendre le relais. De même, pour le cas du Maroc où l'inflation n'est pas frappante, un emprunt national peut être déflationniste en freinant la consommation. Enfin, pour l'Etat, les dépenses liées à un emprunt sont parfois importantes en lien avec les frais de publicité et de mobilisation d'un réseau placeur. Surtout si les institutionnels sont prêts à souscrire à des Bons du Trésor sur des maturités longues, le Trésor peut choisir des solutions de levées, plus orthodoxes. À titre d'exemple, l'année dernière avait été marquée par la poursuite de l'amélioration du coût moyen de la dette du Trésor revenant de 4,12% en 2016 à 4,04% en 2017.
Farid Mezouar
DG de FL Market
Les Inspirations ECO : Pourquoi lancer un emprunt national ?
Farid Mezouar : Vu les contraintes budgétaires liées notamment à l'organisation potentielle de la Coupe du monde ou à l'accélération des investissements sociaux dans certaines villes ou zones déshéritées au Maroc, l'emprunt national peut être un moyen de s'adresser directement aux épargnants sans peser sur les taux d'intérêt. Aussi, l'impact déflationniste peut être limité si les montants empruntés sont dépensés assez rapidement.
Quel est le gain pour l'épargnant ?
Tout d'abord, en matière d'investissements financiers, il est toujours plus efficient d'avoir le choix avec des instruments divers. Ainsi, l'emprunt national offre souvent la possibilité de prêter en direct à l'Etat sur des maturités longues avec des taux d'intérêt qui sont souvent bonifiés. De même, c'est une manière de joindre l'utile à l'agréable en affichant un patriotisme économique.


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