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Le Web remplacera-t-il l'édifice ?
Publié dans Les ECO le 29 - 10 - 2010

Silence ! Lisez avec les yeux car ici vous êtes en plein cœur de la Bibliothèque nationale du Maroc, à Rabat. Du haut de ses 54.000 m2 sur deux étages, elle est l'une des plus grandes du royaume, si ce n'est la plus grande. Il faut dire que sa grandeur ne se mesure pas uniquement à la taille du bâtiment, mais surtout à la dimension culturelle que cet édifice représente. Des livres, par centaines, par milliers certes, mais pas uniquement. La Bibliothèque nationale, c'est aussi un auditorium de 250 places, une salle d'exposition ouverte, une salle de consultation «grand public» capable d'accueillir plus de 260 lecteurs sur une superficie de 1.200 m2 sur deux niveaux ainsi que de nombreux espaces dédiés : un espace consacré aux chercheurs et doctorants, une salle de consultation pour malvoyants, une médiathèque, une bibliothèque des médias nationaux et internationaux, plusieurs salles de conférences... pour n'en citer qu'une partie.
Entre les murs
Que l'on soit un boulimique de livres, un lecteur occasionnel ou juste à la recherche d'un document précis, on ne peut s'empêcher, une fois la porte en verre franchie, de se sentir envahi de l'envie de cueillir un de ces nombreux ouvrages d'histoire, de littérature, d'art moderne, contemporain ou islamique, d'économie ou encore de théologie pour s'attabler en silence ici ou là, et se laisser emporter par les mots. Et pour cause. L'imposante dimension du bâtiment est telle que même les employés de la bibliothèque, souvent là depuis de nombreuses années, ont mis du temps à s'adapter à l'espace. Et pourtant. Driss Khrouz, directeur de la bibliothèque, nous raconte : «Depuis le début des travaux, j'organisais chaque fin d'année une grande réunion avec toute l'équipe au milieu du chantier pour que les gens puissent déjà s'approprier les lieux et s'y habituer». Deux ans après avoir investi les lieux, ce labyrinthe du savoir et de la connaissance est encore un mystère pour certains. Mais finalement on s'y perd sans s'inquiéter, entre les différents niveaux, les étages ou les services.
Des étagères à la Toile
En fait ce n'est pas sur deux étages que s'étend la bibliothèque mais sur trois. Neuf si l'on compte la tour. Celle-ci, qui trône devant l'édifice, est la «réserve» de la bibliothèque. Elle abrite les plus anciennes collections de livres, de manuscrits ou d'objets anciens ou même de journaux qui font la richesse de l'institution. Si vous voulez un livre ou un document qui n'est pas disponible dans les étagères, il vous suffira de remplir une fiche pour qu'un des bibliothécaires monte vous le chercher. «10 à 15 minutes suffisent !», explique fièrement l'un d'eux. C'est que c'est organisé ici ! Chaque chose à sa place. Si entre l'étage et le rez-de-chaussée ce sont essentiellement des salles de lecture ou de conférences que compte la bibliothèque, au sous-sol c'est totalement un autre univers. La température y est inférieure à la normale, les murs sont d'une blancheur à faire pâlir une salle d'opération, les gens portent des blouses et des gants. Eux, se sont les techniciens. Dans une bibliothèque ? Leur travail consiste à redonner vie aux livres, en particulier aux manuscrits. Au total, la bibliothèque en compte quelque 40.000, sans parler des volumes qui s'élèvent à près de 13.000 exemplaires. Pratiquement tous sont issus de donations. La dernière date de cette année, venant de la fondation Bensouda qui a remis à la bibliothèque 472 manuscrits et 76 volumes d'archives. Nettoyer, rafraîchir et conserver, c'est donc ça le travail de ces techniciens en blouse blanche qui par la suite doivent numériser les documents. La numérisation, voilà le grand projet de la bibliothèque nationale. Déjà membre du comité de pilotage du réseau numérique dirigé par le Canada, «la bibliothèque nationale du Maroc s'ajoute à de nombreuses autres institutions du genre en Europe, en Amérique, ou au Moyen-Orient pour partager sa richesse documentaire, en particulier les revues et publications considérées comme patrimoniales», nous explique Khrouz. Mais l'ambition du directeur va plus loin: «Nous avons le projet de lancer la numérisation de toutes les archives presse, les livres rares –et ils sont nombreux- et les manuscrits», annonce-t-il. En comptant uniquement les manuscrits, les techniciens auraient de quoi faire pour les vingt années à venir. Au lieu de cela, la Bibliothèque nationale prévoit de lancer un appel d'offres international pour sous-traiter la numérisation des ouvrages. «L'opération se fera dans les locaux de la bibliothèque et sous la direction de nos équipes», explique Khrouz. À terme, l'ambition du directeur est de mettre en ligne cette richesse nationale pour en faire profiter le maximum de lecteurs à travers le monde. Du moins «les livres libres de droits, qui ont plus de 70 ans», précise le directeur. Or, que les livres quittent leurs étagères pour le Net n'est pas une idée qui plaît à tout le monde au sein de l'établissement. Il faudra, probablement, attendre encore d'autres générations avant de voir circuler un des nombreux manuscrits de la bibliothèque sur un site tel que Google books. sophia akhmisse


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