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Caravene de l'export : En mode offensif
Publié dans Les ECO le 04 - 06 - 2012

Il faut croire que le Gabon, le Cameroun et le Burkina-Faso sont des destinations privilégiées pour le Maroc en Afrique. Déjà prospectés par les anciennes éditions de la Caravane de l'export, organisées ces dernières années par Maroc Export, ces trois économies recevront à nouveau une nouvelle délégation d'hommes d'affaires et d'entrepreneurs marocains, soutenue par des officiels, et menée par Abdelatif Mâazouz, actuel ministre délégué auprès du chef de gouvernement, en charge des Marocains résidant à l'étranger (MRE). Le ministre du Commerce et de l'industrie, principal intéressé de la mission, n'a pu se joindre à la délégation, et se verra donc remplacé par un son prédécesseur au même portefeuille dans l'ancien gouvernement. Concernant le choix renouvelé pour ces trois pays, il semble que l'étude dévaluation entreprise par Maroc Export ait relevé davantage de potentiel d'échanges avec ces pays qu'avec les autres, ce qui est une bonne nouvelle, et pour Maroc Export, et pour les entrepreneurs nationaux.
Ancrage et rééquilibrage des échanges
La 6e édition de la Caravane de l'export prend étape aujourd'hui au Gabon (du 2 au 5 juin), précisément à Libreville. Si l'effort de renforcement des liens de coopérations avec le Gabon, par ailleurs pays ami du Maroc sur le continent, ne fait aucun doute, le retour de la mission marocaine dans le pays est dicté, lui, par la demande faite par les entrepreneurs nationaux pour ancrer davantage les échanges avec l'économie gabonaise. Cette demande ne serait pas en provenance que des seuls entrepreneurs ayant déjà des relations d'affaires avec le pays. Il y a aussi un certain nombre d'autres hommes d'affaires qui, voyant le résultat des anciennes caravanes, et leurs retombées économiques sur leurs compatriotes marocains, désirent également profiter des opportunités offertes par l'économie gabonaise. Le pays n'est certes plus à représenter pour les entreprises comme pour les politiques marocains. Cependant, il en va en fait de la pérennité des relations d'affaires entre les deux pays, qui devront se répéter, pour réellement planter le décor d'un partenariat Sud-Sud exemplaire, et non plus factice comme par le passé. D'Afrique de l'Ouest, la Caravane s'envolera en Afrique centrale, au Cameroun précisément, pour deux demi-journées d'échanges entre hommes d'affaires des deux pays.
À l'image du Gabon, le pays est connu pour ses richesses en bois et en coton, qui représentent d'ailleurs l'essentiel des importations (90%) en provenance de ce pays à destination du Maroc. L'intérêt pour le Cameroun -pays membre de la Cemac-, comme pour le Gabon d'ailleurs, est motivé d'un point de vue essentiellement macroéconomique, par le désavantage constaté par les officiels marocains au niveau des échanges du Maroc avec le pays. 111 MDH d'importations en 2010, pour seulement 50 MDH d'exportations : les chiffres sont tout aussi peu reluisants que désavantageux pour le Maroc, puisque le solde est négatif à 62 MDH au total. Le choix du Cameroun porte donc en partie sur le rééquilibrage des échanges entre les deux économies. Avec le Gabon, le solde des échanges est, rappelons-le, tout aussi négatif pour une valeur globale de -140 MDH (240 MDH d'importations pour 100 MDH d'exportations). Ce qui n'est pas le cas du Burkina-Faso, troisième et dernière étape de la caravane (5 au 7 juin). À cette différence du Cameroun et du Gabon, qui se verront proposer une offre multisectorielle, le Burkina Faso aura de surcroît un forum, appelé pour l'occasion Forum Maroc Afrique Elec, où 40 entrepreneurs marocains vont défendre, jeudi prochain, l'expertise marocaine dans le secteur de l'électricité, tant les besoins du pays dans ce domaine se font persistants. Fort d'une stabilité politique et d'une croissance économique soutenue, le Burkina-Faso a entrepris depuis une dizaine d'année toute une réforme dédiée à la généralisation de l'accès à l'électricité. Il ne saurait en effet y avoir de développement socioéconomique sans garantie d'accès aux infrastructures de base, comme se plaisent à le rappeler le FMI et la Banque mondiale à coups de rapports. Et cela les exportateurs marocains, soutenus toujours par Maroc Export, et en l'occurrence par la Fédération nationale de l'électricité, de l'électronique et des énergies renouvelables, l'ont très bien compris. C'est d'ailleurs cette compréhension affinée de Caravane en Caravane, des besoins réels des partenaires africains du Maroc, qui confère au royaume et à ses entrepreneurs une place privilégiée sur le continent, et moins entachée que celle des économies développées, et dans une moindre mesure celle de l'Afrique du Sud dans sa région.
De l'organisation au pilotage
Organiser des missions de prospections économiques et commerciales est une chose, les pérenniser en est une autre. Une chose est sûre : Maroc Export a tiré les leçons de l'étude d'évaluation des caravanes précédemment organisées à cet effet. À cette étape de développement des activités de Maroc Export, il s'est avéré essentiel de faire à la fois un travail de rétention des premiers partenariats noués auprès des pays visités, et de donner un signal positif de l'intérêt qui leur est porté . Un travail d'ancrage qui devrait permettre de consolider l'ébauche d'un réseau commercial établi à ce jour, en amenant les différents pays partenaires à tisser avec le Maroc une toile africaine basée autant sur les échanges, que sur la compréhension mutuelle. Avec la globalisation en effet, tous les territoires nationaux, en l'occurrence africains, sont en concurrence les uns avec les autres. De fait, au-delà des seuls aspects de communication et de prise de contact ponctuels, la réussite de telles initiatives est fortement conditionnée par le suivi et le maintien dans le temps, et sur le long terme, des relations bilatérales et interentreprises du Maroc, avec les 16 pays visités à ce jour. D'autant que si par le passé, la multinationalisation des relations interétatiques étaient du ressort des gouvernements, elle est aujourd'hui fortement tributaire des «multinationales» et des PME, auxquelles la globalisation des échanges a dévolu le choix de bons projets d'investissement.
C'est en cela également que le retour dans ces pays-là prend tout son sens «commercial». Par ailleurs, si la Caravane dans ses différentes éditions et destinations a permis de dédiaboliser le continent africain auprès des entrepreneurs nationaux, qui rêvent d'exporter en Europe, la dernière crise économique aura servi, elle aussi, à remettre de l'ordre dans la perception biaisée de l'Afrique qui prévalait auparavant. Plus pragmatiques, les banques marocaines l'ont compris ces dernières années, les petits entrepreneurs marocains l'ont concrétisé depuis longtemps. Place maintenant aux grandes firmes et aux PME marocaines. L'offensive marocaine est indéniablement à l'œuvre.


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