Le développement du parc mondial de véhicules électriques a permis d'éviter une consommation d'environ 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025, contre 1,3 million en 2024, selon une étude du think-tank énergétique Ember. D'après l'analyse, l'électrification du transport routier contribue progressivement à réduire la dépendance mondiale aux importations d'énergies fossiles. Ember estime qu'une généralisation des véhicules électriques pourrait réduire ces importations d'environ un tiers, soit 600 milliards de dollars d'économies par an. L'impact économique est particulièrement visible en Chine, où les voitures électriques représentent déjà près de 50% des ventes. À un prix du baril de 80 dollars, le pays aurait économisé plus de 28 milliards de dollars d'importations pétrolières grâce à sa flotte électrique. En Europe élargie (UE, Royaume-Uni et Norvège), les économies sont estimées à environ 8 milliards de dollars. L'ONG Transport & Environment (T&E) souligne également l'avantage financier pour les consommateurs face à la hausse des prix des carburants. Dans l'Union européenne, recharger un véhicule électrique coûterait en moyenne 65 euros par mois, contre 142 euros pour un véhicule thermique si l'essence se maintient autour de 2 euros le litre. Selon T&E, les 8 millions de véhicules 100% électriques déjà en circulation dans l'UE ont permis d'économiser environ 2,9 milliards d'euros d'importations de pétrole en 2025. L'organisation estime qu'un renforcement des objectifs européens en matière de réduction des émissions pourrait réduire les importations pétrolières de 45 milliards d'euros supplémentaires entre 2026 et 2035.