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Sélim Doucene : "Le succès du paiement mobile est encore timide"
Publié dans Les ECO le 05 - 11 - 2019

Les usages du paiement mobile se sont multipliés et développés ces dernières années dans le monde. Mais au Maghreb, ils se limitent encore aux transferts nationaux, au paiement d'achats ainsi qu'aux retraits et dépôt.
Quels sont les usages du paiement au Maghreb ?
Depuis plusieurs années déjà, les smartphones ont réussi à associer la fonction téléphone avec d'autres caractéristiques : un appareil photo, un reproducteur de musique, un abonnement aux transports publics et même un portefeuille. Des transactions financières peuvent ainsi être effectuée directement depuis un portable et débitées sur un compte client. Et les exemples d'usages du paiement mobile se multiplient : achat dans un magasin équipé de boîtiers NFC, paiement en ligne de factures, de titres de transport ou de parkings ou encore transfert d'argent. Au Maghreb, le succès du paiement mobile est encore timide. Les applications disponibles se limitent encore aux transferts nationaux, au paiement d'achats ainsi qu'aux retraits et dépôts.
La méconnaissance du paiement mobile et la crainte des risques qui peuvent y être associés ne nuisent-elles pas au développement du paiement mobile auprès du grand public ?
Le paiement mobile enregistre des taux de croissance exceptionnels en Afrique. Plus de la moitié des comptes de paiement sur mobile dans le monde se trouvent sur le continent, avec des services financiers de base à plus de 80 millions d'habitants à ce jour. En Afrique, le Kenya a donné le ton en lançant le premier service de paiement par téléphone dès 2007. La solution se démocratise donc de plus en plus. Toutefois, dans des pays où le cash domine encore largement les transactions, comme au Maroc, il peut y avoir des freins psychologiques, notamment pour l'e-commerce. Toutefois, avec la multiplication des écrans et applications, l'adoption des bonnes pratiques en matière d'hygiène informatique est en cours. Du côté des influenceurs, des marques et des décideurs, il convient aussi de développer un vrai travail de pédagogie pour aider à faire connaître les risques et promouvoir les solutions pour utiliser le m-paiement en toute sécurité.
Justement, quels sont les comportements à suivre pour effectuer des paiements mobile sans risques ?
En raison du rôle central joué par le téléphone, il est évident que la protection des données stockées par l'utilisateur est essentielle. Il est ainsi fortement recommandé de verrouiller le téléphone avec un code à au moins 6 chiffres ou avec une double authentification (biométrie) mais aussi d'utiliser des fonctions à distance pour supprimer les données, désactiver le portefeuille électronique et géolocaliser l'appareil, le cas échéant. Un hacker est également en mesure de copier les données d'une carte bancaire. Il faut donc absolument éviter d'utiliser un réseau Wi-Fi public pour ajouter une carte de paiement à un porte-monnaie électronique et privilégier l'utilisation d'un réseau personnel ou même d'un VPN pour gérer votre portefeuille électronique. Enfin, un malware peut reproduire l'affichage d'une application de paiement mobile afin de récupérer des données bancaires. L'installation d'une solution antivirus performante est là aussi incontournable si l'on veut éviter les risques de piratage par le biais de courriels infectés, de publicités ou de SMS malveillants.
Comment les banques peuvent-elles protéger les utilisateurs ?
Le rôle des banques est primordial. D'abord et avant tout, elles doivent mettre en place un ensemble de règles pour réduire le risque de fraude. Par exemple, la certification PCI/DSS impose des critères qui permettent de diminuer le risque lié à l'utilisation des données des utilisateurs. D'autres mesures sont également importantes, je pense notamment à l'authentification à double facteur. Le suivi du comportement du client permet également d'identifier en temps réel des cas de fraudes. Chez Kaspersky, nous proposons la solution Fraud Prevention que les banques peuvent utiliser pour imposer automatiquement une authentification à double facteur, lorsqu'un utilisateur change de comportement ou que son appareil est identifié de façon suspecte : infection, usage du périphérique pour un grand nombre de comptes, etc.
Avez-vous des chiffres sur les menaces mobiles ?
En 2018, dans une étude réalisée par Kaspersky sur le taux d'infection des mobiles dans le monde, nous avons détecté plus de 8,5 millions de logiciels malveillants, 260.000 ransomwares et près de 130.000 chevaux de Troie. Pour permettre aux usagers de ne pas exposer leurs données sensibles, Kaspersky propose des technologies avancées contre les programmes malveillants : elles protègent les appareils mobiles contre un large éventail de menaces dont les ransomwares, les chevaux de Troie et les attaques par phishing. Les usagers qui font appel à ces solutions ont la garantie de pouvoir utiliser leurs téléphones sans s'exposer aux risques d'un vol de leurs données sensibles.


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