Mohamed Ouahbi satisfait malgré un test exigeant face à l'Équateur    Match amical : Le Maroc et l'Equateur font match nul    Maroc-Équateur : Ouahbi satisfait malgré une première contrastée    Staffan de Mistura rencontre Barham Salih pour renforcer le rôle de l'ONU dans le dossier du Sahara    Touché contre la France, Raphinha manquera les quarts de finale de la LdC    Législatives 2026 : Le gouvernement relève le plafond des dépenses pour les candidats    Le Sénégal réussi à retirer le soutien de l'UA à la candidature de Macky Sall à l'ONU    Taza : Le rappeur Souhaib Qabli condamné à 8 mois de prison pour ses chansons    Couhaib Driouech frustré par sa non sélection en équipe du Maroc    Le Maroc prêt à accueillir la WAFCON 2026 malgré le report par la CAF    Sáhara: Costa Rica apoya la autonomía bajo la soberanía de Marruecos    Avincis partners with De Havilland Canada to boost aircraft services in Morocco    Marrakech: 2 muertos en el derrumbe de las paredes de una casa de adobe    The Kingdom of Morocco and the Republic of Costa Rica reaffirmed on Friday in Rabat their commitment to giving their bilateral relations new momentum based on structured political dialogue and strengthened cooperation.    Ifquirn : Du Maroc à la France, les chibanis se racontent à Gennevilliers    Sahara marocain : Le Costa Rica considère "l'autonomie sous souveraineté marocaine" comme "la solution la plus réalisable"    Madagascar forme son nouveau gouvernement    Sénégal 2050 : le numérique au cœur de la stratégie nationale    Affaire Gims : l'artiste entendu par un juge d'instruction, une mise en examen envisagée    Nasser Bourita : «Le Maroc considère que la Cisjordanie et sa stabilité sont des prérequis pour la réussite de tout processus concernant Gaza»    Le Maroc prolonge son partenariat avec l'UE pour la recherche et l'innovation en Méditerranée    États-Unis: le pôle DGSN-DGST salué dans deux opérations internationales contre des réseaux criminels    Amir Ohana recadre fermement : «Le Maroc est une ligne rouge»    Connexion aérienne : RAM inaugure une liaison directe Bruxelles-Tétouan    Akdital dépasse les 4 MMDH de chiffre d'affaires et accélère sur l'international    Tourisme : les tour-opérateurs français réunis à Tamuda Bay    UNAF U17 : le Maroc écrase l'Algérie et envoie un message fort    CAN 2025 : vers une saisie judiciaire du trophée au Stade de France ?    La Bourse de Casablanca bascule dans le rouge à la clôture    Rachid Benali : "La fermeture du détroit d'Ormuz risque d'impacter la production"    OMPIC : 7.874 entreprises créées en janvier 2026    Industrie automobile : la puissance marocaine mise à l'épreuve    Chutes de neige et averses orageuses accompagnées de grêle, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    Akdital : un chiffre d'affaires de 4,4 milliards de DH en 2025    Un premier salon dédié à l'orientation scolaire    Lalla Oumkeltoum préside le 1er CA de la Fondation Lalla Oumkeltoum pour la santé mentale    Guerre au MO : le Conseil de la concurrence renforce ses mécanismes de surveillance des prix des produits pétroliers    « K1 », la nouvelle série policière sur 2M, dès le 31 mars 2026    Will Smith séduit par l'Angola et prêt à y tourner « Bad Boys »    Côte d'Ivoire : 4 destinations incontournables pour l'été    « Let's Play » : Quand la photographie devient un acte de résistance poétique    Femmes et sport, le pouvoir reste-t-il un terrain masculin ?    La Chine envoie un nouveau satellite test dans l'espace    FAO : la guerre au Moyen-Orient, un choc pour la production alimentaire mondiale    Rabat : cycle de conférences pour repenser les féminismes depuis une approche décoloniale    Israël : Ziv Agmon démissionne après des propos racistes sur des députés d'origine marocaine    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    Essaouira accueille « La Dolce Vita à Mogador 2026 », vitrine du cinéma italien au Maroc    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Gastronomie : la guerre du couscous n'aura pas lieu
Publié dans Les ECO le 20 - 12 - 2020

Le couscous est maghrébin ! Ce met incontournable a mis d'accord le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Mauritanie qui ont obtenu, mercredi, l'inscription du couscous au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Le couscous a réussi une prouesse là où d'autres initiatives ne sont pas parvenues à créer l'unité entre les pays du Maghreb. Ainsi, ce plat a été inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, lors de la 15e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, tenue mercredi 16 décembre. Une reconnaissance qui a nécessité un dossier en béton et des mois de travaux après la candidature des quatre pays du Maghreb que sont le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Mauritanie. Avant de parvenir à cette candidature commune, la bataille a été rude, chaque partie revendiquant de son côté la paternité du couscous.
Pourtant, les historiens sont formels : ce sont les peuples amazighs qui ont inventé le couscous, «k'seksu» (en langue amazigh). Et qui dit amazigh, dit Maghreb. Une chose est sûre, le couscous représente le mieux la culture culinaire du Maroc et des pays du Maghreb, selon l'UNESCO. La candidature déposée en mars 2019 intitulée «Savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production du couscous» a séduit le jury qui a dû statuer parmi une quarantaine de dossiers. Maintenant, la hache de guerre est enterrée et tout le monde s'accorde sur le fait que le couscous est maghrébin, avec toutefois des spécificités régionales. De fait, il se décline à l'infini, selon les régions et les occasions. Il est préparé à base de semoule de blé dur, d'orge ou de maïs, servi avec des légumes, de la viande ou du poisson. Il est «royal» aux sept légumes au Maroc ou avec une merguez en Algérie. En Tunisie, la semoule y est colorée à la sauce rouge. Ce plat traditionnel est préparé, pour les petites et les grandes occasions, dans toutes les familles, pauvres ou riches. De renommée internationale, il s'invite sur les tables dans le monde entier. En France notamment, on dit même que le couscous aurait supplanté le cassoulet et la choucroute, dans la catégorie «plat familial». Généreux et convivial, le couscous réunit toutes les générations. Il est par excellence «le ciment» de la vie en société. C'est en effet autour d'un bon plat de couscous que la famille se retrouve et resserre ses liens, à la ville comme à la campagne. Des valeurs auxquelles rend hommage l'UNESCO.
Ainsi, le couscous rejoint d'autres spécialités culinaires déjà enregistrées au patrimoine mondial de l'organisme international. Parmi elles, on retrouve le pain d'épices croate, le kimchi coréen, le nshima (plat africain), le dolma (feuilles de vignes farcies), la pizza napolitaine et la bière belge. À partir de 2010, des cuisines du monde ont fait leur entrée dans la liste de l'UNESCO. Il s'agit des gastronomies française et mexicaine. La première a été inscrite dans son intégralité parce «qu'elle renforce l'identité collective du pays et contribue à la diversité culturelle du monde». Une distinction qui nous permet de rêver, nous Marocains, de voir un jour notre gastronomie rejoindre le portefeuille immatériel de l'UNESCO. Un rêve réalisable car la cuisine marocaine est classée troisième mondiale après celles française et chinoise.
Fatima El Ouafi / Les Inspirations Eco


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.