Un climat inhabituellement tendu a marqué la dernière réunion de la Direction nationale de l'arbitrage, organisée en visioconférence avec la participation des arbitres de l'élite. À l'origine de cette crispation : les nombreuses polémiques liées à certaines décisions prises lors de la 16e journée de la Botola Pro. Au fil des échanges, plusieurs séquences litigieuses ont été passées au crible, notamment celles ayant nécessité l'intervention de la VAR. Ces analyses détaillées ont rapidement donné lieu à des discussions animées, révélant des divergences d'interprétation entre les arbitres et les responsables techniques. La tension est montée d'un cran lors de l'intervention de Frédy Fautrel, chargé du développement de la VAR. Selon des sources proches du dossier, ses critiques jugées directes et appuyées envers l'un des arbitres ont suscité une réaction immédiate, contribuant à crisper davantage l'atmosphère. Plusieurs participants auraient exprimé leur mécontentement face à un ton considéré comme trop sévère, estimant que la méthode employée ne tenait pas suffisamment compte de la dimension humaine et des réalités du terrain. Au-delà de cet épisode, la réunion a mis en lumière un malaise plus global au sein du corps arbitral. Certains arbitres pointent des difficultés de communication et une gestion perfectible des évaluations, appelant à une approche plus constructive et pédagogique. Si ces réunions restent essentielles pour améliorer la qualité de l'arbitrage, elles soulignent également la nécessité d'ajuster les méthodes de travail. L'enjeu est double : élever le niveau des arbitres tout en garantissant un cadre professionnel serein. Dans un contexte où les décisions arbitrales sont de plus en plus scrutées, notamment avec l'usage de la VAR, la gestion interne du corps arbitral apparaît plus que jamais comme un levier clé pour renforcer la crédibilité du football marocain.