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Location de voitures : le secteur toujours en souffrance
Publié dans Les ECO le 03 - 07 - 2024

Les professionnels de la location de voitures pansent encore les plaies profondes de la crise sanitaire due à la Covid-19. L'introduction d'un nouveau cahier des charges, l'offre abondante et la demande, qui n'est pas encore au rendez-vous, continuent d'exacerber les professionnels du secteur. Une véritable reprise ne pourra se concrétiser que d'ici quelques années, affirment-ils.
Avec les arrivées touristiques toujours en progression, le secteur de la location de voitures devrait en bénéficier par ricochet. Pourtant, le secteur subit toujours une grande crise, à en croire les professionnels du secteur. «Aujourd'hui, nous ne ressentons et nous n'entrevoyons aucune reprise», affirme Tarik Dbilij, président de la Fédération des loueurs automobiles sans chauffeurs au Maroc (FLASCAM).
Période estivale décalée
Plusieurs raisons justifient le scepticisme du président de la FLASCAM. Premièrement, la saison estivale a été «décalée» et par conséquent «compromise», en raison notamment des retards dans les examens des élèves qui ne se termineront qu'à la mi-juillet. Deuxièmement, «le plus grand pays émetteur, qu'est la France, a organisé des élections anticipées.
Ce qui fait que les touristes viendront plus tard cette année, et ne commenceront à programmer leurs vacances qu'après le second tour». Fouad Meliani, président du Syndicat patronal national des loueurs de voitures (SPNL), partage le même constat, affirmant que la demande ne devrait être au rendez-vous qu'à la mi-juillet.
Selon ce dernier, «l'été démarre lentement, il y a eu certes un pic, grâce à la période de l'Aid Al Kébir, mais ça a baissé juste après». Plusieurs agences de location ont été créées peu de temps avant la sortie du nouveau cahier des charges, le 15 avril 2024, indique le président de la FLASCAM, soulignant que rien qu'en 2023, 1.800 sociétés de location de voitures ont été créées.
Ce qui est «énorme», selon le président. La même année, les loueurs de voitures ont acheté 48.000 voitures, alors qu'en 2019, année de référence, ils n'en avaient acheté que 37.000 véhicules, poursuit-il. Ainsi, le marché marocain compte aujourd'hui pas moins de 11.600 loueurs de voitures et 160.000 véhicules à la location, dit-il. Cette offre dépasse la demande actuelle, selon le président de la FLASCAM.
De très lourdes conséquences
Les marchés les plus importants demeurent Marrakech, Tanger, Casablanca et Agadir. Dans ces villes, nos deux professionnels s'attendent à un «bon» mois d'août, mais avec de «graves problèmes» pour les mois suivants. En effet, selon Fouad Meliani, «le nouveau cahier des charges a fait couler le marché» et pour «maintenir l'équilibre il faudra plusieurs années».
«Nous pensions qu'après deux ans de concertation avec le ministère de tutelle nos recommandations allaient être prises en compte, mais le ministère semble adhérer à cette hémorragie de création. Nous respectons cet avis, mais nous ne pensons pas qu'il sera bénéfique pour le secteur», déplore pour sa part Tarik Dbilij.
A cela il faut encore ajouter la hausse des prix des voitures neuves auprès de concessionnaires. «Les petites gammes, qui sont les plus demandées, ont vu leurs prix augmenter de 20.000 à 50.000 dirhams pour certaines, passant de 150.000 à plus de 190.000 DH. Et, nous, nous tentons de maintenir les mêmes prix pour ces gammes aux alentours de 300 à 350 dirhams, mais cela n'est pas viable», confie le président du SPNL.
Echapper aux nouvelles exigences
Le ministère du Transport et de la Logistique avait prévu un intervalle de deux mois entre l'annonce de l'entrée en vigueur et la mise en œuvre effective du nouveau des charges. Si ce sursis avait été accordé aux professionnels pour se préparer adéquatement à ces nouvelles exigences, cela a finalement laissé l'opportunité à de nouveaux acteurs de créer des sociétés et acheter massivement des voitures afin de ne pas être confrontés aux nouvelles mesures, confie Tarik Dbilij, président de la FLASCAM. Le nouveau cahier des charges exige notamment aux entreprises de posséder un minimum de sept véhicules, au lieu de cinq précédemment.
De plus, le niveau managérial des gérants a été rehaussé. Il est maintenant exigé d'avoir au moins un diplôme technicien spécialisé ou un diplôme universitaire équivalent. À défaut, le niveau bac, assorti d'une expérience de deux ans dans le secteur, justifiée par une attestation de la CNSS, sera accepté. En ce qui concerne la capacité financière, les entreprises devront disposer d'un capital de 500.000 dirhams ou posséder les sept véhicules requis.
Faiza Rhoul / Les Inspirations ECO


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