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Georges Pauget, Europlace: «Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain»
Publié dans Les ECO le 28 - 02 - 2012

Georges Pauget, Président du pôle de compétitivité Finance Innovation - EUROPLACE
Les Echos quotidien : Comment faire la part entre le rôle des innovations dans le développement des marchés financiers et la responsabilité qu'on leur attribue dans la crise actuelle ?
Georges Pauget : Le moteur des innovations qui ont été impliquées dans la crise 2007-2009, c'est la recherche d'un couple rendement-risque, correspondant exactement aux besoins des investisseurs. C'est la raison pour laquelle on a imaginé des produits qui étaient organisés par tranche de risque. Les modèles qui définissaient ces tranches de risque étaient fondés sur l'historique des 20 dernières années et considéraient comme cas extrême la pire crise immobilière américaine plus un coefficient de sécurité qui de mémoire était de 20%. Ces modèles là se sont avérés défaillants, c'est-à-dire que l'on s'est retrouvé dans une situation radicalement différente de celle qui avait été imaginée. Le besoin qui était à la base de trouver la relation la plus étroite et la plus précise possible entre le rendement et le risque reste une préoccupation. Ce qui est remis en cause, c'est le mode opératoire utilisé et surtout la dimension que le phénomène a prise. Or, comme il y avait une demande extrêmement forte sur ces produits, au final, on a été chercher des actifs de base qui n'étaient pas de bonne qualité et qui n'étaient même pas de la qualité présentée. Donc, il y a eu une complète déviation, à la fois de l'idée d'origine et surtout de sa mise en œuvre. Ceci montre qu'il faut être extrêmement attentif à l'ampleur quantitative que prennent certains marchés et à l'observation stricte des règles qui ont présidé à la définition des produits. Je crois qu'il faut veiller à ce que l'on fasse une analyse exhaustive des raisons objectives qui ont conduit à la défaillance des marchés de façon à corriger ces défaillances, mais à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, parce qu'à ce moment là, on effacerait d'un trait de plume tous les progrès qui ont été réalisés et qui sont réels. Donc, je suis pour une approche positive des phénomènes, de telle sorte que l'on tienne compte des erreurs et qu'on interdise les comportements condamnables, pour qu'après avoir fait le ménage, on continue à avancer.
Dans le contexte actuel, le marché financier marocain doit-il aller vers les innovations financières ou se contenter de consolider ses acquis ?
Nous sommes dans une période qui devrait être normalement propice à l'innovation financière, puisque l'innovation se développe dans un contexte de changement complet de l'environnement. Nous faisons face de ce point de vue là, du fait de l'évolution des réglementations, des situations de marché, de la situation économique, à un environnement extrêmement différent de celui que nous avons connu avant la crise des subprimes. Normalement, compte tenu de ce changement de contexte, il devrait se produire des innovations. Il faut à la fois maîtriser les métiers traditionnels, le b. a.-ba de la finance et puis ajouter une partie nouveauté que l'on va tester, convenablement appréhender et progressivement développer. Il ne faut surtout pas opposer ces différents aspects, c'est une vraie complémentarité qu'il s'agit d'organiser.
Les produits islamiques constituent-ils un facteur d'innovation apte à développer le marché financier au Maroc ?
Les produits de finance islamique développés dans certaines places (Paris, Londres, Moyen-Orient...) sont des produits pour investisseurs institutionnels, c'est-à-dire sur le marché de gros. Il n'y a pas aujourd'hui de marché très important pour la clientèle particulière. C'est un élément qu'il faut avoir en tête. Cela viendra peut être, mais ce n'est pas le cas pour le moment. Aussi, pour développer ce genre de produits, il faut avoir des investisseurs institutionnels, c'est-à-dire des gestionnaires d'actifs des fonds de pensions et c'est l'une des conditions de la réussite de ces produits. Bien sûr, il y a des investisseurs institutionnels du pays, mais il y a aussi des investisseurs institutionnels étrangers, puisque les grands fonds souverains du Moyen-Orient sont extrêmement intéressés par ce genre de produits. Donc, si le Maroc devait lancer ce genre de produits, ce sont d'abord à eux qu'il devra s'adresser dans un premier temps, tout au moins.
Quelles sont les chances de réussite pour la future place financière de Casablanca, qui entend s'ériger en plateforme vers l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Centrale ?
Son développement sera largement fonction de la financiarisation des pays concernés. Ce que nous savons, c'est que les pays de la zone que vous citez devraient connaître un vrai développement économique. Ensuite, il faudra voir à quelle vitesse la financiarisation s'effectuera dans ces pays. J'avoue que je ne dispose pas d'assez d'éléments pour pouvoir en juger d'emblée.
Vous avez été patron de grandes banques françaises, vous savez qu'il y a des banques marocaines qui sont implantées dans cette région. À votre avis, cela peut-il contribuer à accélérer cette financiarisation au profit de CFC ?
En effet, je sui bien placé pour le savoir. C'est un élément qui facilite les choses. De là à en faire une hypothèse de développement du marché, je ne saurais le dire.


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