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La culture, ce parent pauvre !
Publié dans Les ECO le 15 - 02 - 2012

Les activités du 18e Salon international de l'édition et du livre (SIEL) se poursuivent à Casablanca. Alors que les différents exposants se plaignent de la rareté des acheteurs, les férus des tables rondes sont comblés. Depuis le coup d'envoi de cette édition, un grand nombre de rencontres a été organisé par le ministère de la Culture, le CCME (Conseil de la communauté marocaine à l'étranger) en partenariat avec le CNDH (Conseil national des droits de l'homme), l'ICPC (Instance centrale de prévention de la corruption) et le CC (Conseil de la concurrence) ou encore l'ambassade de France au Maroc. Lundi, Abdessalam Cheddadi, Mohamed Sghir Janjar, Souleyman Bencheikh et Driss Ksikès se sont penchés sur une question épineuse : éditer une revue au Maroc aujourd'hui, enjeux et difficultés. Cette table ronde modérée par la journaliste et écrivaine Bahaa Trabelsi était l'occasion de discuter de ces difficultés financières qui menacent l'existence de bon nombre de revues. C'est le cas de MLM (Magazine littéraire du Maroc). «Nous avons créé une revue parce que nous avons la foi. Sinon, les sources de financement sont minimes, d'autant plus que la revue est trimestrielle», témoigne Cheddadi. Ce magazine spécialisé qui a réussi à fidéliser un certain nombre de lecteurs, n'arrive malheureusement pas à séduire les annonceurs. La thématique adoptée y est-elle pour quelque chose ? «Je ne pense pas. Au contraire, le Maroc a besoin de ce genre de revues. Le problème, c'est que nous n'avons aucune subvention de l'Etat. J'ai essayé de contacter l'ancien ministre de la Culture par exemple, pour nous soutenir, mais en vain», ajoute le directeur de publication de MLM. Que faire ? Laisser tomber un projet si ambitieux ? «Nous sommes en train d'étudier une nouvelle formule, afin de drainer les annonceurs. Je pense tout particulièrement à la périodicité de la revue, qui constitue à mon sens un frein», ajoute Cheddadi. L'expérience de MLM est semblable à celle de la revue Prologues. Editée il y a une vingtaine d'années par un groupe de professeurs chercheurs, cette revue souffre également de bon nombre de problèmes. «En lançant Prologues, nous pensions mettre en place une revue telle que London Book Review, qui s'intéresse aux sciences humaines et sociales. Nous nous sommes dits qu'avec 4.000 professeurs chercheurs marocains, nous pourrions créer le débat.
Notre diagnostic était complètement faux», affirme le directeur de publication de Prologues, Mohamed Sghir Janjar. En effet, selon une étude réalisée dans les milieux universitaires, 51% des professeurs-chercheurs marocains n'ont jamais écrit un seul article de leur vie. Cette situation en dit long sur la production scientifique dans notre pays. Face à cette situation, les dirigeants de Prologues comptent lancer bientôt un site web. C'est le cas aussi pour Economia, dirigée par Driss Ksikès. Une plate-forme web sera lancée dans trois mois, mettant en place une e-revue. Seule la revue Zamane, semble échapper à la crise des revues au Maroc. Les chiffres sont là pour le prouver : en 2011, la revue a vendu 7.000 exemplaires, ce qui la place en 2e position sur le marché des mensuels au Maroc. Toutefois, son directeur de rédaction Souleyman Bencheikh tient à préciser que malgré son succès dans les kiosques, Zamane n'est pas une entreprise rentable, vu qu'elle n'arrive pas encore à avoir de la publicité. L'Etat a-t-il un rôle à jouer pour sauver mise ? «Bien sûr que oui ! Tout d'abord, il faut améliorer l'éducation des gens et surtout essayer de trouver une solution à ce déficit linguistique dont souffrent la plupart des Marocains. Il faut ensuite mettre en place une infrastructure culturelle, afin de promouvoir la culture et inciter les jeunes et moins jeunes à lire, à voir des pièces de théâtre, à assister à des expositions...», souligne Cheddadi. Driss Ksikès lui, fidèle à ses principes, a réaffirmé que la subvention d'Etat à la presse est avant tout un cadeau empoisonné, vu que notre Etat n'a pas une «neutralité bienveillante». Mais c'est Sghir Janjar qui était le plus original. Il a proposé de mettre en place une caisse de compensation pour le produit intellectuel pour mettre fin à la crise que connaît le secteur de l'art et de la culture au Maroc. Cet appel serat-il entendu par qui de droit?

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