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Un libraire veut braver la censure
Publié dans Le Soir Echos le 23 - 11 - 2011

Un libraire de Tanger veut contourner la censure indirecte du livre Le dernier combat du captain Ni'mat. Deux cents exemplaires ont été commandés auprès des Editions de la Différence.
Livraison prévue en décembre.
Le dernier combat du captain Ni'mat continue à faire parler de lui. Ahmed Abbou, propriétaire de la librairie La Virgule à Tanger veut braver la censure dont souffre l'ouvrage de Mohamed Leftah. Appuyé par Rachid Khales, le président de l'association Med Cultures Tanger, l'intéressé souhaite importer 200 exemplaires de cet ouvrage aux Editions de la Différence.
Publié depuis un an, le livre est vendu partout en Europe en toute tranquillité, tandis qu'au Maroc, pays de l'auteur, il est inexistant dans le circuit de distribution. Contactée par Le Soir échos il y a quelques semaines, Colette Lambrich, directrice de la maison d'édition, avait – on s'en rappelle – déclaré qu'il s'agissait d'une censure qui ne dit pas son nom.
Une première commande de Sochepress de 250 exemplaires envoyés à travers la société de diffusion Volumène ont été retournés. L'impossibilité, de facto, de vendre le livre a poussé le duo Rachid Khales et Ahmed Abbou à lancer le défi. Celui d'amener ce livre à tout prix. « Cette censure qui frappe ce livre est complétement stupide. Il n'y a rien dans cet ouvrage de Mohamed Leftah qui porte atteinte aux sacralités du pays et ne présente aucun motif qui pourrait justifier cette interdiction », estime l'écrivain Rachid Khales.
Alternatives étudiées
Décidé, le libraire a contacté directement la maison d'édition, et la commande est passée. « Nous espérons pouvoir apporter 200 exemplaires, mais si nous ne le pouvons pas, ce sera peut-être moins. Dans tous les cas , on tient au Dernier combat du captain Ni'mat, et nous n'allons pas abandonner la partie ».
La démarche est donc en cours. «Si tout va bien, les exemplaires devront être acheminés en décembre au Maroc », précise Rachid Khales. Les deux compères envisagent cependant d'autres stratégies, au cas où l'importation des livres échouerait. « Nous allons envisager tous les recours possibles et imaginables pour vendre le livre chez nous au Maroc, explique Ahmed Abbou. Cela n'a pas de sens d'interdire un livre qui parle de personnages faits d'encre et de papier ».
«Cela n'a pas de sens d'interdire un livre qui parle de personnages faits d'encre et de papier»
Ahmed Abbou, propriétaire de la librairie La Virgule
Du côté de la maison d'édition en France, les négociations sont en cours. « Nous soutenons ce libraire dans cette entreprise, mais nous sommes pour l'instant en train de voir comment nous allons passer à cette action », confie Colette Lambrich. Reprendre la stratégie du départ : passer à travers la société de diffusion ou entreprendre cette fois-ci une vente directe ?
Action clandestine envisagée
« Nous pouvons vendre au libraire les 200 exemplaires, mais cela suppose des frais postaux très élevés que nous devrons prendre en charge, car, pour celui qui a passé commande, l'action sera très coûteuse. Nous sommes en train d'étudier les diverses possibilités », déclare à son tour Daphnée, chargée du département Presse. Ahmed Abbou, le concerné dit être motivé par une conviction personnelle. « Il n'y a aucune raison qui justifie l'interdiction de ce livre au Maroc » insiste -t-il. Quitte à l'acheminer clandestinement au Maroc ; le libraire et le président de l'association Med Cultures retroussent déjà leurs manches. « Nous y travaillons sérieusement. Cette action nous tient particulièrement à cœur », souligne Ahmed Abbou.
Les autres libraires du Maroc ne se sont pas mobilisés contre cette interdiction. « Ils sont pourtant bien les premiers concernés ! C'est dommage qu'ils n'aient pas entrepris une action de solidarité contre cette interdiction que le gouvernement marocain refuse d'admettre », déclare un critique littéraire sous couvert de l'anonymat. Bien avant cette initiative, une pétition contre l'interdiction avait été lancée par le poète et écrivain Abdellatif Laâbi.
Après une première liste marocaine qui dépasse aujourd'hui de loin les 100 signatures, une deuxième a été lancée en France. Elle est composée d'intellectuels de divers horizons.


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