Guerre au Moyen-Orient : le PJD appelle à préserver la stabilité des pays arabes    Le Trésor place 2,35 MMDH d'excédents de trésorerie    Région de l'Oriental: Le taux de scolarisation des filles s'élève à plus de 95%    La guerre contre l'Iran... Washington s'apprête-t-elle à inscrire le Polisario sur ses listes noires ?    Du conflit avec l'Iran à la guerre au Liban : un pays pris au piège d'une guerre qui le dépasse    Les autorités pharmaceutiques activent le retrait de lots de lait infantile du marché marocain    Le président Trump affirme que la guerre en Iran est « quasiment » finie    Le corps d'un jeune Marocain a été retrouvé au port de Ceuta    Avenir de la MINURSO : une délégation des FAR s'est rendue à New York    El Consejo Democrático Civil critica la exclusión de los marroquíes en el extranjero de las elecciones legislativas de 2026    Migration council says decree setting 2026 elections excludes Moroccans abroad    Nouveau monstre marin préhistorique géant découvert au Maroc    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    Santé : L'INPLLC relance le marché relatif à la cartographie des risques de corruption    Grève à Bruxelles : RAM annule plusieurs vols    Revue de presse de ce lundi 9 mars 2026    Selon les calculs, l'Aïd Al-Fitr devrait être célébré le samedi 21 mars au Maroc    Les Émirats ne participeront "à aucune attaque contre l'Iran" depuis leur territoire    MRE : la question de la participation électorale relancée    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    Botola Pro D1 : le Raja de Casablanca conserve le fauteuil de leader    Mondial 2030 : une délégation de la FIFA bientôt au Maroc    La CAF augmente les primes de la LdC et de la Coupe de la Confédération    Après sa blessure, Oussama Targhalline signe un retour rapide avec Feyenoord    Entrepreneuriat féminin : un potentiel encore sous-financé    Groupe Addoha 2025 : accélération de la rentabilité et valorisation du patrimoine foncier    Lait infantile. Rappel préventif de plusieurs lots au Maroc    IA et cybersécurité. GITEX AFRICA Morocco crée le STAR Summit    La DGSN dément des rumeurs d'enlèvements d'enfants    Santé. Le Niger mise sur un écosystème intégré    Droits et libertés : ce que révèle le rapport 2024 du CNDH    Après une alerte internationale..l'ONSSA retire des lots de lait infantile et recommande de ne pas les acheter    Radios et télévisions indépendantes : l'ARTI prépare sa stratégie 2026-2027    Tourisme. Le Maroc à l'honneur sur France Télévisions    SILA 2026 : Abidjan, la capitale du livre    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    Le ministre chinois des Affaires étrangères révèle : Les relations sino-américaines à l'aube d'une phase cruciale en 2026    Cambuur : Ismaël Baouf impressionne et attire des grands clubs    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Le président chinois envoie un message ferme à l'armée lors de la quatrième session du Conseil national    Sahara : Christopher Ross prend acte du changement de paradigme tout en jouant l'avocat du Polisario    Ligue arabe : Le Maroc condamne les agressions iraniennes contre des Etats arabes    Souffian El Karouani espère retrouver les Lions de l'Atlas    Diaspora #431 : Najma, l'âme marocaine derrière l'artiste NAJ    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



"Apatride" de Narjiss Nejjar enfin en salles
Publié dans Les ECO le 21 - 02 - 2019

«Apatride», le dernier long métrage de la réalisatrice marocaine Narjiss Nejjar sera enfin en salles à partir du 6 mars. Le dernier opus de la réalisatrice des «Yeux secs» avait séduit la Berlinale en 2018 et a raflé le prix de la meilleure image au dernier Festival national du film de Tanger.
Film d'une beauté rare, «Apatride» raconte un drame vécu par une centaine de milliers de Marocains expulsés d'Algérie en 1975 et arrachés à leur famille en plein hiver au mois de décembre 1975. La caméra suit Hénia, brillamment interprété par El Ghalia Ben Zaouia qui se bat pour exister puisqu'elle n'a pas de carte d'identité nationale, le béaba de tout citoyen. Mystérieuse et triste, on suit la belle déambuler dans les beaux paysages de la frontière, perdue dans une maison où elle n'a pratiquement pas de repères avec une tante à peine présente qui lui promet un mariage avec un vieil homme aveugle (Aziz Fadili) alors qu'elle n'a d'yeux que pour son fils (Avishay Benazra). On apprend avec son père du côté de la frontière marocaine alors que sa mère a été forcée de rester en Algérie. Filmé à l'iranienne avec la dimension dramatique et la simplicité du cinéma chinois, Narjiss Nejjar réussi un film tableau où chaque plan est esthétiquement justifié. Ses acteurs sont justes et donnent de la profondeur à 95 minutes de pur bonheur.
Histoire d'une Jane Doe
Le film écume les silences car Hénia n'a pas de voix, elle n'existe pas ou à peine. Elle n'est pas reconnue par ses pays. Entre deux rives, elle cherche à quitter le père qui est le Maroc pour rejoindre la mère qui est l'Algérie mais sans carte d'identité, elle ne franchira pas les frontières. Elle ne peut même pas se marier. D'ailleurs ses va-et-vient à la préfecture sont d'une cruauté rare. L'héroïne grandit non loin de la frontière algérienne côté marocain et arrivée à l'âge de 35 ans elle n'a toujours qu'une seule et unique obsession : revenir en Algérie pour tenter de retrouver sa mère. Le film suivra le parcours de cette jeune fille hantée par une enfance déchirée par cet exil forcé qui n'a pas manqué de séparer de nombreuses familles maroco-algériennes et d'expulser pas moins de 350.000 Marocains. La réalisatrice du film, Narjiss Nejjar, a choisi de parler de cette tragédie en véhiculant toute une série de messages subtils. «Je suis avant tout une citoyenne du Maroc mais aussi du monde», rappelle-t-elle. C'est d'ailleurs pourquoi ce film est destiné à entrer en résonance avec les conflits contemporains dans de nombreuses régions du monde. En outre, en choisissant d'aborder une telle thématique, la réalisatrice ne l'a pas fait de manière historique, sociale ou politique mais plutôt de manière humaine et esthétique, voire poétique dans ce drame qui sonne comme un écho à d'autres drames humains à travers le monde. Son but était de réussir à appréhender l'histoire à travers une figure qui incarnerait, à elle seule, toute la souffrance de ces centaines de milliers de Marocains séparés de leurs familles.
Histoire de femme
La réalisatrice signe encore une fois un beau film de femmes. Tout en nuance et d'une belle finesse, «Apatride» met en avant une femme à la fois forte et fragile qui tente de s'affranchir d'une situation donnée en empruntant le laborieux chemin de la liberté qui serait à même de lui garantir davantage de dignité. Le spectateur entre facilement dans cet appel au secours de Hénia, un personnage attachant, qui tente de se frayer une place dans le monde. Elle se sent exister dans le regard de l'autre, notamment celui de Mohad animé par un Avishay Benazra touchant mais ce ne sera qu'à l'arrivée de Lise (Julie Gayet), la femme de son amour d'enfance qui pourtant apportera fraîcheur et bonheur dans cette maison morose. Hénia se sent vivre, elle semble retrouver un semblant d'amour maternelle au point qu'elle en oublierait presque que cette française l'éloigne de l'amour de sa vie. Une fresque sociale lumineuse qui assume son côté sombre en salle dans tout le Maroc à partir du 6 mars. …


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.