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Quand le corps perd les pédales
Publié dans Le Soir Echos le 27 - 10 - 2011

L'Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), a organisé récemment une journée de sensibilisation sur les maladies auto-immunes. Entretien avec sa présidente Khadija Moussayer.
Le système immunitaire est censé protéger notre corps des agents pathogènes. Cependant, il arrive que celui-ci perd son équilibre et s'attaque aux organes. Ce sont les maladies auto-immunes. Quelles sont les raisons ? Eclairage avec Khadija Moussayer, Présidente de l'AMMAIS.
L'Association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS), que vous présidez, a organisé récemment une journée de sensibilisation sur ces pathologies qui affectent beaucoup plus la femme que l'homme. Quelles sont les facteurs qui favorisent le développement de ces maladies chez les femmes ?
Les maladies auto-immunes sont des pathologies dues à une hyperactivité du système immunitaire. Ce dernier s'attaque aux propres constituants de l'organisme au lieu de les protéger. Il les détecte comme étant des éléments étrangers. Conséquence : production massive d'auto-anticorps qui se retournent contre les composants de l'organisme. Ces maladies peuvent affecter un seul organe et on parle dans ce cas de maladie auto-immune spécifique d'organe, comme elles peuvent toucher plusieurs organes simultanément. Dans ce cas de figure, il s'agit de maladie auto-immune systémique. Ces pathologies touchent plus de 80 % des femmes. Au moins une femme sur 9 est atteinte de ces maladies. C'est la femme qui porte le fardeau de l'auto-immunité. Trois hypothèses sont avancées pour expliquer cela. La première suggère que les hormones sexuelles féminines, les œstrogènes, sont considérées comme des contributifs à la maladie auto-immune, alors que les androgènes, hormones sexuelles masculines, auraient un effet protecteur. Les œstrogènes activeraient le système immunitaire, qui se retourne contre les constituants du corps. La deuxième hypothèse avance un défaut d'inactivation du chromosome X. Je m'explique. Les femmes disposent de deux chromosomes X, l'un hérité du père et l'autre de la mère. Pour qu'il n'y ait pas un excès de production des protéines codées par ces chromosomes, il y a une inactivation de l'un des deux chromosomes. Un seul reste fonctionnel. Ça se fait de manière aléatoire. Un défaut d'inactivation du chromosome X serait,donc, à l'origine du développement de maladies auto-immunes.
Khadija Moussayer.
Quelle est la troisième hypothèse ?
Elle est liée à la période de grossesse. Au cours de cette période, il y a un échange de cellules entre la mère et le fœtus. Et il y a donc passage de cellules fœtales à la mère. Ces cellules peuvent rester dans la moelle osseuse pendant 30 ans. Ces dernières pourraient déclencher le système immunitaire qui les considère comme des éléments étrangers et s'attaque ensuite aux organes du corps.
Quelle est la troisième hypothèse ?
Elle est liée à la période de grossesse. Au cours de cette période, il y a un échange de cellules entre la mère et le fœtus. Et il y a donc passage de cellules fœtales à la mère. Ces cellules peuvent rester dans la moelle osseuse pendant 30 ans. Ces dernières pourraient déclencher le système immunitaire qui les considère comme des éléments étrangers et s'attaque ensuite aux organes du corps.
Y a-t-il des facteurs environnementaux qui pourraient favoriser le développement de ces maladies ?
Il y a une multitudes de facteurs dont le tabac. La consommation du tabac est un facteur de risque dans la survenue de certaines maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. La pollution atmosphérique est également considérée comme un facteur de risque. Les pesticides utilisés dans l'agriculture seraient également liés au développement de ces maladies. Il n'y a pas d'études qui démontrent le lien de causalité entre ces produits chimiques et les maladies mais ils présentent un risque de complication. Les pouvoirs publics sont interpellés pour mettre un terme à l'utilisation de ces produits chimiques et de trouver des alternatives.
Que pouvez-vous nous dire sur la prise en charge de ces maladies au Maroc ?
Les maladies auto-immunes sont des pathologies chroniques, le traitement est à vie. Auparavant, le traitement se basait sur des corticoïdes, des anti-inflammatoires et la chimiothérapie. Actuellement, les médicaments issus de la chimie ont fait place aux biothérapies issues du vivant. Elles sont issues de la biotechnologie utilisant des molécules naturelles, contrairement aux chimiothérapies qui utilisent uniquement des substances synthétisées chimiquement. Cependant, ces thérapies ciblées posent le problème du coût très élevé. Elles coûtent très cher et seules les personnes qui ont une bonne couverture médicale peuvent en profiter.


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