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Un reprise «provoquée»
Publié dans Les ECO le 22 - 07 - 2010

Difficile. C'est le qualificatif fréquemment utilisé par les professionnels de l'automobile pour traiter de la conjoncture actuelle du secteur au Maroc. Après un premier semestre qui a connu une baisse des ventes de voitures particulières de 2,49% (à 47.708 véhicules neufs) et des véhicules utilitaires à -27,1% (6632), ils s'attendent à subir les répercussions d'un marché européen annoncé en baisse pour le reste de l'année.
Réorganisation de la distribution mondiale
Au Maroc, les 6 premiers mois de l'année ont été «très difficiles». L'avis de Younès Iraqi, directeur général des ventes de Toyota au Maroc, reste largement partagé. «On s'attendait à ce que le salon de l'automobile provoque la relance. Malheureusement, cela n'a pas été le cas». Maintenant, face au repli prévisible en Europe et à un dernier trimestre 2010 annoncé «très mauvais» par Euler Hermès dans l'Union, les industriels européens envisagent plus que jamais de recourir aux pays émergents pour écouler leurs stocks. Malgré le net ralentissement en Europe, le marché mondial devrait, quant à lui, augmenter. Dans cette logique, le Maroc devra être le théâtre d'une concurrence agressive pour les prochains mois.
Crédit à la consommation
Un analyste de la place nous explique cette orientation par deux facteurs : «Si on considère une réduction de l'accès au crédit , élément primordial qui encourage les ventes, l'orientation vers les marchés émergents reste une solution incontournable». En effet, le gros des ventes des constructeurs sont fait sur la base de crédits, et comme cette branche d'activité se porte mal... Les promesses d'actions importantes, formulées par les gouvernements européens en faveur du crédit à la consommation et automobile, s'affichent néanmoins rassurantes pour la fin de l'année.
Prime à la casse
Pour soutenir les ventes, en 2009, la plupart des pays européens avaient mis en place ce bonus, mais il a pris fin ou a été réduit en valeur, d'où l'impact négatif sur les ventes européennes de ces trois derniers mois. Logiquement, la fin de l'octroi de cette prime devait donner lieu à une forte augmentation des ventes de voitures d'occasion en provenance d'europe au Maroc. Notre analyste n'est pas de cet avis. Le marché d'occasion marocain aurait été fortement encouragé par l'octroi de cette prime en Europe. «Les usagers européens faisaient une comparaison entre l'obtention de la prime ou la vente à destination d'un marché émergent».
À l'exemple de la France, le bonus était de 1.000 euros l'année dernière, puis a regressé de moitié en valeur. «Du coup, certaines personnes préféraient vendre leur voiture à un MRE plutôt que d'encaisser la modeste prime», rapporte notre analyste. Cet avis reste néanmoins partagé dans une moindre mesure par Iraqi qui prévoit une hausse massive des achats de voitures d'occasion. «Au Maroc, la baisse des droits de douane reste certes plus favorable aux véhicules européens» (qui bénéficient d'un taux privilégié par rapport aux asiatiques, n.d.l.r), tient-il à préciser. Reste à savoir si ce climat de crise favorise les véhicules asiatiques, dont Toyota est le leader. «Cette crise représente plutôt un dommage collatéral : quand l'industrie européenne souffre, elle agit sur le marché de l'occasion, toutes marques confondues, au Maroc». L'effet de la prime à la casse ayant disparu, ces voitures retrouveront leur chemin vers l'étranger car, même avec l'affranchissement douanier, ces véhicules usagés trouvent facilement preneur et à des prix très compétitifs, ce qui se répercute mécaniquement sur les ventes de voitures neuves toutes marques confondues. «Par exemple, quand on retrouve une Chamade, en bon état, à 40.000 DH, on ne la laissera pas échapper par les temps de crise qui courent pour s'acheter une Laguna auprès du concessionnaire à plus du double du prix». Conséquence, le marché de l'occasion a effectué un bond en avant l'année dernière et a enregistré une hausse spectaculaire le semestre passé. Les estimations parlent même de 80 % à 85 % de plus entre 2009 et 2010. «Il faut agir pour éviter que le pays ne se transforme en dépotoir», conclut-il. Les regards sont actuellement tournés ver l'Etat, qui devra réagir vite tout en prenant en compte la possible interdiction de revente de voitures dépassant un certain âge.
Pronostics pour le reste de l'année
Conclusions, la seconde moitié de l'année s'annonce plutôt morose. Selon des prévisions de la profession, la croissance existe et devrait vaciller de 0,1 à 3%, mais les doutes persistent chez les professionnels. «Le 2e semestre sera peut-être équivalent à celui de l'année dernière, voire légèrement meilleur» prévoit Iraqi. «On ne peut pas tomber plus bas», la même période de l'année dernière a en effet été dure à digérer. Notre analyste, lui, pense que «le 2e semestre va être un test pour le marché, car l'élément qui le parasitait, la prime à la casse en l'occurrence, a disparu». L'essor des ventes dépendra en majeure partie de l'accès au crédit à la consommation. «S'il se rafraîchit, on parlera de reprise, sinon le marché va rester stable, avec une légère amélioration».


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