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Les fonds d'investissement à l'affût
Publié dans Les ECO le 08 - 08 - 2012

Si la solution à vos problèmes de financement passait par le capital-investissement? Depuis quelques semaines, l'actualité économique est dominée par la création de nouveaux fonds d'investissement orientés vers les PME. Le dernier en date n'est autre que PME Croissance, un fonds d'investissement développé par Marocinvest. Cette dernière a en effet annoncé fin juillet dernier le démarrage des activités d'un nouveau fonds d'investissement généraliste ciblant les jeunes PME marocaines à fort potentiel de croissance. Doté d'un capital initial de 435 MDH, ce fonds interviendra en fonds propres et en quasi-fonds propres afin d'accompagner ces entreprises au Maroc et à l'international, notamment au Maghreb et en Afrique Subsaharienne. La contribution de l'Etat dans ce fonds s'élève à 40%, contre 33% et 27% représentant les parts respectives des institutionnels européens et marocains. Ce fonds d'investissement vient donc s'ajouter à ceux lancés par la Caisse centrale de garantie (CCG), ou encore par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) qui visent exclusivement le soutien aux PME. Au-delà des investisseurs marocains, le capital investissement, version PME, semble également intéresser les étrangers. Pour preuve, en juillet dernier, Brookstone Partners, capital-risqueur américain, a mis en place une nouvelle structure d'investissement généraliste et orientée PME. C'est dire tout l'intérêt dont jouit aujourd'hui la PME auprès des capital-investisseurs. Cela doit-il être considéré comme un soulagement pour ces petites entreprises ? Les fonds d'investissement peuvent-il réellement répondre aux besoins des PME marocaines ?
L'alternative aux banques
D'emblée, force est de souligner que «malgré le rôle démontré du capital-investissement dans le financement, la croissance et l'accompagnement de la PME, celui-ci n'a pas encore la place escomptée au sein des différents modes de financement et ceci malgré le fait que la PME marocaine reste sous-capitalisée», note-t-on auprès du cabinet Grant Thomton. L'enjeu reste donc de faire du capital-investissement un véritable vecteur de croissance des PME marocaines. Pour ce faire, le terrain semble se tracer petit à petit. D'abord parce que le financement bancaire, bien qu'il soit toujours classé en tête des préférences des gestionnaires de PME, devient de plus en plus difficile d'accès. «Malgré cette prépondérance du financement bancaire et en raison du durcissement de la règlementation bancaire visant à limiter le risque de contrepartie, il apparaît de plus en plus nécessaire que la PME se tourne vers d'autres sources comme le capital-investissement ou les marchés financiers», ajoute-t-on auprès du cabinet Grant Thomton Maroc. En effet, dans le contexte actuel où les patrons de PME se plaignent plus que jamais d'un effet d'éviction provoqué par les sorties massives du Trésor sur le marché local, les fonds de capital-investissement semblent se positionner comme une alternative pour des entreprises en quête de cash pour investir ou se développer. De plus, les banques marocaines deviennent de plus en plus regardantes sur la gestion de leur risque dans un contexte où la conjoncture s'annonce comme des plus difficiles. Plusieurs établissements préfèrent, selon des sources bancaires, financer des projets peu risqués, dont les initiateurs sont souvent de grands opérateurs, au détriment de petites entreprises jugées risquées.
Des atouts, il n'en manque pas !
Le capital-investissement constitue donc clairement une alternative à cette problématique. De plus, il ne manque pas d'atouts pour l'entreprise qui y a recours. Selon l'Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), «c'est un mode de financement qui n'impose pas de garantie». Théoriquement, il permet d'augmenter les fonds propres de l'entreprise et de réduire son taux d'endettement. Rappelons dans ce contexte qu'une grande partie des entreprises marocaines est jugé par les experts comme étant sous-capitalisée. Du coup, le recours au capital-investissement devient un moyen de renforcer sa structure capitalistique. Il s'agit également pour la PME de disposer d'une forte valeur ajoutée que devraient apporter les investisseurs, en tant que partenaires actifs qui assurent du conseil et de l'accompagnement au management et permettent d'en améliorer la gouvernance. En d'autres termes, au-delà de l'apport financier qu'aura à apporter le capital-investisseur, ce dernier devrait également apporter son expertise à la PME. À tous les stades critiques de la vie de l'entreprise, le capital-investissement peut donc offrir à celle-ci les moyens de ses ambitions en mettant à sa disposition des capitaux ainsi qu'un accompagnement rapproché en matière de stratégie et d'organisation, d'amélioration de leur gouvernance et d'accès à des réseaux professionnels nouveaux. Il reste maintenant à savoir quels sont les domaines qui intéressent le plus ces investisseurs en capital. Selon un récent sondage réalisé par l'association des capital-investisseurs auprès de ces membres, il semblerait que ce sont les PME opérant dans le secteur agroalimentaire qui auraient le plus de chance de séduire ces investisseurs. Ce secteur semble en effet jouir d'un grand intérêt de la part des capital-investisseurs, 15% d'entre-eux le citant comme attractif. D'ailleurs, c'est ce même intérêt que semble aujourd'hui partager le fonds lancé par l'américain Brookstone Partners et qui devrait s'intéresser prioritairement aux PME du secteur de l'agro-industrie. Les secteurs des services ou encore du BTP semblent être tout aussi attrayants selon le sondage effectué par l'AMIC.
Les PME «vertes» auront leur fonds
Les PME marocaines opérant dans le secteur vert devraient bientôt jouir de la possibilité de se voir accompagner par des fonds de capital-investissement. En effet, en juin dernier, l'idée de la création d'un fonds euro-méditerranéen destiné à alimenter des fonds de capital-investissement pour le soutien des investissements des PME dans les secteurs verts, a été retenue par un groupe de travail chargé de la préparation des recommandations pour verdir l'économie méditerranéenne, présentées à l'issue du forum «Vers une économie verte en région Méditerranée», qui s'est tenu à Marseille. Concrètement, l'idée est de lancer un projet de création d'un fonds méditerranéen de soutien pour financer une famille de fonds de capital-investissement, investissant dans les PME vertes et des initiatives entrepreneuriales vertes, avec pour condition de mobiliser des financements associés de montants similaires. Le Maroc participe d'ores et déjà à ce projet avec notamment la présence de plusieurs représentants en tant que membres du groupe de travail derrière l'initiative. Pour l'heure, on ignore encore ce que seront les modalités de fonctionnement de ce fonds, ni d'ailleurs les montants qui devront y être injectés. Néanmoins, une chose est sûre, c'est qu'il était temps qu'un tel mécanisme voit le jour, particulièrement pour les PME marocaines.


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