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Leïla Bekhti, aux sources de la joie
Publié dans Le Soir Echos le 17 - 05 - 2011

Leïla Bekhti est une actrice née sous une bonne étoile. Pour l'amour de Dieu, Paris, je t'aime, Tout ce qui brille, sont des films porte-bonheur qui ont marqué sa filmographie, depuis son césar la hissant au rang de meilleur espoir. Elle est à l'affiche de La Source des femmes, film marocain en compétition officielle au 64e Festival de Cannes.
Leïla Bekhti est une actrice née sous une bonne étoile. Pour l'amour de Dieu, Paris, je t'aime, Tout ce qui brille, sont des films porte-bonheur qui ont marqué sa filmographie, depuis son césar la hissant au rang de meilleur espoir. Elle est à l'affiche de La Source des femmes, film marocain en compétition officielle au 64e Festival de Cannes.
Révélant un autre genre, sa fraîcheur crevait l'écran dans Sheitan, produit par le comédien Vincent Cassel. Leïla Bekhti apparaissait alors dans ce premier film du collectif Kourtrajmé en 2006, réalisé par le jeune réalisateur déjanté Kim Chapiron, qui signait son premier opus. Un film ovni, expérimental, inclassable pour la critique et le public, qui confortait Leïla à poursuivre une jeune carrière de comédienne.
Passionnée de théâtre, elle déclamait au détour d'une question, un extrait de la pièce de Phèdre de Racine « tout m'afflige et me nuis et conspire à me nuire ». On l'imaginait alors aisément en Bérénice, transie d'amour pour Titus ou en Antigone, de Sophocle ou de Jean Anouilh, tiraillée entre son devoir moral et son devoir social.
Présente au Maroc il y a plusieurs mois, Leïla faisait partie de la délégation française venue à la dixième édition du Festival international du film de Marrakech. Elle y tournait alors à Warielte, village situé dans la région de Marrakech, La Source des femmes, du réalisateur franco-roumain Radu Mihaileanu. Co-production entre le Maroc (Agora Films) et la France ( Elzévir films et Oïe Oïe Oïe Productions), ce film actuellement en compétition officielle au 64e Festival de Cannes sous drapeau marocain, a demandé une totale immersion à l'actrice, qui a appris à coudre, à chanter, à parler et à vivre comme les femmes berbères durant près de trois mois. Ses homologues sont Hiam Abbas, Amal El Atrache, Biyouna, Mohamed Majd, Hafzia Herzi, Malek Akhmiss, Omar Lotfi et Sabrina Ouazani. Leïla y interprète une jeune mariée qui propose aux femmes de son village de faire la grève du sexe, tant que les hommes n'effectueront pas à leur place la corvée d'eau, qu'il faut aller puiser dans la montagne. Le cinéaste franco-roumain Radu Maihaileanu s'est inspiré d'une histoire vraie survenue en Turquie.
« C'est écrit, est ma plus belle interprétation, car le sujet est lié à l'immigration et je sais maintenant la difficulté de quitter son pays. Je sais grâce à ce film ce que ma mère a éprouvé pour l'avoir joué. »
Leïla Bekhti s'est de plus, mariée dans la plus grande discrétion depuis quelques mois avec le comédien Tahar Rahim, rencontré lors du tournage du film Un Prophète, de Jacques Audiard. Le jeune comédien a été récompensé par le césar du meilleur espoir masculin aux Césars 2010. Comme Leïla, qui a obtenu le même césar dans la catégorie meilleur espoir féminin 2011, lors de la 36e cérémonie des Césars, pour son interprétation remarquée dans la comédie Tout ce qui brille, de Géraldine Nakache et Hervé Mimram, film qui a dépassé le millions d'entrées en France. Du haut de ses 27 ans, la comédienne était à ce titre habillée dans une sublime robe signée Yves Saint-Laurent, éternel ami du Maroc.
Leïla Bekhti dont les parents sont originaires de Sidi Bel Abbès en Algérie, a grandi dans une famille de trois enfants à Bagneux et a déjà enchaîné les longs-métrages et les téléfilms : Harkis de Alian Tasma, Pour l'amour de Dieu de Ahmed Bouchaala et Zakia Tahiri, Mauvaise foi de Roshdy Zem, où elle a donné la réplique à Smaïn, Roshdy Zem et Cécile de France.
Suit en 2008 Des Poupées et des anges de Nora Hamdi, où elle joue aux côtés de Sami Nacéri et de Samuel Lebihan. Mais c'est le long-métrage, Ce qui est écrit, qui marque profondément la jeune comédienne ces dernières années : « Il s'agit de ma plus belle interprétation, car le sujet est lié à l'immigration et je sais maintenant la difficulté de quitter son pays. Je sais grâce à ce film ce que ma mère a éprouvé pour l'avoir joué ». Elle débutera prochainement le tournage de La Juve de Timgad, de Fabrice Benchaouch, avec Biyouna et Sami Bouajila, où des enfants des Aurès tenteront de se qualifier pour un tournoi de football à Marseille.


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