La montée en puissance des recettes fiscales confirme le redressement structurel des finances publiques. Une évolution qui a offert à l'Etat des marges de manœuvre budgétaires pour financer les grands chantiers sociaux et économiques. La capacité de l'Etat à mobiliser les ressources fiscales ne fait désormais plus débat. Les dernières données corroborent ce constat alors que les perspectives à moyen terme s'annoncent encore plus favorables. Selon les prévisions du gouvernement, les recettes fiscales devraient atteindre 366 milliards de dirhams (MMDH) à l'horizon 2026, consolidant une trajectoire de redressement engagée depuis quelques années déjà. Cette dynamique s'est traduite par une hausse cumulée d'environ 160 MMDH des recettes, offrant à l'Exécutif des marges de manœuvre budgétaires importantes. Ces ressources ont permis de financer plusieurs chantiers structurants. Parmi eux, la généralisation de la protection sociale, qui mobilisera 41,5 MMDH en 2026, l'aide sociale directe (29 MMDH), la prise en charge des cotisations liées au programme «AMO Tadamon» (9,5 MMDH), ou encore le dialogue social, dont le coût dépassera 47 MMDH d'ici l'an prochain. À cela s'ajoute le programme de soutien au logement, doté de 10 MMDH. Soutien de l'activité économique et sociale En parallèle, l'investissement public connaît une progression marquée. Il est passé de 230 MMDH en 2021 à 380 MMDH en 2026, dans la perspective de soutenir durablement l'activité économique. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a rappelé qu'entre 2022 et 2025, 107 MMDH ont également été mobilisés pour préserver le pouvoir d'achat. Cela se reflète, notamment, à travers la subvention du gaz butane, du sucre et de la farine ainsi que par le soutien à certaines entreprises publiques, dont l'Office national de l'électricité et de l'eau potable. Last but not least, le renforcement des budgets de la santé et de l'éducation, lesquels devraient s'élever à 140 MMDH en 2026. De plus, ces réformes budgétaires et fiscales ont permis d'atteindre les objectifs fixés par les Assises nationales de la fiscalité, tout en instaurant une plus grande équité et en libérant d'importantes capacités de financement au service des grands projets structurants du pays.