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Dette américaine : «Le temps presse»
Publié dans Le Soir Echos le 18 - 07 - 2011

Nous sommes clairement en train d'épuiser le temps qui nous reste. J'ai donc demandé aux membres du Congrès de me donner, d'ici 24 à 36 heures, une indication du plan qui permettra de relever le plafond de la dette», a averti vendredi Barack Obama. En posant cet ultimatum, le président américain presse les membres du Congrès à s'accorder sur un plan de relèvement de la dette. Et pour cause, faute de solution, les Etats-Unis se retrouveront le 2 août en défaut de paiement. Conséquence : le pays pourrait plonger dans une crise économique majeure, entraînant avec lui la zone euro, mais aussi la Chine.
«Nous ne sommes pas la Grèce ou le Portugal. Nous n'avons pas besoin de faire des choses radicales ».
Barack Obama
En effet, Pékin détient plus de mille milliards de dollars en bons du Trésor américain, soit plus d'un tiers de ses réserves de change. De quoi nourrir de vives inquiétudes. La Chine a d'ailleurs appelé les Etats-Unis à «adopter des mesures urgentes pour préserver les intérêts des investisseurs».
Les agences de notation ,elles aussi, sont inquiètes. Après sa concurrente Moody's, Standard & Poor's menace désormais de baisser la note financière des Etats-Unis. Pour le président de la banque centrale du pays (Fed), Ben Bernanke, la perte du «triple A» des Etats-Unis se traduirait par «une hausse des taux d'intérêt, de l'incertitude» et ainsi une hausse du chômage. Toutefois, le problème du Trésor américain n'est pas similaire aux cas européens. Le président américain tient à afficher son optimisme. «Nous ne sommes pas la Grèce ou le Portugal. Nous n'avons pas besoin de faire des choses radicales», a précisé Barack Obama.
L'ultimatum posé est «pour éviter le pire», a indiqué le président américain. Mais pour l'instant, le plan pour un relèvement de la dette fédérale ne fait guère consensus entre la Maison- Blanche et les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants. Au-delà des débats sur la dette, c'est donc un bras de fer politique qui se joue actuellement à Washington. La dernière proposition républicaine, révélée vendredi, consiste à réduire de 2 500 milliards de dollars les dépenses fédérales, tout en limitant les dépenses de l'administration. Un plan jugé «pas sérieux» par M. Obama, du fait que ce plan ne prévoit aucune hausse d'impôts pour les plus fortunés.
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