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L'UE (re)fait le premier pas
Publié dans Les ECO le 23 - 04 - 2012

C'est reparti ! Il n'aura pas fallu plus de six mois après le rejet de la première mouture pour que Maria Damanaki relance les tractations officielles auprès des autorités marocaines pour le repêchage de ce partenariat. La Commissaire européenne aux affaires maritimes et pêche a été reçue vendredi dernier -«à sa demande», une précision importante- par Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime. Annoncée d'abord sur le portail officiel de la Commisssion européenne, cette visite qui a eu dans la journée de vendredi a été confirmée par l'entourage du ministre. D'une rive à l'autre du détroit, on s'accorde sur le fond des échanges : la relance des négociations pour un nouveau projet d'accord, une motivation exprimée juste avant son arrivée au Maroc, jeudi, par Damanaki. «L'objectif est de rencontrer nos partenaires marocains pour leur confirmer notre souhait de démarrer les négociations pour un nouveau protocole d'accord dans le secteur de la pêche, probablement dès le mois de mai», précisait-elle. De source officielle, la responsable a présenté à Akhannouch «les nouvelles priorités» de la position européenne sur ce dossier, sans plus de détails. Damanaki a également été aux locaux de deux autres ministères, en l'occurrence celui des Affaires étrangères, ainsi que celui de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies. La proximité de l'échéance - mai ou juin prochains - jusque là proposée par la partie européenne pour la reprise des négociations, montre l'urgence face à laquelle la responsable européenne est confrontée. Cette dernière est assujettie depuis plusieurs mois à une forte pression des associations professionnelles espagnoles de la pêche maritime et autres lobbies pro-accord. Il faut dire que les pêcheurs ibériques broient réellement du noir depuis le rejet du premier projet d'accord par le Parlement européen. Ils auraient été, de fait, les principaux bénéficiaires de ce partenariat, exploitant 100 des 119 licences octroyées par le royaume, si l'accord avait réussi à passer entre les mailles des filets des eurodéputés.
Akhannouch persiste et signe
Du côté marocain, la tutelle reste fidèle à sa position. «Le Maroc n'envisagera de discussions que dans le cadre d'un respect total de sa ressource de l'envirionnement, et des intêrets du secteur», affirmait Akhannouch, lors d'un point de presse à l'issue de la visite de la Commissaire européenne. En marge d'une visite antérieure de son homologue espagnole, Akhannouch avait également fait allusion au dossier du Sahara marocain, qui a soulevé beaucoup de débat lors des dernières négociations. Chez les professionnels marocains, «l'établissement d'un partenariat avec l'UE est acceptable, sur le principe, mais devrait se faire en prenant en compte les intérêts du secteur», comme le fait savoir Hassan Oukacha, président de la Fédération de la pêche maritime (FPM). Ces enjeux sont en l'occurrence liés aux nécessités de «renforcement des contrôles», et d'une «révision substantielle de la contrepartie financière». Parmi les conditions de reprise des négociations, les professionnels revendiquent également «plus d'implication et de concertation avec la tutelle». L'enjeu est à la cohérence des positions du privé et du public. Cet aspect, réussi, pourrait bien mieux permettre de mettre en avant les intérêts du royaume dans ce dossier.
Et maintenant ?
À Luxembourg, en cette matinée de lundi, se tient la 10e session du Conseil d'association Maroc-UE. Une délégation marocaine, présidée par Youssef Amrani, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, devrait livrer aux responsables communautaires un rapport sur la situation politique et économique du pays, ainsi que les réformes attendues et d'autres, déjà en cours. Les deux parties devraient ainsi se pencher, à cette occasion, sur la vision future de leurs relations et les moyens de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat.
Cette perspective devrait effectivement être constituée, dans le fond, par le Plan d'action sur la mise en œuvre du Statut avancé, qui vient d'être finalisé. Ce programme sera la feuille de route à moyen terme de la coopération bilatérale et préparera la nouvelle étape statuaire qui liera le Maroc et l'UE. Ce stade de coopération pourrait prendre la forme d'un partenariat privilégié. Mais avant de penser à l'avenir, le Conseil marquera d'abord un point sur les acquis. Ces derniers sont liés principalement à l'accord agricole, ainsi qu'à la résolution adoptée par le Parlement UE portant sur la participation du royaume aux programmes et agences communautaires. Parmi ces acquis, figure également le bouclage du démantèlement tarifaire progressif depuis le 1er mars dernier. À cela s'ajoute également le lancement des discussions sur la conclusion d'un Accord de libre échange complet et approfondi (ALECA), ainsi que les négociations sur les volets de la migration, la mobilité et les échanges dans le secteur des services. Ce dernier a démarré vendredi dernier. Ce bilan aurait été sans doute parfait, si le rejet de l'accord de pêche, en novembre dernier, n'avait pas brouillé pendant un certain temps les relations économiques entre les deux parties.


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