Dans le cadre d'un vaste chantier de modernisation, la Société régionale multiservices Casablanca-Settat (SRM-CS) initie une refonte complète de son dispositif de contrôle interne. Ce projet vise à renforcer la transparence, fiabiliser la gestion des risques et instaurer une culture durable de performance et de responsabilité au sein de cette institution stratégique du service public régional. La SRM-CS a lancé un vaste projet de refonte de son dispositif de contrôle interne. Ce chantier stratégique vise à structurer les mécanismes de gouvernance interne de cette entité publique. L'objectif est de bâtir un système de contrôle fiable, adapté aux nouvelles missions de la SRM-CS, tout en répondant aux exigences croissantes en matière de transparence, de performance et de gestion des risques. En effet, la SRM-CS, qui se positionne comme acteur central du développement régional, est confrontée à des enjeux majeurs. Sa vocation est de garantir un accès équitable et continu aux services publics, d'améliorer la qualité de service et de moderniser ses infrastructures. Dans ce contexte, la mise en place d'un système de contrôle interne performant devient un levier essentiel pour fiabiliser les états financiers, sécuriser les processus critiques, prévenir les défaillances organisationnelles et accompagner la montée en compétence de ses équipes. Un processus en huit mois Le projet, confié à un prestataire via appel d'offres, s'articule en quatre phases successives, étalées sur une durée de huit mois. La première phase consiste à cadrer les objectifs et modalités de déploiement du nouveau dispositif. Elle débute par un séminaire de lancement, organisé au siège de la Direction du développement et de la Performance (DDSPQSE), durant lequel seront présentés la méthode, les livrables attendus, les rôles des acteurs et le plan de communication. Cette phase comprend également une campagne de sensibilisation au contrôle interne auprès de dix groupes de cadres et responsables, ainsi qu'une formation approfondie d'une équipe-projet, mobilisée sur les treize processus opérationnels et de soutien concernés, allant de la gestion des contrats à celle des ressources humaines, en passant par la supervision des réseaux, des finances et des systèmes d'information. La deuxième phase est consacrée à l'analyse de l'existant et à la refonte de la cartographie des risques. Elle comprend l'élaboration d'outils méthodologiques, l'audit des dispositifs actuels, et l'identification des risques par processus, via ateliers et entretiens. Les risques sont ensuite analysés, évalués, puis associés à des procédures de gestion appropriées. La troisième phase, quant à elle, vise à formaliser les procédures et documents du système de contrôle interne (plans d'action, grilles d'autodiagnostic, référentiels, manuels, outils de reporting et tableaux de bord) seront produits, dans le respect des standards internationaux reconnus en matière de contrôle et d'audit internes. Enfin, la dernière phase prévoit le déploiement du dispositif sur l'ensemble du territoire de la SRM-CS. Elle inclut la présentation du plan de déploiement, la formation des formateurs, l'élaboration des guides utilisateurs, le plan de communication et un tableau de bord pour suivre l'évolution de l'appropriation du dispositif par les équipes. Une attention particulière est portée à la conduite du changement, qui fera l'objet d'un accompagnement structuré auprès des entités concernées. Deux comités pour verrouiller le dispositif L'approche retenue par la SRM-CS se distingue par une forte exigence de rigueur méthodologique, de transversalité et d'éthique. Le marché impose au prestataire des engagements stricts en matière de qualité, de sécurité, de respect des normes environnementales, de lutte contre la corruption, mais aussi de conformité sociale. Pour piloter le projet, un comité de suivi et un comité de pilotage ont été mis en place. Le premier assure la coordination opérationnelle et le respect du calendrier, tandis que le second valide les livrables, facilite l'accès aux ressources et mobilise l'ensemble des parties prenantes à chaque étape du projet. Chaque phase donne lieu à la production de rapports et documents électroniques, validés selon une procédure encadrée et un calendrier précis. À l'issue du processus, l'ensemble des outils produits deviendra la propriété exclusive de la SRM-CS, qui pourra les réutiliser librement à des fins de gestion, d'audit ou de capitalisation interne.