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Je passe le ramadan avec ma seconde famille !
Publié dans Le Soir Echos le 05 - 08 - 2011

En août, tous les étudiants étrangers du Maroc se retrouvent à Rabat où ils sont hébergés dans la cité universitaire Souissi I, habituellement réservée aux étudiants marocains. Cette année, août coïncide avec le ramadan. Partage, convivialité et bonne humeur sont à l'honneur.
Madinat El Irfane, cité des étudiants de la capitale, a perdu de sa vitalité juvénile. Un petit tour sur cette avenue qui grouille habituellement de centaines d'étudiants suffit pour s'en rendre compte. Même le tramway fait la moue, la plupart de ses sièges restant inoccupés. Seule une clairière de vie ressort du paysage : la cité universitaire Souissi I, qui accueille, durant le mois d'août, les étudiants étrangers de tout le Maroc. Tchadiens, Guinéens, Maliens, Mongols… toutes les nationalités se mêlent et cohabitent le temps d'un mois. Ce qui n'est pas pour déplaire aux locataires des lieux, comme Nursoltan Janasaya, étudiante mongole en gestion hôtelière à Mohammedia. «Durant ces trente jours, on peut retrouver d'anciens amis qui étudient dans d'autres villes du Maroc, que l'on n'a pas vus depuis longtemps. L'ambiance est très conviviale dans la cité».
Musulmans et non musulmans déambulent devant la cité où l'ambiance est bon enfant. Ils sont nombreux à entrer, munis de sachets de provisions. D'autres se sont accordés une grasse matinée et sortent tardivement, histoire de se dégourdir les jambes.
L'un d'eux préfère s'asseoir pour nous parler. Un jeûneur affaibli ? Loin de là. Eba Simon Pierre Anicet, Camerounais chrétien, est juste partisan du moindre effort. «Il ne faut pas faire d'efforts quand on peut ne pas en faire. Dans ma vie, je ne fournis d'effort que si c'est nécessaire», lance-t-il avec un large sourire. Ce docteur en pharmacie, fraîchement diplômé après sept ans d'études au Maroc, va quitter son pays d'adoption dans quelques semaines. Avant cela, il est ravi de passer l'été en compagnie des autres étudiants étrangers.
Pour ces étudiants, le mois d'août est un mois placé sous le signe de la paresse, mais aussi de la distraction. Plusieurs activités leur seront d'ailleurs proposées dès ce samedi. Ahmat Brahim Tideï, chargé des affaires culturelles à la Confédération des élèves, étudiants et stagiaires africains étrangers au Maroc (Cesam), nous en dit plus.
«Les activités culturelles vont commencer le 6 août, date de la cérémonie officielle d'ouverture de la cité d'hébergement». Dès le 8, le scrabble, les échecs et les dominos débuteront après la rupture du jeûne et les activités sportives se dérouleront de 16h au retentissement de la sirène». Tout est fait pour que les étudiants, qui passent l'été loin des leurs, ne s'ennuient pas. Ce qui n'est pas pour déplaire à ceux qui voient en leurs amis étudiants une seconde famille, qui leur ferait presque oublier la première !
Nursoltan Janasaya, Mongole, étudiante en gestion hôtelière (à droite)
«Le ramadan loin de chez soi, c'est difficile. Mais on s'adapte ! Ca fait déjà quatre ans que je vis au Maroc. Si ma famille vit très loin, en Mongolie, j'ai pu me constituer une autre famille ici, composée de mes amis étudiants. Je suis heureuse d'avoir retrouvé des étudiants étrangers venant d'autres villes du pays, que j'ai connus pendant ma première année ici. C'est une bonne idée de tous nous regrouper dans la même cité. Surtout qu'il y a beaucoup d'activités culturelles et sportives qui nous sont proposées. La Cesam va d'ailleurs organiser une compétition sportive entre tous les pays représentés dans la cité universitaire, qui va se prolonger tout le mois» .
Eba Simon Pierre Anicet, Camerounais, docteur en pharmacie
«En tant que chrétien, le mois de ramadan est pour moi une découverte. J'apprends à connaître les autres, leur religion, leurs croyances. J'apprends à vivre avec eux et à accepter cette différence. C'est mon septième ramadan au Maroc. La première année, comme j'étais nouveau, je ne savais pas comment fonctionnait la société, c'était difficile pour moi. Mais avec le temps, j'ai pu m'adapter. J'encourage mes frères musulmans dans leur pratique du jeûne et je prends le f'tour avec des amis quand ils m'invitent. Je trouve chez les Marocains une certaine volonté d'intégration et je les remercie pour ça. Ce pays m'a beaucoup appris et je suis vraiment très content. Je repars au Cameroun dans quelques semaines, ravi de mon expérience marocaine. Je suis venu pour apprendre des choses et, maintenant, je vais faire bénéficier mon pays de mes connaissances».
Ahmat Brahim Tideï, Tchadien, en deuxième année de master économie du territoire
«La plupart du temps, on essaie de se regrouper. L'avantage est que plus on est nombreux, plus c'est facile de préparer le f'tour. On ressent le manque de chaleur familiale, c'est sûr, mais ainsi va la vie, on est obligé de se séparer d'eux pour préparer notre avenir. Maintenant, notre famille, ce sont les étudiants que l'on rencontre au Maroc et nos amis marocains. Certains nous invitent chez eux, surtout pour fêter l'Aïd. Quand vous êtes accueilli dans une autre famille comme un de ses membres, vous ne pouvez qu'apprécier !»


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