Massad Boulos et Abdelmadjid Tebboune ont discuté du Sahara occidental    Guerre en Iran : le Polisario met en garde ses partisans de ne pas fâcher Trump    Tindouf : grogne contre des nominations jugées «tribales» au sein du Polisario    Politique monétaire : Bank Al-Maghrib opte pour la continuité    82 000 centres pour former les seniors en Chine    Samsung rapproche Android et Apple avec le partage AirDrop sur Galaxy S26    Elon Musk lance Terafab, un projet titanesque pour redéfinir la puissance de calcul mondiale    Sanadii modernise la Daret au Maroc    P&G Alumni : Moncef Belkhayat décrypte les facteurs de croissance de H&S Group (VIDEO)    Maroc : la crise énergétique va-t-elle relancer l'inflation ?    France : Aux municipales, Rachida Dati perd Paris et Karim Bouamrane est réélu à Saint-Ouen    Les Bourses asiatiques plongent minées par la situation au Moyen Orient    Ligue des champions : L'AS FAR et la RSB s'offrent une demi-finale de prestige, un finaliste marocain assuré    Foot: Rayane Bounida choisit de jouer pour le Maroc    Coupe de la CAF: Safi surprend le Wydad et s'invite dans le dernier carré    Liga : le Real Madrid s'impose face à l'Atlético    La Guinée dément toute contestation du résultat de la CAN 1976    Alerte météo: Des averses attendues dans plusieurs villes ce lundi    Guerra en Irán: el Polisario advierte a sus partidarios de no enfadar a Trump    Google modifie les titres des médias avec l'IA et bouscule l'équilibre du web    RS Berkane se clasifica por primera vez a las semifinales de la Liga de Campeones de la CAF    Massad Boulos y Abdelmadjid Tebboune discutieron sobre el Sahara Occidental    Aucune maladie épidémique virulente menaçant les forêts d'arganiers à Chtouka Aït Bah    Dans le Fujian : Neuf moments marquants d'un voyage au cœur du Sud-Est chinois    France : «La consultation», le stand-up de Dr Oubeidallah à Paris    Une CAN et puis ? Le mythe de la grandeur sénégalaise déconstruit    Les forêts, un patrimoine naturel au coeur du développement durable    L'affaire Saad Lamjarred relancée : des audiences en appel décisives s'ouvrent en France    Les électeurs français aux urnes pour le second tour des Municipales    Football: Tarik Sektioui, nouvel entraîneur de la sélection omanaise    L'AS FAR bat Pyramids et file en demi-finales de la Ligue des champions de la CAF    Trump menace de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d'Ormuz d'ici 48h    Port d'Essaouira : Baisse de 45% des débarquements de pêche à fin février    L'ambassadeur du Maroc empêché accéder à la cour de la Mosquée Hassan II au Sénégal : une source évoque une procédure protocolaire habituelle    Après une absence due au service militaire... le groupe coréen BTS signe un retour en force avec des chiffres records    Accord agricole Maroc-UE : la Commission européenne soutient le système d'étiquetage    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Tanger Med: Mise en échec d'une tentative de trafic de plus de 3,9 tonnes de chira    L'ambassadeur de France Christophe Lecourtier annonce son départ du Maroc    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Pétrole: Les stocks stratégiques commencent à être mis sur le marché    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Aïd Al Fitr célébré vendredi au Maroc    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Agriculture. La campagne céréalière compromise
Publié dans Les ECO le 28 - 02 - 2020

Après une récolte céréalière moyenne (2018-2019) et deux bonnes campagnes successives (2016-17 et 2017-18), celle de cette année s'annonce mauvaise. En effet, pour de nombreux professionnels du secteur agricole, même avec les pluies espérées au mois de mars, la récolte céréalière ne sera pas sauvée.
Après des pluies insuffisantes en fin d'année dernière, avec une baisse de 37,6% du cumul pluviométrique au 31 décembre 2019 par rapport à la campagne précédente, l'espoir des agriculteurs de sauver l'actuelle campagne céréalière s'est éteint. En effet, les jours se suivent et le spectre de la sècheresse avec deux années successives d'aridité se confirme, menaçant ainsi la croissance des productions des trois céréales semées (le blé tendre, le blé dur et l'orge) en plus des légumineuses, et ce, à cause de la température élevée tout au long de ce mois de février. Cette situation inquiète les opérateurs agricoles qui craignent de voir se reproduire le scénario de la campagne 2015-2016. «Même avec les pluies attendues au mois de mars, la récolte céréalière ne sera pas sauvée. Cette culture est réalisée essentiellement en zones bour qui sont dans l'étroite dépendance des pluies alors que les céréales en zones irriguées sont très limités», explique un professionnel. À vrai dire, ces pluies espérées seraient favorables à la nappe phréatique, aux parcours végétaux ainsi qu'aux espaces forestiers.
Impact négatif sur le PIB agricole
Avec une campagne moyenne en 2018-2019 et deux bonnes campagnes céréalières successives en 2016-17 et 2017-18, cette année, la récolte céréalière s'annonce mauvaise. Conséquence directe, un impact sur le PIB agricole, puisque la filière céréalière représente 10 à 20% de cet indicateur, en plus de l'obligation d'importer les céréales auprès des principaux fournisseurs mondiaux et la révision de l'hypothèse d'une production céréalière moyenne de 70 millions de quintaux dans le cadre du PLF 2020, avec un taux de croissance de 3,7%. Dans ce sens, la production attendue, cette année, serait, selon plusieurs professionnels, au dessous de 30 millions de quintaux de céréales (voire moins), contre 103 millions de quintaux, au titre de la campagne agricole 2017-2018 et 96 millions de quintaux en 2016-2017. Actuellement, les principaux greniers céréaliers au Maroc sont touchés par cette situation de sécheresse, notamment les régions de Fès-Saiss où 50% de la production prévue seraient déjà perdus, selon une source professionnelle de la Chambre régionale d'agriculture, alors que d'autres régions sont aussi touchées par cette situation, en l'occurrence, les principales régions de production qui se situent dans les zones pluviales des plaines et plateaux de Chaouia, Abda, Haouz, Tadla et El Gharb.
Le remplissage des barrages s'en fait sentir
Parallèlement, le taux de remplissage des barrages est en diminution constante. En comparaison avec la situation journalière des principaux grands barrages du royaume, arrêtée le 26 février 2020, le taux de remplissage est actuellement de 47,9%, contre 63,4% à la même période de l'année 2019. Toutefois, ce taux de remplissage concerne l'ensemble des barrages et non pas ceux destinés à l'usage agricole. À cet égard, le déficit de la pluviométrie a aggravé le taux de remplissage des barrages qui reste relatif en fonction des régions. Sur ce dernier point, la région agricole la plus touchée est le Souss-Massa qui assure plus de 84% et 65% des exportations de primeurs et d'agrumes au niveau national. Devant la chute du taux de remplissage des barrages liée à l'approvisionnement des agriculteurs en eau d'irrigation, la moyenne des forages utilisée pour les prélèvements d'eau souterraine se situe actuellement à 300 m de profondeur, contre 40 m dans cette région, à savoir la plaine de Chtouka (première zone primeuriste du royaume). C'est pourquoi, les professionnels insistent aussi sur la mise œuvre urgente du corridor hydrique pour le transfert de l'excédent des eaux du nord du Maroc vers le sud, puisque le coût de l'eau d'irrigation dessalée reste encore coûteux (6 DH). Dans ce sens, la problématique de l'eau et le déficit hydrique, en relation avec les changements climatiques, a été au centre des discussions, ce mercredi, à Rabat, entre les professionnels agricoles représentés par la Confédération marocaine de l'agriculture et de développement rural (COMADER) et la Commission spéciale du modèle de développement (CSMD).
Céréales : l'obligation d'importer
L'Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL) a déjà relancé l'appel d'offres pour l'importation du blé dur d'origine américain dans le cadre du contingent tarifaire préférentiel au titre de l'exercice 2020, dans le cadre de l'Accord de libre-échange. La quantité importée est fixée à 354.545 tonnes métriques de blé dur. Rappelons qu'aucune soumission n'a été déposée suite au lancement de l'appel d'offres le 25 décembre dernier par l'ONICL pour l'importation du même volume et dont l'ouverture des plis était prévue le 9 janvier. Par ailleurs, l'Etat et le ministère de tutelle n'ont pas encore annoncé de programme intégrant les mesures ainsi que les aides substantielles en faveur des agriculteurs pour faire face à cette année difficile.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.