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Le lowcost en zone de turbulences
Publié dans Les ECO le 05 - 07 - 2012

S'il y a une contrainte qui pèse réellement sur les ambitions des opérateurs touristiques au Maroc, c'est bien l'aérien. Ces derniers temps, les voix s'élèvent de plus en plus pour dénoncer l'insuffisance du nombre de compagnies aériennes régulières ou lowcost desservant le Maroc. Des villes comme Marrakech, Agadir, Essaouira, Fès et Tanger en pâtissent aujourd'hui au point d'enregistrer des baisses significatives en termes d'arrivées touristiques et de nuitées. Il y a quelques jours, l'annonce par la compagnie lowcost «Ryanair», de la réduction de plusieurs fréquences aériennes à destination du Maroc à partir d'octobre prochain, a été la goutte qui a fait déborder le vase. La compagnie a en effet réduit ses programmes de vols vers les aéroports marocains, qui incluront la réduction de 8 fréquences hebdomadaires à Nador, 6 à Fès, 8 à Marrakech, 4 à Tanger, ainsi que la fermeture complète de ses opérations à l'aéroport d'Oujda (8 fréquences hebdomadaires). Une décision qui en a irrité plus d'un, surtout à Marrakech dont la capacité d'hébergement est en croissance avec les multiples ouvertures d'hôtels grand luxe. Une offre de capacités d'hébergement qui n'a pas été accompagnée par une offre aérienne adéquate (compagnies régulières et charters). Outre les compagnies lowcost (Easy Jet, Transavia, Air Shuttle...), BMI et British Airways, sont les deux compagnies régulières qui desservent aujourd'hui Marrakech. Pour rappel, à son retour sur la ville depuis mars 2011, British Airways a débuté par 3 vols/semaine au départ de l'aéroport de Londres/Gatwick. Pour l'automne 2012, celle-ci, dans le cadre d'une augmentation générale de l'offre de ses vols, suite à l'achat de BMI par sa maison-mère, IAG, a annoncé il y a quelques jours, des modifications de sa desserte du Maroc, remplaçant en partie sa filiale BMI sur les vols vers Marrakech et Agadir. Ainsi, à compter du 28 octobre 2012, la compagnie nationale britannique proposera, sous son nom, 7 vols par semaine au lieu de 3 entre l'aéroport de Londres-Gatwick et Marrakech, les vols opérés par BMI au départ d'Heathrow, passant en revanche de 5 à 3. Soit une hausse de 2 rotations hebdomadaires par rapport à l'automne dernier (10 au total), compensant exactement l'annonce de Ryanair qui en supprimera autant entre Luton et Marrakech au 1er octobre. Du côté d'Agadir, British Airways remplacera les 2 vols hebdomadaire de BMI (mardi et samedi cet été) par les siens, qui seront alors décalés au samedi et au dimanche avec départ d'Heathrow. Pour rappel, British Airways propose une 3e destination au Maroc, Casablanca (opérée par BMI). Certes, cette annonce a été bien accueillie par les opérateurs touristiques, notamment à Marrakech qui compte six golfs opérationnels et qui reposent sur l'afflux importants des touristes britanniques, il n'empêche que les dessertes des principales destinations touristiques demeurent insuffisantes. Le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, pour rassurer les acteurs du secteur, a d'ailleurs confirmé il y a quelques jours, que dans le cadre des actions de préparation de la saison d'hiver 2012-2013, des pourparlers sont engagés avec plusieurs compagnies, dont la RAM, pour renforcer les dessertes aériennes à destination des villes touristiques, notamment envers Marrakech, Fès, Tanger et Oujda. Une réunion serait même prévue, très prochainement, pour débattre de cette problématique qui inquiète même les investisseurs touristiques. «Tout ce que nous demandons aujourd'hui à l'Etat, c'est de jouer pleinement son rôle de promotion de la destination Maroc, en collaboration avec l'ONMT et de régler le problème du transport aérien», précise un investisseur marocain. La situation est d'autant plus délicate que nombreux sont les transporteurs aériens, réguliers ou lowcost, qui dans un souci de survie devront continuer à fermer des dessertes jugées non rentables. La compagnie nationale Royal Air Maroc ne déroge pas à cette règle. En effet, la dernière saison d'hiver 2011-2012 a déjà connu la suppression de plusieurs routes, spécialement sur l'Europe.
L'ONMT dépassé par la crise
Pour l'année 2012, l'ONMT a promis le renforcement du programme de coopération avec des compagnies aériennes, l'augmentation des dessertes sur les principales destinations et la conclusion de nouveaux partenariats commerciaux, afin de désamorcer le risque lié à la conjoncture. Seulement, il semble que l'Office, par faute de moyens financiers soit limité dans ses actions. Il est même dépassé par la crise. En 2012, des experts ont annoncé une réduction des capacités aériennes sur divers marchés émetteurs, qui va entraîner des baisses significatives en termes d'arrivées touristiques et de nuitées. D'ailleurs, au Maroc, la corrélation entre la tendance des mouvements aériens et celle des nuitées dans les établissements hôteliers touristiques classés, ne se dément pas. Elle est même très significative au niveau des villes les plus fréquentées par les touristes étrangers. À citer notamment Agadir, Fès et Marrakech, qui ont démarré l'année 2012 dans un contexte assez morose. À contrario, pour Tanger (et aussi Nador), le lien entre ces mêmes variables n'est pas tellement significatif, car l'évolution de l'offre aérienne sur ces deux aéroports, a profité surtout aux MRE (Marocains résidents à l'étranger).


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