Les frontlineuses à l'honneur    Sénégal : l'opposant Ousmane Sonko relâché, les blindés de l'armée investissent la capitale    Lamia Tazi : « Malgré toutes les avancées, la représentativité de la femme dans les organes de décision reste faible »    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 8 mars 2021 à 18H00    Covid-19: le Maroc s'approche des 4 millions de personnes vaccinées    Interopérabilité : les marines Américaine et Marocaine conduisent un exercice militaire au large du Sahara    En attendant l'officialisation de la décision à Rabat, Patrice Motsepe serait le nouveau patron de la CAF    Le Raja tenu en échec par le CAYB    Vers le report ou l' annulation de la CAN U17    Les perspectives dans l'industrie s'améliorent en janvier    Une soixantaine de migrants franchissent la frontière à Melilla    Tollé en Grèce suite à une intervention de musclée de la police pour faire respecter le confinement    Le Royaume cherche-t-il d'autres fournisseurs de vaccins?    Manal Benchlikha: Quand pop marocaine rime avec féminisme    Débat littéraire en ligne autour du livre "Tisser le temps politique au Maroc"    Aides alimentaires : 45 pays dans le besoin, selon la FAO    Usage licite du cannabis: l'examen du projet de loi se poursuit    Maroc : les femmes, encore trop peu présentes dans les médias    Banques participatives : un bilan encourageant en 2020    Adesanya défait pour la première fois, Nunes GOAT!    «La bonne gouvernance et l'importance de l'entraîneur»    Adil Rachid se dit marginalisé par la Fédération...    OCP et Crédit Agricole du Maroc s'allient pour offrir une panoplie de solutions aux agriculteurs    Marie Zular, une juive marocaine qui s'est faite ambassadeur de l'art culinaire et des valeurs de solidarité de sa mère patrie    Al Bayane fête le 8 mars    De la «Mounassafa Daba» en poste de décision avant les élections 2021 ! : Une première pétition lui est dédiée    Usage légal du cannabis au Maroc: ce qu'il faut savoir sur le projet de loi    N°1 mondial: Djokovic savoure «un grand jour»    Birmanie: L'armée tire à balles réelles sur les manifestants    Bris de silence de la poétesse des Doukkala    Le patrimoine millénaire du Royaume exposé au Musée des Confluences-Dar El Bacha    Une célébration de la créativité littéraire féminine    L'ambassadeur israélien en visite à Fès (PHOTOS)    Oussama Tannane dans le viseur de clubs allemands et italiens    Législatives en Côte d'Ivoire : le pouvoir et l'opposition se disputent l'annonce de la victoire    Inauguration de la faculté pluridisciplinaire d'Es-Semara    Guelmim-Oued Noun : La réforme de l'enseignement, tributaire de l'appropriation des projets stratégiques    Vie politique : Vers une meilleure représentativité des femmes    Ligue des champions (3è journée/Gr C) : Trois sur trois pour le Wydad    La CNSS annonce des indemnités aux industries culturelles, des crèches et des salles privées de sport    Hausse de plus de 17% du parc des abonnés Internet en 2020    50 femmes qui comptent : Saloua Belarbi, Directrice Communication, Sponsoring & Evénementiel chez Maroc Telecom    Le Maroc élu à la vice-présidence    France: un député tué dans un accident d'hélicoptère    Assurances: les primes émises en baisse de 6,5% à fin janvier 2021    Laâyoune : saisie de près de 2 tonnes de chira    Exposition: sensualité et audace    Avec « Dilbar », Nora Fatehi dépasse 1 milliard de vues sur Youtube (VIDEO)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Gestion de la Covid-19 : le Maroc, modèle en Afrique et dans la région Mena
Publié dans Les ECO le 21 - 01 - 2021

Dépistage précoce, «tracking» des malades, investissement massif dans l'équipement et les soins de santé ainsi que dans le soutien économique, le Maroc se distingue en Afrique et dans la région MENA, en matière de gestion de la pandémie liée au nouveau coronavirus, indique une note du HCP. Celle-ci précise toutefois que cet effort de gestion de crise a évidemment un coût.
Le Maroc ne s'est pas mal débrouillé face à la Covid-19, déployant un effort considérable en matière de vigilance, de réponses socio-économiques et de mesures sanitaires instaurées. C'est du moins le constat du Haut-commissariat au plan (HCP), qui vient de publier une note s'inspirant d'un dispositif mis en place par l'école des politiques publiques de l'Université d'Oxford, destiné à évaluer les efforts entrepris par les Etats pour lutter contre la propagation de la pandémie. L'approche adoptée dans cette note consiste à utiliser l'indice dit «Oxford» produit dans cette perspective par l'institution et de le combiner avec d'autres indicateurs reflétant l'ampleur de la pandémie sur un benchmark d'une quinzaine de pays. Le rapprochement de la résultante de ces deux indicateurs et de la variation de croissance économique sur le benchmark permet de l'appliquer à des estimations de croissance sous certaines hypothèses d'évolution de la pandémie. Appliquée ainsi au Maroc, l'analyse des principaux axes montre qu'en Afrique et dans la région MENA, le royaume fait office de figure de proue en matière de gestion de la pandémie liée au nouveau coronavirus. «L'équilibre adopté en termes de politique de dépistage et de «tracking», d'investissement dans l'équipement et les soins de santé et sur le plan du soutien économique a permis de placer la réponse du Maroc parmi les premiers pays sur le continent africain et par rapport à la région MENA», indique le HCP.
Un coût élevé
Le document précise que ces évaluations se traduisent par un score moyen du Maroc (1er avril au 21 décembre 2020) pour les différents indices «Oxford» sur base 100 (Indice de confinement et de santé: 67,5 ; Indice de soutien économique: 67,8 ; Indice de rigueur: 73,6). En termes d'indicateurs pandémiques, la situation du Maroc au 10 décembre se caractérise principalement par un cumul de près de 11.000 infections par million d'habitant contre une moyenne mondiale de 9.000, ainsi que par une dynamique de propagation de la pandémie dans le royaume qui semble se stabiliser en fin d'année, au regard de la progression moyenne du nombre de contaminations enregistrées sur la dernière décade (corrélée au facteur de reproduction R) qui se situe en dessous du seuil décisif des 1% au 10 décembre 2020. Cet effort de gestion de crise a évidemment un coût qui s'est répercuté sur la croissance économique. De l'outil mis en place par l'Université d'Oxford est extrait un indice représentatif de l'ampleur des mesures contre la crise, qui est ensuite rapproché de la variation de croissance pour le benchmark choisi.
L'effort de guerre en 2021
Cette approche au moyen de quelques scénarios permet également d'estimer l'impact de certaines hypothèses d'évolution de la pandémie en 2021 sur la prévision de croissance pour le Maroc. Ainsi, dans le cas d'un scénario optimiste où, grâce à l'impact de la vaccination notamment, le nombre de contaminations additionnelles pour 2021 serait contenu à 20% de ce qui a été constaté en 2020, soit environ 80.000 et ou aucun jour de confinement généralisé n'est prévu, l'impact sur la croissance serait relativement faible (-0,4 point), ce qui maintiendrait la croissance pour 2021aux alentours de 4,2%, ajoute le HCP. Si, en revanche, une situation similaire à 2020 se produisait (supposant ici une durée de 1 mois et demi de confinement sur l'année), l'impact serait de -5,1% sur la croissance et aboutirait à une croissance négative estimée à -0,5%, poursuit la même source. Enfin, des scénarios intermédiaires aboutiraient à des taux de croissance compris entre 0% et 4%. 
Khadim mbaye / Les Inspirations Eco


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.