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Transport routier : bientôt la fin de l'informel ?
Publié dans Les ECO le 14 - 10 - 2025

Une série de rencontres ont réuni le ministre du Transport et de la Logistique avec plusieurs représentants des segments du transport routier, allant des transporteurs internationaux aux dépanneurs, en passant par les centres de formation. L'objectif est de préparer des «réformes structurelles» dans le secteur du transport routier au Maroc, et surtout lutter contre l'informel.
Est-ce un pas décisif vers la lutte contre l'informel dans le secteur du transport routier de voyageurs et de marchandises ? En tout cas, les choses devraient commencer à bouger dans ce sens. Le ministère du Transport et de la Logistique envisage en effet de satisfaire une vieille doléance des syndicats du transport routier au Maroc : garantir certains droits sociaux aux chauffeurs et conducteurs professionnels.
Il s'agit principalement de leur permettre de s'affilier à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de disposer du nécessaire pour exercer en toute formalité et légalité. C'est l'une des principales décisions prises la semaine dernière par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, lors d'une rencontre de suivi de la réforme du secteur du transport routier, considéré comme le parent pauvre de l'ensemble du Département des transports, à l'heure où aussi bien dans le ferroviaire, portuaire ou encore aérien, les stratégies de modernisation se conforment aux standards les plus élevés sur le plan international.
Affiliation à la CNSS
L'heure semble donc sonner pour les chauffeurs et conducteurs nationaux, sachant l'importance de leur influence et de leur impact socio-économique.
Le ministre a «fait part de la volonté du ministère d'organiser une réunion avec la Caisse nationale de sécurité sociale afin d'étudier les questions soulevées lors de la rencontre concernant la mise en œuvre du chantier de la protection sociale en faveur des conducteurs et de proposer des solutions réalistes et applicables et ce, dans le respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur», fait-son savoir du côté du Département de Kayouh.
Il faut en effet souligner que ce point est d'une importance capitale, sachant qu'ils sont des milliers de conducteurs de bus et de poids actifs dans le transport routier à encore continuer de travailler dans le noir.
«À ce jour, les seuls conducteurs qui disposent de contrats de travail sont ceux qui assurent le Transport international routier (TIR), parce que sans ces contrats et les justificatifs de versements à la CNSS, ils ne peuvent pas obtenir des visas pour transporter les exportations nationales vers l'Europe, par exemple. Hormis ceux-là, tous les autres, c'est-à-dire 90% des chauffeurs, sont plongés dans l'informel», indique Mohamed Mitali, secrétaire général de la Fédération nationale des chauffeurs et professionnels du transport au Maroc..
Quant aux points relatifs aux urgences du moment, à savoir les retards aux ports de Casablanca et de Tanger, les transporteurs indiquent que des instructions ont été données afin de fluidifier les opérations, en partenariat avec les opérateurs portuaires.
Cahier des charges
Plus globalement, ce sont l'ensemble des segments du transport routier qui font part de leurs doléances, puisque le ministre a tenu plusieurs réunions avec la quasi-totalité des acteurs du secteur. C'est le cas, par exemple, avec les représentations professionnelles de l'activité de dépannage. Ces derniers ont d'ailleurs signé un nouveau cahier des charges régissant l'activité de dépannage qui est d'ailleurs entré en vigueur à partir du 8 octobre courant.
Pour ce qui est des professionnels des centres de formation à la conduite professionnelle, l'accent a été mis sur la nécessité de s'adapter aux transformations et aux mutations récentes que connait le secteur. Il est surtout question de moderniser les programmes de formation et «en adoptant une approche participative avec les professionnels et les parties prenantes concernées pour réformer le système», fait savoir le ministère du Transport et de la Logistique.
Une autre réforme devrait également toucher l'activité du transport de personnel pour le compte d'autrui. A ce niveau, il est question de «l'élaboration d'une vision intégrée», basée notamment sur «l'étude relative à l'élaboration d'une charte nationale pour une mobilité inclusive et durable».
Abdessamad Kayouh
Ministre du Transport et de la Logistique
«Je réaffirme l'engagement du ministère à poursuivre le travail conjoint et responsable avec les professionnels et à renforcer la coordination avec l'ensemble des parties prenantes et des acteurs institutionnels, en vue de concevoir des réformes structurelles visant à instaurer un système de transport routier moderne, sûr et durable et qui réponde aux aspirations des citoyens et des entreprises.»
Mohamed Mitali
Secrétaire général de la Fédération nationale des chauffeurs et professionnels du transport au Maroc.
«À ce jour, les seuls conducteurs qui disposent de contrats de travail sont ceux qui assurent le Transport international routier (TIR), parce que sans ces contrats et les justificatifs de versements à la CNSS, ils ne peuvent pas obtenir des visas pour transporter les exportations nationales vers l'Europe, par exemple. Hormis ceux-là, tous les autres, c'est-à-dire 90% des chauffeurs, sont plongés dans l'informel.»
Transport routier international : Nouveau barrage à l'entrée de l'Europe ?
L'Association marocaine du transport routier intercontinental (AMTRI Maroc) alerte sur les «conséquences majeures» du nouveau Système d'entrée-sortie (EES), que l'Union européenne est en train de déployer dès ce mois d'octobre.
Le dispositif, qui remplacera les cachets manuels des passeports par un enregistrement électronique des passages frontaliers, vise à renforcer la sécurité et à fluidifier les contrôles migratoires au sein de l'espace Schengen. Mais pour les professionnels du transport, ce système risque d'avoir l'effet inverse.
Selon l'AMTRI, l'application stricte de l'EES pourrait «pénaliser lourdement» les chauffeurs marocains, dont la majorité opère avec des visas de court séjour, dits «tourisme».
Du côté du ministère de tutelle, on promet d'œuvrer «au renforcement de la coopération avec les pays partenaires afin de faciliter le transport international routier des passagers et de simplifier les procédures en vigueur».
Abdellah Benahmed / Les Inspirations ECO


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