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2,2% de déficit budgétaire en 2009
L'économie  marocaine  devrait  enregistrer  un  taux  de croissance  de  5,3% en  2009 Anti-crise
Publié dans Le Soir Echos le 02 - 03 - 2010

L'économie  marocaine  devrait  enregistrer un  taux  de croissance  de  5,3% en 2009.  C'est ce qu'indique le ministère de l'Economie et des finances dans sa toute dernière note de conjoncture relative aux résultats de l'année 2009.
Cette  performance attendue dans une conjoncture mondiale défavorable résulte de la demande  intérieure, encouragée par  la  hausse  des  revenus  des  ménages  ruraux suite à une  campagne  agricole record,  du soutien de l'Etat  au pouvoir  d'achat (réduction  de  l'impôt  sur  le  revenu) ainsi que la  poursuite  de  la croissance  des  crédits  à  la  consommation  (+18%  à  fin  décembre). Pour sa part, le budget de l'Etat ressort en déficit de 2,2% par rapport au PIB, soit de 15,9 milliards de DH, contre un excédent de 0,4% du PIB en 2008. La direction du Trésor et des finances extérieures explique ce résultat par la hausse des dépenses d'investissement de 22,8% et la baisse des recettes fiscales de 9,1% à  15,2 milliards de DH, particulièrement des  impôts  directs (-22,5% des recettes au titre de  l'impôt sur  le revenu  et -6%  pour l'impôt  sur  les sociétés). Or, les dépenses globales du Trésor se sont accrues de  3,7 milliards de DH à 198,5 milliards. Et ce malgré une  baisse  des  charges  de compensation  à  12,8 milliards DH, contre  31,5 milliards un an auparavant. La croissance des dépenses du Trésor s'explique  par la hausse des dépenses de fonctionnement de 13,5% à 121,8  milliards de DH, due notamment à un accroissement de 7% de la masse salariale. En revanche, les charges en  intérêts de  la dette ont diminué de 4,2% à  17,5 milliards de DH, sous l'effet «exclusivement des intérêts sur la dette intérieure au moment où ceux sur la dette extérieure sont quasiment restés stables (+0,7%)». Notons, à ce niveau, que le service de la dette extérieure en 2009 a baissé de 36%  à 7,8 milliards de DH. Et c'est l'encours  de  la  dette  intérieure  du Trésor qui a augmenté de  3,5%  à  266,5 milliards.
La croissance des dépenses du Trésor s'explique  par la hausse des dépenses de fonctionnement de 13,5%, due notamment à un accroissement de 7% de la masse salariale
En gros,la réduction du ratio de la dette totale du Trésor  par rapport au PIB se poursuit. Le taux d'endettement du Trésor a été ramené de 47,3% en 2008 à 47,1% du PIB en 2009.
Côté marché financier et monétaire, le plus important à retenir dans cette note de conjoncture c'est que le marché monétaire a été caractérisé durant l'année écoulée par  le rétrécissement  des  trésoreries bancaires  suite à la  baisse des avoirs extérieurs et l'augmentation de la circulation de  la  monnaie  fiduciaire.  Ce qui a poussé la  Banque Centrale, pour rappel, à   réduire le taux de la  réserve monétaire  de  12% en
début d'année  à 8% au 1er octobre 2009.  Quant aux crédits bancaires à l'économie, ils ont  connu  une hausse de 49,4 milliards de DH, résultant principalement  des  crédits  à  l'équipement (+ 29,1%), des  crédits  immobiliers ( +12,8%) et des  crédits  à  la consommation  (+18,8% ). Contrairement aux prévisions du FMI, les créances en souffrance ont reculé en 2009 de  187  millions de DH  pour se situer à 30,9 milliards. Le  marché boursier, lui,  a  évolué  globalement à la baisse (- 4,9%  pour  le MASI  et - 6,6%  pour le MADEX ).
Sur le plan économique global, la  croissance  du  secteur  primaire, souligne la note, pourrait  atteindre 24% en 2009 contre  16,6% en 2008. Les  activités  non- agricoles,  enregistreraient, elles, une croissance modérée de 2,7% en 2009,  résultant, essentiellement, du recul de d'activité  du  secteur  secondaire. Celle-ci  «devrait  accuser  une régression pour la première fois pendant la dernière décennie», principalement des secteurs des mines et des industries de transformation «suite à la forte baisse de la demande mondiale adressée à notre pays».  La  production de phosphate a en effet baissé de  29,1%  par  rapport  à  2008, à 18,3 millions de tonnes, de même que le chiffre d'affaires de l'OCP (-63,6%). La  consommation  de  l'énergie  électrique  a augmenté de  4,2%. A ce niveau, il faut signaler que les importations de l'ONE en  provenance  de  l'Algérie  et  de  l'Espagne ont augmenté de 8,7%.
Côté  investissements et prêts privés  étrangers, les recettes  ont baissé de 26,1% soit 9,2 MMDH.  Quant aux recettes du  secteur  touristique, elles ont atteint, pour rappel, 52,8 milliards de DH  en baisse de 5%. La note indique enfin le déficit du compte courant de la balance des paiements  de 4,5% «pour la deuxième année consécutive après 6 ans d'excédent».
Les effets du Comité de veille
Selon le ministère de l'Economie et des finances, la  conjoncture mondiale difficile a impacté surtout  les canaux macroéconomiques  indirects de l'économie  marocaine. La crise a en effet engendré la baisse de  la demande étrangère adressée à notre pays,  les transferts  des  MRE  ainsi  que  des  flux  de  capitaux. Le Comité de veille a été mis en place pour  proposer de  mesures  de soutien pour aider les entreprises concernées,  sauvegarder  l'emploi, inciter à la promotion et la  prospection,  et puis consolider  les transferts des MRE et des recettes touristiques. Grâce aux actions de ce comité, souligne la note de conjoncture, il y a eu  des améliorations  au niveau de la croissance de quelque secteurs, comme des recettes touristiques et  des  transferts  des  MRE  qui  sont  passés  respectivement  de  –21,6%  et  –14,6%  à  fin  mars  2009  à  –5%  et  à -5,3%  à  fin décembre 2009.  Cette amélioration a également touché les secteurs exportateurs touchés par la crises (textile, cuir,   équipements  automobiles  et  électroniques).   La  baisse  des exportations (hors OCP) a ainsi reculé à 10,7% à fin décembre 2009, contre 21,9% à fin mars.


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