Face à la flambée annoncée des prix de l'énergie sous l'effet des tensions au Moyen-Orient, le gouvernement néerlandais a dévoilé lundi un plan de soutien d'un milliard d'euros. Doté de mesures ciblées pour les ménages comme pour les entreprises, ce dispositif entend préserver le pouvoir d'achat tout en accélérant la réduction de la dépendance aux énergies fossiles dans les secteurs vulnérables. Le gouvernement néerlandais a présenté lundi un ensemble de mesures d'environ un milliard d'euros destiné à limiter l'impact économique des tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient sur les ménages et les entreprises. Dans une lettre adressée à la Chambre des représentants, l'Exécutif détaille un plan articulé autour de trois priorités : le maintien du pouvoir d'achat et la résilience des entreprises, la sécurité d'approvisionnement, et le renforcement structurel de la résilience énergétique du pays face à la hausse attendue des prix. Pour faire face à cette conjoncture dégradée, La Haye entend soutenir directement les citoyens et les acteurs économiques les plus exposés avec une enveloppe de 627 millions d'euros. À cela s'ajoute un ensemble de mesures ciblées de réduction des charges, dont le montant total atteint 340 millions d'euros pour l'année 2026. Face au risque d'une envolée des factures, l'exécutif prévoit également d'injecter 195 millions d'euros supplémentaires dans le fonds d'urgence pour l'énergie, afin d'élargir le nombre de ménages bénéficiaires. Les entreprises ne sont pas oubliées. Le gouvernement leur propose notamment une réduction de 50% de la taxe sur les véhicules utilitaires pendant six mois, ainsi qu'une suppression temporaire de cette même taxe pour les poids lourds à compter du mois de juillet. Ces allègements fiscaux visent à soulager des secteurs particulièrement dépendants des transports et de la logistique, dont les coûts d'exploitation sont directement affectés par les variations des prix de l'énergie. Au-delà de l'urgence sociale et économique, ce plan intègre également une dimension stratégique de long terme. La Haye entend mobiliser 25 millions d'euros pour réduire la dépendance du secteur de la pêche aux énergies fossiles, et un montant équivalent pour encourager la baisse de la consommation d'énergie et d'engrais dans l'agriculture et l'horticulture. Ces deux enveloppes traduisent la volonté de lier la gestion de la crise actuelle à une transition énergétique accélérée, en ciblant des filières parmi les plus exposées aux fluctuations des marchés internationaux. Ce plan d'un milliard d'euros, qui mêle soutien immédiat et investissements structurels, sera désormais examiné par la Chambre des représentants, tandis que les partenaires sociaux et les fédérations professionnelles sont attendus sur leurs premières réactions dans les prochains jours.