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Simon Gray, Directeur du département Maghreb de la Banque mondiale
Publié dans Les ECO le 22 - 11 - 2012

LesEchos.ma : Comment interprèter les dernières notations du Maroc ?
Simon Gray : Le Maroc a toujours attiré beaucoup d'investissements étrangers, ce qui prouve bien la confiance qu'ont les investisseurs dans le marché marocain. Il n'y a pas que l'environnement des affaires qui attire les investisseurs, il y a également la stabilité politique et macro-économique du pays. Sans oublier le fait que le Maroc a des liens avec l'Europe et avec l'Afrique également. On ne peut pas remettre en cause tout cela à cause d'un léger recul dans le classement du Doing Business.D'autant plus que l'année dernière, le Maroc est le pays qui a fait le plus de progrès en termes de réformes concernant l'environnement des affaires. Il ne faut donc pas uniquement se focaliser sur les résultats du Doing business de cette année et au contraire avoir une optique beaucoup plus large.D'ailleurs, s'il y a eu un petit recul cette année, c'est normal car il y a eu des changements institutionnels. Il faut néanmoins poursuivre les réformes, et ça c'est un projet de longue haleine. Il faut prendre en compte qu'on ne peut pas tout changer d'une année à l'autre. À la banque mondiale, nous restons très optimistes pour l'avenir du Maroc.
Quelles sont les leçons à tirer des bouleversements politiques et conjoncturels qu'a connus la région ?
La Banque mondiale a vraiment essayé de tirer les leçons des grands événements qu'a connus la région au cours de l'année 2011. Aujourd'hui, notre analyse de la situation nous aide à démontrer ce que la population demande vraiment. Autrement dit, la création de nouveaux emplois, une meilleure gouvernance et une meilleure participation aux affaires de l'Etat et pas uniquement sur le plan politique mais également économique. Concernant la région du Maghreb, nous sommes en train de voir comment la Banque mondiale peut promouvoir des programmes afin d'appuyer toutes les réformes qui doivent faire face à ces défis. Pour l'emploi, il y a bien sûr des programmes que l'on peut mettre en place à court terme pour essayer de créer plus d'opportunités d'emplois. Nous travaillons aussi sur des programmes relatifs à l'éducation et la remise à niveau des compétences en fonction des besoins du marché. Nous sommes également en train de mettre en place des lignes de crédits auprès des PME pour leur faciliter l'accès à la création d'une valeur ajoutée et assurer un meilleur environnement pour les entrepreneurs. À vrai dire, le chantier prioritaire aujourd'hui pour la BM est de développer la compétitivité. C'est très important car c'est la compétitivité qui permet la croissance et la création d'emplois. C'est dans cette optique que nous instaurons des programmes à court terme, mais il faut également prendre conscience qu'il y a une économie concurrentielle qui émerge dans d'autres pays.
Quel est l'impact de ces bouleversements sur la stratégie de la Banque mondiale au Maroc ?
La Banque mondiale essaie ainsi de prendre en compte les leçons des événements de 2011 et ceci à plusieurs niveaux. Dans le cas du Maroc, nous avons mis à jour notre partenariat stratégique avec le gouvernement en juin 2012. Pour ce faire, nous avons essayé de nous focaliser sur des points tels que la compétitivité, pour laquelle nous prévoyons un appui budgétaire. C'est également prévu pour l'emploi et l'amélioration de la qualité des services publics. Nous venons par ailleurs d'octroyer un nouveau prêt pour le projet de l'INDH.
Comment la Banque mondiale et la SFI appuient-elles l'intégration sud-sud ?
La Banque mondiale et la SFI sont vraiment convaincues que la seule manière d'obtenir une croissance durable, c'est d'avoir un secteur privé dynamique. La SFI est plus axée sur l'investissement et l'assistance technique aux entreprises privées. La Banque mondiale, qui prête auprès des gouvernements, est quant à elle beaucoup plus axée sur l'environnement des affaires. Nous aidons le gouvernement à améliorer l'environnement des affaires en mettant en place des lois de concurrence, en s'assurant qu'il n'y a pas de commerce de rentes... En définitive, le but des deux institutions est vraiment de promouvoir la croissance du secteur privé.


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