DR ‹ › Le coût global des mesures prises dans le cadre du dialogue social atteindra 49,7 milliards de dirhams (MMDH) d'ici fin 2026 et début 2027, a indiqué lundi le ministre de l'Inclusion économique, de la petite entreprise, de l'emploi et des compétences, Younes Sekkouri. Cet effort financier est orienté au soutien du pouvoir d'achat et à lutter contre les disparités sociales, a-t-il dit en réponse à des questions orales à la Chambre des représentants. Présentant le bilan de ces mesures, Sekkouri a indiqué que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé d'environ 2 800 à 3 400 DH net. Le salaire minimum dans les activités agricoles (SMAG) est, quant à lui, passé de moins de 1 900 à 2 400 DH, à compter de ce mois d'avril. Au début de son mandat, l'exécutif faisait face à des revendications pour une hausse générale des salaires, laquelle n'a pas été possible en 2023, a précisé le ministre. «Lorsque l'opportunité s'est présentée, une part importante du budget de l'Etat a été orientée vers une revalorisation générale des salaires de 1 000 dirhams ... dans une conjoncture difficile», a-t-il dit. Dans le cadre du dialogue social sectoriel, des revalorisations salariales ont été décidées pour certains secteurs, dont celui de l'éducation. 325 000 fonctionnaires ont bénéficié de hausses allant de 1 500 DH en début de carrière à 5 000 DH en fin de parcours professionnel. Il a, en outre, affirmé que ces mesures ont bénéficié également au secteur privé à travers la révision de l'impôt sur le revenu, permettant une hausse moyenne d'environ 400 DH du revenu, outre des réformes touchant aux retraites et à la pension de vieillesse. Dans ce cadre, le ministre a indiqué que le nombre de jours de cotisation requis pour bénéficier d'une pension de vieillesse est passé de 3 240 à 1 320 jours, avec la possibilité de récupérer les cotisations si cette condition n'est pas remplie. Il a par ailleurs évoqué de nouvelles mesures au profit des agents de sécurité privée, précisant qu'un amendement de l'article 193 du Code du travail sera soumis au prochain Conseil de gouvernement.