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Finance durable : une nouvelle ère pour l'écosystème africain de la finance à impact
Publié dans Les ECO le 14 - 05 - 2025

La 3e édition des Rencontres africaines de la finance durable, organisée par Bank of Africa en partenariat avec l'ISCAE, marque une nouvelle ère pour l'écosystème africain de la finance à impact. Placée sous le thème «Finance à impact en Afrique», cette rencontre a permis de souligner l'importance de conjuguer rentabilité, utilité sociale et critères environnementaux dans la construction d'un modèle financier durable pour le continent.
La 3e édition des Rencontres africaines de la finance durable, organisée à l'ISCAE, a marqué une nouvelle étape dans la structuration d'un écosystème africain de la finance à impact. Portée par Bank Of Africa, cette initiative illustre la volonté du groupe de sortir d'une logique de projets ponctuels pour ancrer durablement l'investissement responsable dans le paysage économique du continent.
Un écosystème panafricain en construction
Le thème retenu cette année, «Finance à impact en Afrique», ne doit rien au hasard. Il reflète la conviction partagée par les institutions partenaires – Bank Of Africa, le groupe ISCAE et l'Observatoire africain de la finance durable (OAFD), composante de l'African Finance Network – que l'avenir de la finance passe par la convergence entre rentabilité, utilité sociale et exigence environnementale.
À travers la Chaire panafricaine de durabilité et finance à impact, fondée par la banque avec six partenaires académiques, un espace de dialogue et de recherche a vu le jour. L'objectif est de croiser les regards de praticiens et de chercheurs pour concevoir de nouveaux outils, produire des savoirs, mais aussi inspirer les politiques publiques.
Cette dynamique a été renforcée lors de cette édition par la signature d'un partenariat stratégique entre la Chaire, l'OAFD et l'ISCAE. Il porte sur la recherche appliquée, la production de publications sur les bonnes pratiques et la co-organisation d'événements de portée continentale.
«À terme, parler de finance durable relèvera du pléonasme. La finance de demain ne pourra être que responsable, à impact», affirme Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général délégué de Bank Of Africa.
Des instruments pour évaluer l'impact réel
La rencontre a aussi été l'occasion de présenter un nouvel outil d'évaluation développé par l'OAFD, le Sustainable Performance Indicator. Il permet d'analyser les retombées des programmes non financiers de Bank Of africa, comme le réseau d'incubateurs Blue Space ou les actions de formation à destination des TPE, à l'aune des critères ESG (environnement, social, gouvernance). Ces indicateurs rigoureux contribuent à donner une assise scientifique aux engagements de la banque et à démontrer leur valeur ajoutée pour les bénéficiaires comme pour l'économie.
«Ce que nous voulons, c'est aller au-delà des récits et mesurer concrètement la valeur créée. Nous avons besoin d'outils robustes pour rendre compte de l'impact économique et social de nos services non financiers», souligne Mamoun Tahri Joutei, directeur central de l'Intelligence économique et du développement durable chez Bank Of Africa.
L'enjeu est donc de structurer une doctrine de la finance à impact, reproductible et transposable par d'autres acteurs du développement.
Un ancrage historique et une vision stratégique
Depuis plus de deux décennies, Bank Of Africa s'est imposée comme un acteur pionnier de la finance durable au Maroc et en Afrique. Dès 2000, le groupe adhérait aux principes du Pacte Deale du Programme des Nations Unies pour l'environnement, avant de mettre en œuvre, en 2008, un système interne de management environnemental et social.
Ces engagements se sont traduits par des projets concrets, notamment le soutien à l'efficacité énergétique dans l'industrie, la promotion de l'entrepreneuriat féminin, l'appui aux jeunes porteurs de projets ou encore dispositifs d'accompagnement pour les PME exportatrices confrontées aux normes environnementales européennes.
Depuis 2015, près d'un milliard de dirhams a été mobilisé pour financer des projets liés à la transition énergétique, avec des retours sur investissement souvent inférieurs à quatre ans. Mais au-delà du financement, la banque entend accompagner ses clients dans une logique de transformation.
«Il nous faut désormais convaincre les entreprises d'engager leur transition bas carbone sans nécessairement recourir à des subventions», insiste Mamoun Tahri Joutei.
Vers une nouvelle génération d'investissement responsable
Cette ambition prend tout son sens dans le contexte actuel. D'un côté, les besoins en financement du continent sont immenses, en termes d'infrastructures, de transition énergétique ou de lutte contre le changement climatique, obligeant les acteurs africains à trouver des solutions innovantes, locales et durables. La finance à impact apparaît dès lors comme une réponse incontournable.
C'est précisément ce que défend Tarik El Malki, directeur général du Groupe ISCAE : «Le Royaume a engagé des chantiers majeurs de transition énergétique. Il est de notre responsabilité, en tant qu'institution académique, d'accompagner cette dynamique en rapprochant nos étudiants des réalités du terrain».
En ancrant la finance à impact dans une approche collaborative, interdisciplinaire et panafricaine, Bank Of Africa contribue à refonder le rôle de la finance sur le continent. Une finance qui ne se contente plus de financer, mais qui forme, accompagne, évalue, transforme. Et qui, ce faisant, incarne une promesse d'avenir.
Brahim Benjelloun Touimi
Administrateur directeur général délégué Bank of Africa
«Cette rencontre est importante car elle illustre parfaitement que la finance durable n'est pas l'affaire d'un seul acteur, mais d'un écosystème composé d'institutions publiques, privées, académiques et de praticiens. C'est ensemble que nous pourrons faire progresser cette cause noble. D'ailleurs, nous sommes convaincus qu'à terme, parler de "finance durable" relèvera du pléonasme. La finance de demain ne pourra être que responsable, à impact. C'est une transformation inévitable.»
Tarik El Malki
Directeur général du Groupe ISCAE
«En tant que première école de management au Maroc, pionnière sur de nombreuses thématiques stratégiques, il est de notre responsabilité de nous inscrire pleinement dans les grandes dynamiques nationales. La transition verte et énergétique, telle que portée par la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en constitue un axe majeur. Le Royaume s'est engagé dans des chantiers structurants, qu'il s'agisse du développement des énergies renouvelables — éolienne, solaire — ou encore du prolongement de cette stratégie à l'échelle continentale, à travers une coopération renforcée avec l'Afrique.»
Sanae Raqui / Les Inspirations ECO


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